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Lillard, c’est du premier cinq All-NBA ?

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Auteur d’une saison absolument fantastique, Damian Lillard peut aller chercher une place dans la première équipe All-NBA.

Quand un joueur est trop souvent snobé, snobé, snobé et encore snobé, il finit par provoquer l’effet presque inverse auprès du grand public une fois qu’il explose ENFIN au sommet. Ce phénomène, ça porte un nom : le syndrome Mike Conley – terme déposé par BasketSession mon petit pote. Le meneur des Memphis Grizzlies a été sous-estimé toute sa carrière au point où, par compensation, ses aficionados, un peu trop enjoués, le classaient carrément parmi les cinq meilleurs joueurs NBA à son poste. Non. Jamais. Conley est un excellent joueur mais pas un crack à ce point. Voilà pour le syndrome. Maintenant, parlons de Damian Lillard.

Ses cartons du moment sont tellement ahurissants que la foule s’enflamme. La foule s’embrase et réclame à ce que le patron des Portland Trail Blazers continue à couper des têtes et à poser ses parties intimes sur le nez des autres superstars désignées de la NBA. Lillard a glané des nouveaux partisans avec sa saison de malade. Saison ? Ou plutôt deux mois de malade, non ? En réalité, le numéro 0 le plus sexy de la ligue (pas celui d’Oklahoma City) arrache tout depuis février. Avant ça, il était parfois très bon, souvent bon mais aussi peu inspiré. Et heureusement que C.J. McCollum a claqué quelques sorties folles pour permettre à la franchise de l’Oregon de rester au contact du top huit pendant les trois premiers mois de la régulière.

Mais c’est vrai que Dame finit la saison tellement salement que la question se pose : au-delà de quelques mentions pour le MVP, est-ce que ça ne mériterait pas une belle petite place dans la First NBA All-Team ?

Ses 41 points, 9 rebonds, 6 passes et 20 pions passés dans le dernier quart temps pour renverser les New Orleans Pelicans cette nuit, victoire qui assure quasiment le podium à Portland, le tout juste avant de foncer chez lui pour assister à la naissance de son premier gamin, constituent une performance d’extra-terrestre de plus. Statistiquement parlant, son exercice est aussi dingue individuellement que celui de Derrick Rose lorsqu’il a été élu MVP en 2011. C’est du très lourd. Il n’y a pas beaucoup (pas du tout ?) de meneur aussi bon que Damian Lillard en 17-18. Zoom sur la concurrence.

(En bleu, les stats les plus basses du lot. En rouge, les plus élevées)

Damian Lillard : 26,8 points, 44% aux tirs, 36% à trois-points, 4,5 rebonds, 6,5 passes, +4,8, PER : 24,7, Win Shares : 11,1, 41 victoires en 67 matches

Kyrie Irving : 24,4 points, 49% aux tirs, 40% à trois-points, 3,8 rebonds, 5,1 passes, +4,3, PER : 24,9, Win Shares : 9, 41 victoires en 60 matches

Russell Westbrook : 25,4 points, 45% aux tirs, 29% à trois-points, 9,7 rebonds, 10,2 passes, +4,5, PER : 24,9, Win Shares : 9,2, 43 victoires en 73 matches

Stephen Curry : 26,4 points, 49% aux tirs, 42% à trois-points, 5,1 rebonds, 6,1 passes, +9,5, PER : 28,1, Win Shares : 9,2, 41 victoires en 51 matches

DeMar DeRozan : 23,3 points, 45% aux tirs, 31% à trois-points, 3,9 rebonds, 5,2 passes, +5,5, PER : 21,2, Win Shares : 8,8, 54 victoires en 74 matches

PS : James Harden n’est pas mentionné parce qu’il est évident qu’il sera dans le premier cinq All-NBA.

Premier constat : la lutte sera très, très, très serrée. Il y a là cinq vrais candidats pour une seule place à prendre. Stephen Curry y serait haut la main s’il n’avait pas terminé la saison à 51 matches (il est out pendant encore plusieurs semaines). Kyrie Irving aurait même pu figurer parmi les mentions pour le MVP s’il ne s’était pas blessé non plus. Les deux gaillards ont vraiment fait des saisons de psychopathe. Il reste donc DeMar DeRozan, Russell Westbrook et Damian Lillard. Le bilan des Toronto Raptors peut parler en faveur du premier mais le succès collectif de la franchise canadienne dépend aussi beaucoup du changement de système offensif, de la bonne défense et du banc incroyable. Le second est un OVNI mais même ses adeptes commencent à reconnaître qu’il force sur ses stats. Le troisième a tout renversé sur son passage pendant deux mois. Alors, un favori ? Nous on vote pour un certain natif d'Oakland formé à Webber State...