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Quels trades pour relancer la saison des Cavs ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

La dynamique des Cleveland Cavaliers n'est pas bonne. Entre la free agency à venir de LeBron James, l'obligation de résultats immédiats et un avenir sans le "King" à envisager, un lifting de début d'année pourrait survenir.

Les observateurs, les autres GM, les Cavs eux-mêmes... Tout le monde s'accorde à le dire : Cleveland doit et va bouger avant la deadline des trades le 8 février prochain. La problématique n'a sans doute jamais été aussi complexe pour les Cavs, avec un impératif à court terme (retrouver les Finales), un autre à moyen terme (convaincre LeBron James de rester) et l'obligation de déjà penser à l'après-"Chosen One", qu'il s'en aille l'été prochain où finisse sa carrière dans l'Ohio.

Les soucis des Cavs depuis le début de la saison sont identifiés. Des difficultés à protéger le cercle et à défendre efficacement tout court, sans compter l'obligation de s'appuyer sur le roster le plus âgé de toute la ligue (30 ans de moyenne). A l'instant T, il faudrait être fou pour imaginer les Cavs inquiéter les Golden State Warriors en cas de quatrième volet de la saga. Le contexte de playoffs est toujours différent et miser contre une équipe où évolue LeBron James est périlleux. Mais même une victoire en finale de Conférence paraît un peu ambitieuse aujourd'hui.

Comment régler, autant que possible, les problèmes dans lesquels la bande à Tyronn Lue est engluée ? Imaginons-nous deux secondes à la place de Koby Altman, le General Manager de la franchise depuis le départ de David Griffin. L'idée est de renforcer l'équipe avec un ou plusieurs shooteurs compétents et un protecteur de cercle fiable, sans se séparer d'atouts trop importants. Combler une seule de ces deux lacunes serait déjà un boost important.

Quatre joueurs font figure de candidats évidents à l'inclusion dans un trade de par la nature de leur contrat et leur faible implication dans la rotation : Iman Shumpert, Channing Frye, Cedi Osman et Ante Zizic.

JR Smith, dont les qualités défensives ne sont plus du tout évidentes aujourd'hui, Tristan Thompson, emporté par la vague Kardashian et Kevin Love, s'il faut vraiment viser plus gros, sont d'autres éléments à mettre potentiellement dans la balance.

Prenons en compte que la position des Cavs est bancale et que l'urgence de la situation les rend susceptibles de surpayer pour certains trades. Considérons aussi que, comme l'a souhaité Dan Gilbert, le 1st round pick des Nets est intouchable jusqu'à cet été.

Place au lifting.

Move n°1 : Passer un coup de fil pour Kent Bazemore

Il y a un an presque jour pour jour, les Cavs avaient trouvé un partenaire providentiel en la personne des Hawks. Kyle Korver avait débarqué contre Mike Dunleavy, Mo Williams, de l'argent et leur pick du premier tour de Draft 2019 protégé. Pourquoi ne pas retenter un coup similaire cette année ? Sur le papier, ça ne fait pas forcément glamour pour le grand public, mais Kent Bazemore pourrait être un joueur à discrète mais forte plus-value pour les Cavs.

Avec un package JR Smith, Cedi Osman, Ante Zizic (et pourquoi pas la promesse d'enlever toute protection sur le pick du 1er tour 2019 que leur ont déjà donné les Cavs), l'affaire pourrait sans doute être plié. Osman et Zizic sont deux jeunes joueurs au potentiel intéressant, surtout pour une équipe en reconstruction comme Atlanta. Qui plus est, la dernière année du contrat de Smith n'est garantie qu'à hauteur de 3 millions de dollars, et l'assurance d'avoir un pick supplémentaire au 1er tour en 2019 n'est pas négligeable (surtout si LeBron s'en va l'été prochain et que les Cavs deviennent rapidement mauvais).

Bazemore est un défenseur sous-coté et un joueur capable d'approcher les 40% à 3 points si des positions lui sont offertes. C'est un aussi un coéquipier estimé et un joueur pas encore trentenaire, à qui il reste deux ans de contrat.

Move n°2 : Profiter qu'Evan Fournier soit sur le trading block

Faire venir un autre poste 2-3 en complément du joueur des Hawks serait un joli coup pour Altman. On peut supposer qu'avec un package avec Iman Shumpert, Channing Frye et deux futurs tours de Draft (un 1er et un 2e), le Magic se laissera séduire pour laisser partir Evan Fournier.

Fournier est un défenseur honnête qui ne réglera pas les soucis des Cavs dans ce secteur, mais ne les pénalisera pas non plus. En revanche, il amènera une force de frappe offensive encore supérieure grâce à son shoot de plus en plus fiable à 3 points, sa taille et ses qualités de playmaker. Tout joueur capable d'étirer le jeu et de soulager LeBron James en attaque est le bienvenu dans l'optique des playoffs et de Finales contre les Warriors.

L'arrière des Bleus n'est pas du genre à se planquer et sa mentalité aiderait aussi à donner un coup de fouet à des Cavs un peu léthargiques. Ajoutons Marreese Speights dans ce deal pour son expérience et sa combativité.

Move n°3 : Tourner la page Kevin Love

Attention, celui-ci est plus dur à réaliser et implique le départ d'un joueur important. Kevin Love a souvent eu du mal à trouver sa place chez les Cavs, mais son apport, en attaque tout du moins, a été constant. Beaucoup pensent néanmoins que Love, sous contrat jusqu'en 2020 a fait son temps dans l'Ohio.

Denver avait été au coeur d'un trade tripartite avorté autour de Paul George et Kevin Love, ce dernier étant censé atterrir dans le Colorado. Le deal a capoté et "PG13" a fini à OKC, Love poursuivant l'aventure à Cleveland. On peut imaginer que les Nuggets verraient d'un bon oeil l'arrivée d'un semi gros-poisson comme Love, eux qui ont tant de mal à attirer des joueurs référencés.

Récupérer un All-Star pas encore trentenaire contre des joueurs de complément ne peut pas laisser Denver indifférent. Mettons dans la balance deux joueurs aux contrats expirants : Will Barton, très prolifique et actif en sortie de banc, Wilson Chandler, expérimenté et bon défenseur, qui devrait opt-out à 31 ans l'été prochain pour chercher une meilleure situation. Ajoutons y Kenneth Faried, pas satisfait de son temps de jeu et dont les qualités ne sont pas exploitées à Denver, ainsi que le 1er tour 2018 des Nuggets, puis José Calderon pour matcher niveau salarial, et la transaction peut plaire aux deux parties.

Payer 12 millions par an des joueurs à impact a priori immédiat comme Chandler et Faried peut être un bon coup. Disposer d'un 1er tour, même hors loterie, a aussi de la valeur si on pense à l'après-LeBron.

Move n°4 : Sit down... and Biyombo

Trader un contrat poison contre un autre contrat poison n'a du sens que si le joueur que l'on récupère comble un vrai manque. Dans cette idée, pourquoi ne pas imaginer un trade cash entre Tristan Thompson, encore assez jeune pour s'intégrer dans un plan de reconstruction à Orlando, et Bismack Biyombo ? Les qualités athlétiques et le sens du contre du Congolais font aujourd'hui clairement défaut à Cleveland.

Move n°5 : Guetter un buyout

Les Cavs manquent toujours de big men. Inciter Greg Monroe à demander un buyout de Phoenix, comme cela avait été un temps évoqué après son trade depuis Milwaukee, serait sans doute judicieux. Monroe n'a joué que 15 matches avec les Suns et n'a pas vocation à incarner l'avenir de la franchise.

Le bilan

Arrivées possibles : Kent Bazemore, Evan Fournier, Will Barton, Wilson Chandler, Kenneth Faried, Marreese Speights, Greg Monroe, Bismack Biyombo.

Départs possibles : Kevin Love, Tristan Thompson, JR Smith, Iman Shumpert, Channing Frye, José Calderon, Cedi Osman, Ante Zizic.

Les rumeurs

Depuis quelques semaines, on parle souvent d'un intérêt des Cleveland Cavaliers pour DeAndre Jordan. Le pivot des Los Angeles Clippers a effectivement des qualités que recherchent les finalistes sortants, mais difficile de l'imaginer avoir un réel impact contre une équipe comme Golden State. De plus, Jordan a une préférence non dissimulée pour Houston et le Texas s'il devait être utilisé dans un trade. A moins de mettre en jeu le 1er tour 2018 des Nets, ce sera de toute façon compliqué.

Seule autre grosse pointure susceptible de bouger : Marc Gasol. Là aussi, le pick des Nets paraît obligatoire alors que Memphis se prépare sans doute à un ménage estival de son côté.

Peu de chances de voir quelques chose se matérialiser de ce côté-là, donc.