Andre Ingram, le parfait inconnu devenu star NBA cette nuit

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

32 ans, dix à rouler sa bosse en G-League puis le destin qui bascule en quelques heures. Andre Ingram était au centre de tous les projecteurs NBA le temps d’une rencontre.

Imaginez-vous, du jour au lendemain, catapulter au milieu d’un Staples Center plein, entouré des stars de cinéma. Imaginez, soudainement, au cœur du parquet. James Harden à côté de vous. Chris Paul qui vient vous saluer. Imaginez-vous, d’un coup, avec le maillot des Los Angeles Lakers sur les épaules. Imaginez-vous tout ça sans jamais vraiment vous y attendre. Juste un rêve. Un rêve devenu réalité pour Andre Ingram. Alors, bien sûr, le bonhomme ne sort pas complètement de nulle part. Cela fait déjà dix ans qu’il trimbale son petit gabarit sur les parquets professionnels. Mais dans l’anonymat total. En D-League (Utah Flash puis Los Angeles D-Fenders) devenu G-League, entrecoupé d’une saison en Australie. Il joue dans la cité des anges. Mais la gloire, il ne connaît pas.

Il n’a même jamais été baigné dedans. Aucunes attentes. Né à Richmond, en Virginie, le dernier d’une petit fratrie (il a juste un grand frère) a pris goût pour le basket très tôt. Une passion pour la balle orange qui l’a mené jusqu’à l’université d’American, à D.C. Rien d’emballant. Il n’a pas été drafté en NBA. Mais en D-League. Et encore, au septième tour. C’est dans l’antichambre de la grande ligue, bien loin des stars et de leurs salaires astronomiques, qu’il a finalement fait quasiment toute sa carrière.

Jusqu’à hier. Alors qu’Andre Ingram se rendait tranquillement à son entretien de fin de saison avec ses dirigeants, il a reçu une visite surprise de Rob Pelinka et Magic Johnson, respectivement GM et Président des Lakers. Ils lui ont réservé une belle surprise : un contrat express pour les deux derniers matches de la saison… en NBA ! Le joueur de 32 ans peinait même à y croire.

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Et pourtant le voilà. Avec Paul, Harden autour de lui. Au Staples Center. Avec sa femme dans les tribunes. Mais il ne s’est pas contenté d’être là. Il a fait le show. Ingram a exploité à merveille chacune des 29 minutes offertes par Luke Walton. Il a inscrit 19 points à 6/8 aux tirs avec 4/5 ç trois-points. Son équipe a perdu contre les Houston Rockets (99-105) mais peu importe. L’essentiel est ailleurs. Cette nuit, le vétéran de l’ombre est devenu une star. Bien sûr éphémère. Mais là encore, peu importe. Harden l’a félicité après le match. De nombreux joueurs NBA – et même Kobe Bryant – ont également salué sa performance sur les réseaux sociaux. La belle histoire de cette fin de saison.

Les highlights d'Andre Ingram