Merci, Damian Lillard

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Damian Lillard nous a offert un grand moment de basket en plantant un tir assassin complètement dingue pour éliminer Oklahoma City au buzzer.

Damian Lillard achève le Thunder et qualifie les Blazers

Oklahoma City Thunder @ Portland Trail Blazers : 115-118

Portland gagne la série 4-1

Par où commencer. J’ai hurlé. Un « mais non » sorti du plus profond de mon âme. Je n’ai pas toujours l’âme d’un supporter. Enfin si, pour le foot. Paradoxalement, je l’ai moins pour le basket, mon sport préféré. Peut-être parce que nous sommes loin des États-Unis. Allez savoir. Par contre, Damian Lillard est mon joueur favori depuis des années. Not even close. Et j’aime les Portland Trail Blazers. Et cette nuit, ils m’ont fait vibrer. Il m’a fait vibrer. J’ai pris le match en cours de troisième quart temps. C’était tendu. Puis rapidement, ça ne l’était plus.

Parce que le Thunder a pris huit (88-80) puis quinze points d’avance (107-92). Je connais Portland, je connais Oklahoma City, je savais que ce n’était pas mort. Parce que ce sont là les deux équipes les plus indécises et les plus chaotiques – même si le terme colle moins au Blazers depuis quelques semaines – de la Conférence Ouest. Avec eux, ce n’est jamais gagné. Jamais perdu. Avec Lillard, il faut s’attendre à tout.

Les joueurs de Terry Stotts ont donc recollé, avec un C.J. McCollum des grands soirs. Il faut aussi rendre hommage à C.J. Trop souvent oublié. Quel attaquant lui aussi. C’est lui qui a égalisé à 113 partout. Dans la foulée, Paul George, disparu depuis un moment, a redonné l’avantage à Oklahoma City. Disparu depuis un moment parce que, quand je vois les statistiques, je me rends compte qu’il a été excellent : 36 points à 14 sur 20. Mais pour être honnête, quand j’ai pris le match en cours, j’ai surtout vu Russell Westbrook. En bien, et en mal. Comme toujours avec Russ.

Le meneur du Thunder a compilé un triple-double. 29 points, 11 rebonds et 14 passes. J’en conclus qu’il a beaucoup distribué en début de partie. Parce que dans le money time… c’était plutôt tir raté, layup raté, faute offensive et perte de balle (PG a raté deux lancers et il a perdu un ballon aussi dans les dernières minutes). C’est triste. Triste parce que j’aime bien Westbrook. Et je l’ai souvent défendu. Mais comment ne pas lui tomber dessus après cette série. Après cette nouvelle élimination au premier tour.

Parce que oui, l’écart du Thunder s’est évaporé en quelques minutes seulement. Quatre ou cinq, je ne me souviens plus. Damian Lillard a égalisé à 115 partout. Westbrook a raté un layup derrière. Le reste, putain… c’est historique. Enfin non, ça reste qu’une série au premier tour. Mais ce panier est quand même historique.

Les Blazers ont donc passé la balle à Dame parce que, hey, « who else ? » Il a remonté la gonfle. Il suffisait d’un deux points pour gagner. Une attaque du cercle. Une faute provoquée… Tu parles. Au diable toutes ces conneries. Il ne s’est même pas cassé la tête avec ça. Il a juste dégainé à dix ou douze putains de mètres. Dingue à vivre en live. D’où le « mais non » sorti des entrailles quand la balle est entrée. Parce que, oui, Lillard a donc achevé Oklahoma City à dix ou douze mètres, putains de mètres, au buzzer. Pour conclure la série. La deuxième fois de sa carrière qu’il termine une série de playoffs avec un panier pour la gagne au buzzer. Quel joueur. Quel kiff. Merci.