Finales NBA 2020 : Le titre le plus dur de l’Histoire… mentalement ?

Finales NBA 2020 : Le titre le plus dur de l’Histoire… mentalement ?

LeBron James et Anthony Davis estiment que les finales NBA 2020 et la bague qui l'accompagnent représente un énorme challenge mental.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Les dixièmes finales NBA de la carrière de LeBron James auront sûrement une saveur particulière. Pour le King, c’est une opportunité d’offrir aux mythiques Lakers une dix-septième bannière – et de rejoindre les Celtics, rivaux historiques, en tête du classement – dix ans après leur dernier titre. Et aussi, bien malheureusement, quelques mois après la mort de Kobe Bryant. D’autant plus que le natif d’Akron va retrouver le Heat de Pat Riley, son ancienne franchise et un boss avec qui il fut un temps en froid après son départ de South Beach. Mais James réfute déjà toute hypothèse de revanche à saisir.

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« Un titre n’a pas de signification particulière selon l’adversaire », rétorque l’intéressé. « C’est déjà assez dur ne serait-ce que d’atteindre les finales. »

Un discours assez « officiel ». Son coéquipier Anthony Davis a un peu plus vendu la mèche en estimant que battre Miami classerait ce titre parmi les plus beaux de la carrière de LeBron.

« Revenir en finales pour jouer le Heat, je pense que ce titre aurait beaucoup plus d’importance pour lui que les autres. Je dirai que ce serait juste derrière celui décroché avec Cleveland », confie l’intérieur All-Star de Los Angeles.

Arriver jusqu'aux finales NBA, un parcours du combattant dans la tête

Deux hommes, deux discours. Après, LeBron James est le mieux placé pour savoir ce qui se trame au sein de sa propre tête. Mais si jamais il y avait vraiment un esprit de « vendetta » (toutes proportions gardées), c’est compréhensible qu’il cherche à le garder pour lui. Pas besoin de mettre de l’huile sur le feu et de donner des motivations supplémentaires à ses adversaires. Par contre, les deux stars des Lakers s’accordent sur une idée : ce titre sera l’un des plus difficiles à aller chercher.

« Les gens disent que ce sera le plus dur à gagner d’un point de vue mental, en raison des circonstances », ajoute A.D.

Des fois, ce serait intéressant que le terme flou « les gens » soit un peu clarifié. Parce que « les gens » disent tout et son contraire. Shaquille O’Neal parlait même d’astérisque à côté du champion 2020, avec exactement la même justification : les circonstances. Deux hommes, deux discours. LeBron James, évidemment, va dans le même sens que Davis.

« C’est probablement mon plus grand challenge en tant que professionnel. Mais je savais en venant dans la bulle ce pourquoi on était là. Par contre, je mentirais si je disais que je savais le poids qu’aurait la bulle sur nos corps et nos esprits. C’est extrêmement dur », assure le quadruple MVP.

LeBron James et les Lakers cherchent-ils à contrôler la narrative ?

Avec cette déclaration, les propos peuvent vite être déformés pour ainsi arriver au raccourci : les Lakers pensent que c’est le titre le plus dur de l’Histoire. Mais ce n’est pas tout à fait ce que disent Anthony Davis et LeBron James. Ils se concentrent essentiellement sur l’aspect mental lié aux conditions de reprise de la NBA. Et ils sont mieux placés que quiconque pour en parler. Donc pour eux, c'est bien le titre le plus dur à aller chercher… mentalement ! Après, sur le terrain, les Angelenos ont pu se hisser en finales sans affronter les Clippers ou sans même défier les Bucks. Les deux ogres annoncés. Ils se retrouvent en finales contre le cinquième de la Conférence Est – ce qui n’était plus arrivé depuis 1999. Attention, ça n’enlève rien aux accomplissements de L.A. ni à ceux de Miami. Chacun mérite d’être là.

En centrant sur l’aspect mental, en créant une nouvelle narrative – volontairement ou non – les discussions sur le parcours des Lakers sont balayées d’une main. Recentrées sur la difficulté. De quoi glorifier un titre. Mais de toute façon, et ça servira de conclusion, LeBron James a clairement raison sur un point : un titre, ça reste un titre. C’est beau quoi qu’il arrive. Des mois de compétition, trois tours de playoffs, une finale en sept manches. Un format classique. Alors, une bague au bout, ça reste un merveilleux trophée. Quel que soit le vainqueur et quel que soit le perdant.

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