Les Brooklyn Nets, la pire franchise pour être GM

Les Brooklyn Nets n'ont pas l'effectif pour jouer les playoffs et n'ont pas le droit de tanker sous peine d'offrir encore un pick phénoménal à Boston l'an prochain. La saison va être fun à "BK".

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Les Brooklyn Nets, la pire franchise pour être GM
Jusqu'à la reprise des débats en NBA, le 26 octobre prochain, retrouvez nos présentations de chaque équipe selon l'ordre décroissant de notre power ranking. Pour la première fois depuis trois ans, ce ne sont plus les Sixers qui décrochent la lanterne rouge, mais bien les Brooklyn Nets. 

BROOKLYN NETS - 30e

Les Brooklyn Nets semblent enfin avoir accepté l'évidence : ils doivent faire le dos rond et vivre quelques saisons bien pourries pour espérer renaître avec une nouvelle identité. Le projet "one shot" avec un cinq uniquement composé de All-Stars expérimentés (Deron Williams, Joe Johnson, Paul Pierce, Kevin Garnett et Brook Lopez) est mort-né en 2013-2014 et l'espèce de phase intermédiaire qui s'en est suivie n'a pas déchaîné les passions. Aujourd'hui, Mikhail Prokhorov, dont on ne sait toujours pas combien de temps il compte conserver les rênes de la franchise, a confié les clés de la boutique à Sean Marks et Kenny Atkinson (ancien assistant au... Paris Basket Racing). [caption id="attachment_295687" align="alignright" width="318"] "Bien sûr que j'ai été All-Star, vous ne me croyez pas ?"[/caption] La tâche aurait été simple pour les deux hommes s'il leur avait été possible de tanker de manière décomplexée dès leur arrivée à "BK". Sauf que le trade cataclysmique qui avait permis aux Nets de récupérer Paul Pierce et Kevin Garnett leur a non seulement fait perdre leur premier tour de Draft en 2016 (coucou Jaylen Brown) au profit des Celtics, mais inclut également la possibilité pour Boston d'échanger son 1er tour 2017 avec Brooklyn. En gros, faire une saison "à la Sixers" n'aura pour seul effet que d'offrir à Danny Ainge un nouveau cadeau en or massif la saison prochaine. S'ils optent quand même pour la défaite à outrance, les Nets devront prier pour que la bande à Brad Stevens loupe complètement sa saison. Avec la dynamique actuelle et l'arrivée d'Al Horford, c'est peu probable... Mais sont-ils seulement capables d'éviter l'une des deux ou trois dernières places ? Avec leur roster hybride (un cinq pas si moche, mais une profondeur de banc et une force de frappe défensive digne des Sixers de Sam Hinkie), les New-Yorkais avancent un peu dans le brouillard et il n'est pas certain qu'ils arrivent à faire mieux qu'une équipe comme Philadelphie, enfin armée pour gagner plus de 10 matches.  Dans tous les cas, on n'aimerait pas être à la place de Sean Marks et Kenny Atkinson, dont le job deviendra intéressant dans un an, lorsque Brooklyn aura arrêté d'offrir son corps à Boston...

Le facteur X : Jeremy Lin

[caption id="attachment_339614" align="alignleft" width="318"] Jeremy Lin aura-t-il plus de coupes différentes que les Nets de victoires cette saison ?[/caption] On va rapidement savoir si l'air de Big Apple est bien à l'origine des super-pouvoirs affichés par Jeremy Lin en 2012. De retour dans la ville de ses courts mais retentissants exploits, le meneur a pris de la bouteille, a un peu bourlingué (Houston, Los Angeles et Charlotte) et surtout prouvé qu'il avait bien sa place en NBA. Mais laquelle ? Difficile d'être catégorique. Lin a au moins démontré qu'il pouvait être l'un des meilleurs 6e hommes de la ligue chez les Hornets. A Brooklyn, il retrouvera un rôle de starter dans lequel il devra montrer une meilleure aptitude à la création et à l'orchestration du jeu, tout en étant prolifique en attaque et non-handicapant en défense. Tout un programme, surtout quand on n'est pas entouré de superstars. C'est peut-être un avantage pour Lin, qui n'est jamais aussi bon que quand il a les mains libres. Si la Linsanity redémarre sur une période similaire, les Nets ont des chances de ne pas finir dans la charrette. http://www.dailymotion.com/video/x4tr4d3_le-trailer-de-l-incroyable-histoire-de-jeremy-lin_sport

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Le roster

Postes 1/2 : Jeremy Lin, Randy Foye, Greivis Vasquez, Isaiah Whitehead, Joe Harris, Caris LeVert, Sean Kilpatrick, Yogi Ferrell, Beau Beech (on ne sait pas s'il passera le cut, mais il a le nom le plus funky de toute la ligue). Postes 2/3 : Bojan Bogdanovic, Rondae Hollis-Jefferson. Postes 3/4 : Anthony Bennett, Trevor Booker. Postes 4/5 : Brook Lopez, Luis Scola, Chris McCullough, Justin Hamilton. Le 5 que l'on veut voir : Jeremy Lin - Greivis Vasquez - Rondae Hollis-Jefferson - Luis Scola - Brook Lopez, ou si possible : Ed "Booger" Smith - "Fly" Williams - "Jumpin' Jackie" Jackson - Bernard King - Connie Hawkins. Un mix entre les gars de "Soul in the Hole" et des légendes plus anciennes du bitume local. Cet article vous a été présenté par les chapkas Prokhorov, le gel fixant Jeremy Lin, les inhalateurs Bennett et les monte-escaliers Scola.  
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