L’adresse de Draymond Green, c’est la cata pour les Warriors

Draymond Green a beau ne pas être l'option offensive majeure des Warriors, son adresse depuis 4 ans, ça pique quand même méchamment.

BasketSessionPar BasketSession  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Article
L’adresse de Draymond Green, c’est la cata pour les Warriors

Avant de lui rentrer un peu dans le lard, rendons justice à Draymond Green. Sans sa polyvalence, son fighting spirit et ses qualités globales, les Golden State Warriors n'auraient sans doute pas gagné trois titres sur les cinq mis en jeu depuis 2015. D'ici 15 ou 20 ans, l'intérieur californien entrera tranquillement au Hall of Fame pour sa contribution au sein de l'une des meilleures équipes de tous les temps et ce sera mérité.

Mais alors que les Warriors vont petit à petit tenter de retrouver leur place dans la ligue après 12 derniers mois apocalyptiques, on peut se demander si Draymond Green réussira vraiment à être un élément moteur dans ce processus. Si on lui fait confiance pour peser en défense et lâcher plus de passes décisives que la moyenne des intérieurs de la ligue, il y a quand même un dossier qui fâche : son adresse.

Les résultats des Warriors n'ont jamais vraiment dépendu de son apport offensif. Logique, en présence de canonniers comme Stephen Curry, Kevin Durant et Klay Thompson. Mais mine de rien, la chute est vertigineuse pour la grande gueule de Golden State depuis 4 ans. Lors de la saison 2015-2016, celle du record de victoires sur une saison, Draymond Green tournait à 49% d'adresse globale et 38.8% à 3 points. Beaucoup pensaient alors qu'il avait atteint sa plénitude et qu'il pourrait reproduire plus ou moins ces chiffres-là saison après saison. Sauf que tout ne s'est pas passé comme prévu.

A partir de 2016-2017, et donc de l'arrivée de Kevin Durant, tout est parti en vrille sur ce plan-là... A 3 points, le nerf de la guerre, c'est la descente aux enfers. Même lors du back to back en 2017 et 2018, ce n'est pas grâce à l'adresse de Draymond Green que les hommes de Steve Kerr ont régné sur la ligue.

Jugez plutôt :

2015-2016 : 49% en global, 38.8% à 3 points
2016-2017 : 41.8 % en global, 31% à 3 points
2017-2018 : 45% en global, 30% à 3 points.
2018-2019 : 44.5% en global, 28.5% à 3 points.
2019-2020 : 39%, 28% à 3 points.

L'idée n'est pas de demander à Draymond Green de tourner à 15 points par match en 50-40-90. Mais alors qu'une nouvelle phase s'amorce pour Golden State, avec Curry et Thompson qui reviennent de blessure et commencent à avoir quelques saisons dans les pattes, un redressement paraît obligatoire pour coller aux objectifs de la franchise. Les Warriors n'ont plus Kevin Durant et Green doit redevenir ce joueur fiable sur les quelques opportunités qu'il a en attaque, notamment from downtown.

Puisque les Warriors n'ont pas été invités à la petite sauterie de fin de saison à Orlando, Draymond va avoir quelques mois pour se pencher sur la question. Et éviter de donner des regrets à la franchise, qui lui doit encore 100 millions de dollars sur 4 ans...

 

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