Carmelo Anthony clutch, comme au bon vieux temps

Carmelo Anthony clutch, comme au bon vieux temps

Avec un panier primé très important inscrit dans la dernière minute, Carmelo Anthony a été l’un des joueurs clés de la victoire des Blazers contre les Rockets cette nuit.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article

Des supporters connectés en appel vidéo et des écrans à la place des gradins. Des membres du staff qui porte un masque. Une NBA qui reprend dans une « bulle » à Disney. Le monde d’après a bien changé. Mais il y a des choses qui ne bougent pas. Comme Carmelo Anthony, toujours capable de planter des tirs assassins dans les moments chauds. Même à 36 ans. Le futur Hall Of Famer a scellé la victoire des Portland Trail Blazers en inscrivant un panier à trois-points décisif dans la dernière minute, achevant ainsi son ancienne équipe, les Houston Rockets.

« Honnêtement, je ne pense pas que l’on puisse perde ça », fait-il remarquer en évoquant sa capacité à être « clutch ». « Si vous l’avez, vous l’avez. Il faut le vouloir. Il faut vouloir se retrouver dans ces situations et apprécier ces moments. Prendre ces tirs tout en ayant la confiance de pouvoir les mettre. »

Quelques instants avant de claquer le game winner, Melo avait déjà bloqué une tentative extérieure de P.J. Tucker alors que les deux équipes étaient encore à égalité. Clutch, là encore. En attaque et en défense. Auteur de 15 points et 11 rebonds, il a été le facteur X d’une formation qui décroche là un succès important dans la course aux playoffs.

CQFR : Booker l’assassin, Doncic la superstar, Melo le revanchard…

Le panier clutch de Carmelo Anthony

https://twitter.com/NBA/status/1290855185070329857

En revanche, il y a des choses qui ont belle et bien changé depuis quelques mois. L’attitude de Carmelo Anthony. Exemplaire. Il est arrivé à Portland avec beaucoup de préjugés et des mois de doutes. Les Blazers sont les seuls à lui avoir donné sa chance. Malgré son talent. Il prouve depuis qu’ils ont bien fait de croire en lui.

« Quand on l’a signé, tout le monde avait un truc à dire à son sujet. Sur sa défense, sur son âge, sur ses échecs passés. Mais il est venu et il était juste cool, un très bon coéquipier. Il fait tout pour l’équipe », note Damian Lillard.

Après avoir eu du mal à accepter un rôle secondaire, Anthony a finalement embrassé la réalité actuelle. Il n’est plus la star qu’il était autrefois. Le jeu ne peut plus passer par lui. Mais quand il a une opportunité, il sait la saisir. Comme cette nuit.

« Il comprend ce dont on a besoin de lui dans certaines situations », poursuit Lillard. « Il n’essaye pas de jouer comme s’il était à New York ou Denver. Il sait que nous avons besoin qu’il soit à l’opposé du ballon mais il sait aussi quand il peut jouer ses isolations. Les gens lui manquent trop de respect. C’est un Hall Of Famer. »

En tout cas, sa présence paye pour Portland qui est désormais revenu à une victoire (et demie) de la huitième place à l’Ouest.

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