"J'ai simplement consacré énormément de mon temps à ça. Il y a de très grands shooteurs en NBA. Evidemment on pense immédiatement à Stephen Curry, qui est le meilleur de l'histoire. Steph vous dirait la même chose. C'est une histoire de répétition. Qu'il y ait du monde pour vous voir ou non, que vous soyez félicités pour ça ou pas, vous devez y consacrer du temps et le faire en reproduisant des conditions de match. Il faut le faire avec concentration et avec l'exigence de se tenir à un certain standard que vous vous imposez. Cela peut être de toujours finir votre workout en marquant 10 paniers à 3 points de suite depuis chaque spot. Même si vous êtes fatigué et que vous n'avez probablement pas envie de le faire. En reproduisant ces choses-là, encore et encore au fil des années, vous devenez plus fort au niveau technique, mais encore plus au niveau mental. Vous devenez plus confiant parce que vous l'avez fait tellement souvent et vous l'avez fait quand vous étiez fatigué et que vous n'en aviez pas envie. En situation de match, que ce soit la dernière minute, le premier, le deuxième ou le troisième quart-temps, un shoot difficile, un shoot simple, vous avez la confiance nécessaire pour marquer. Je pense que c'est le plus important pour un shooteur. Quand vous savez, au fond de votre coeur, que vous n'avez pas triché parce que vous avez travaillé pour en arriver là, vous méritez de marquer ces paniers-là. Du coup, on s'attend à ce résultat".CQFR : Damian Lillard est un fou furieux, LeBron est increvable
Lorsque le moment vient, je me dis que si ça ne se finit pas bien, je suis prêt à en assumer la responsabilitéCandace Parker lui a ensuite demandé de décrire de quelle manière il parvenait à être aussi fort dans le money time.
"Je ne dirais pas que le jeu ralentit. Une fois que le moment arrive, la plupart des gens deviennent tendus. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont nerveux, mais ils sont plus tendus et ne veulent pas commettre d'erreurs, manquer un tir. C'est dans ces moments-là que moi je suis plus agressif. Je recherche ces ouvertures, je veux les exploiter. Au lieu de faire un pas en arrière, je fais un pas en avant. Puis un autre, pour m'imposer plutôt que de jouer la sécurité ou de penser à ce qui pourrait mal se passer. Lorsque le moment vient, je me dis que si ça ne se finit pas bien, je suis prêt à en assumer la responsabilité et à écouter ce que chacun a à dire à ce sujet. Si les choses se passent bien, je me dis juste qu'il faut pouvoir refaire la même chose la prochaine fois".Puis Dwyane Wade s'est interrogé sur la façon dont il parvenait à être aussi performant tout en gérant la notoriété, ses autres projets et sa vie de famille.
"Tout ce dont tu as parlé, D-Wade, n'est pas possible sans le travail. Je n'étais pas un joueur très convoité au lycée ou à la fac. J'ai dû bosser en coulisses et me créer un chemin. Je n'avais aucune certitude que le travail que je faisais me vaudrait des compliments ou payerait un jour. Ne pas être connu et ne pas avoir la lumière sur moi, je sais très bien ce que c'est. Je voulais aussi être vu et avoir une bourse pour une grosse fac. Je ne peux pas oublier toutes les étapes qu'il m'a fallu franchir pour en arriver là. Même si j'ai une famille, que je suis dans plein de publicités, je n'oublierai jamais tout ce qui a rendu ça possible. Le travail, la discipline, l'humilité, la compassion... Toutes ces choses qui me caractérisent comme individu m'ont permis d'en arriver là. Si je commence à m'éloigner de ces choses-là, je ne rends pas service à ma famille et à mes proches. Je reste fidèle à ça en espérant que de bonnes choses continuent d'en découler. Avec le temps, je me suis amélioré là-dessus aussi. Je mets plus de discipline, plus de rigueur et de réflexion dans mon travail. Et j'aime mes proches un peu plus fort aussi".On dit souvent qu'il faut profiter de la grandeur de LeBron James pendant qu'il est là. Mais cela veut aussi pour des joueurs aussi uniques et fascinants que Damian Lillard. Damian Lillard a vécu beaucoup trop de drames ces derniers mois
