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144 HOU
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117 NOP
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3 ajustements pour empêcher une déroute des Warriors

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Déjà battus lors du Game 1 des finales NBA, les Golden State Warriors seraient en mauvaise posture en cas de nouvelle défaite ce soir. Focus sur 3 points importants à améliorer lors du Game 2 contre les Toronto Raptors.

1) Les Golden State Warriors doivent jouer plus vite

Depuis leur ascension au sommet de la NBA en 2015, les Golden State Warriors ont quasiment systématiquement été présentés comme une attaque flamboyante. Et c’est effectivement le cas. Ce n’est pas leur seule force, mais il est évident qu’une armada qui possède autant de talents offensifs a tout d’un mutant capable de marquer des tonnes et des tonnes de points. Même sans Kevin Durant, il leur reste deux excellentes options avec Stephen Curry et Klay Thompson pour faire la différence.

Mais les Toronto Raptors ont une excellente défense (5ème plus efficace de la saison régulière) et ils l’ont démontré lors du Game 1. Le schéma tactique était parfait, ou presque. Les joueurs de la franchise Canadienne ont limité Curry à 18 tirs. Il en prenait en moyenne 23 depuis la blessure de Durant. Avec même 14 tirs à trois-points tentés lors des cinq victoires à la suite de son équipe contre « seulement » 9 en ouverture des finales NBA.

Les Raptors l’ont privé de son arme principal en multipliant les prises-à-deux sur chaque pick-and-roll. L’exécution était intelligente et agressive : Fred VanVleet et Marc Gasol – notamment – se sont rués rapidement sur le meneur des Warriors sur chaque écran pour le forcer à lâcher la gonfle. Conséquence, l’équipe de Golden State, qui marquait 1,13 point par possession sur pick-and-roll, la meilleure des playoffs dans cette configuration, a été limitée à 0,81 point. Là où ce système basique joué avec Curry avait rapporté 50 points lors du Game 4 contre Portland, il n’en a amené que 14 jeudi dernier !

De quoi frustrer le double-MVP. Il a tout de même fini avec 34 points mais en allant au cercle. Les Raptors peuvent vivre avec. Parce que 2 valent moins que 3 et parce l’effet psychologique des paniers lointains de Steph ne sont pas à négliger. La défense de Toronto a parfaitement contré le flow des doubles-champions en titre. Cette formation sans KD a besoin d’un excellent Curry pour gagner et ce dernier n’a pas pu se mettre dans les conditions pour claquer un carton monumental qui était donc nécessaire. En fait, c’était typiquement une configuration où les Californiens se seraient reposés sur Durant : un match disputé sur demi-terrain, avec moins d’espaces et donc moins de tirs ouverts.

Mais ce dernier ne reviendra pas avant le Game 3 ou 4. Maintenant que le constat est fait, quelles sont les solutions ? Steve Kerr peut éventuellement demander à ses joueurs de mettre encore plus de rythme. De pousser le tempo un maximum après chaque rebond défensif. Histoire d’attaquer la défense adverse quand elle n’est pas encore en place. Les Warriors auront ainsi plus de tirs ouverts en début de possession. Jouer de la sorte pendant une majeure partie du match peut fatiguer les organismes et il faudra tourner.

Le coach n’a pas osé jouer « small ball » sur ce premier match et il est vrai qu’il est plus difficile de le faire en l’absence de Durant. Mais il peut essayer d’ajouter Shaun Livingston ou Alfonzo McKinnie au quatuor composé de Curry, Thompson, Iguodala et Green sur certaines séquences. OK, ce serait prendre le risque de voir Toronto se tourner vers Marc Gasol au poste bas. L’Espagnol a été impérial sur le Game 1. Mais c’était son meilleur match sous les couleurs des Raptors. Avant ça, il a rarement été tranchant. Surtout qu’il évolue souvent au large. Là, ça le pousserait à aller marquer des points dessous.

En jouant petit, et donc plus vite, sur cinq ou six minutes, Golden State peut essayer de faire éclater la défense de Toronto. Au moins pour creuser un écart avec un ou deux runs. Ça peut aussi aider Stephen Curry et Klay Thompson à se mettre dans le rythme, et donc en confiance. Et il n’y a rien de pire que les « Splash Brothers » en pleine possession de leurs moyens.

2) Les autres joueurs des Warriors doivent mettre leurs tirs

Ce n’est pas vraiment un ajustement. OK, ça semble bête : les gars doivent marquer des paniers pour gagner un match de basket. Waouh. Fine analyse. Maintenant stop à l’autodérision et l’auto-flagellation et place à un constat un peu plus intéressant : les Warriors ont deux des meilleurs tireurs de l’Histoire – trois en comptant Durant – mais leur effectif manque paradoxalement de shooteurs. Ça peut sembler absurde mais jetez un œil au roster en profondeur et vous verrez que ça ne l’est pas tant que ça.

Derrière Thompson et Curry, il n’y a personne pour vraiment planter avec régularité ! Et à eux deux, ils ont mis 7 des 12 paniers primés de leur équipe lors du Game 1. Ils étaient à 7 sur 15 en cumulé, les autres joueurs pointaient à 5 sur 16. Avec 0 sur 4 pour Andre Iguodala et 0 sur 2 pour Draymond Green. Les Raptors ont vite fait leur choix : ils vont resserrer la pression sur les deux arrières All-Star, quitte à continuellement laisser ouverts tous les autres membres de Golden State. C’est à eux de punir !

Iguodala n’a jamais été un spécialiste du tir à trois-points mais plus il prend de l’âge, moins il met dedans. Green donne l’impression de shooter en ayant un sac sur le dos. Jerebko et McKinnie peuvent en marquer (2 sur 3 chacun au Game 1) mais ils ne sont pas des snipers non plus.

Tous ces gars-là ont une forte responsabilité à assumer lors du Game 2. Les Warriors veulent se reposer sur la force du nombre. Curry et Thompson ont donc besoin de soutien. D’un Green à 15 points. De deux tirs primés d’Iguodala. D’un remplaçant à plus de 10 points. Ça peut leur ouvrir des espaces tout en augmentant le volume offensif de l’équipe.

3) Plus d’agressivité et de sérieux en défense

Ça devrait être la mentalité à chaque match. Mais c’est une utopie. Là, par contre, les Golden State Warriors vont vraiment devoir se bouger. Ils ont bien défendu sur Kawhi Leonard (23 points) lors du premier match. Leur défense les a maintenus dans le match. Mais il y a quelques aspects où ils peuvent évidemment faire mieux. Notamment le repli. Toronto est l’équipe la plus efficace de la ligue en contre-attaque. Malgré ça, les Californiens ont laissé leurs adversaires gambader de l’autre côté du panier.

Limiter les contre-attaques devrait déjà aider à contenir Pascal Siakam, auteur de 32 points lors du Game 1. Le Camerounais excelle en transition. Ralentir le jeu, c’est laisser Kawhi Leonard manœuvrer en un-contre-un. Et l’ailier a l’air diminué par une blessure.

Les Warriors doivent aussi se montrer un peu plus dur sur l’homme. Histoire de perturber le jeu de passe des Raptors. En étant trop passifs, et donc pas assez agressifs, ils ont laissé Toronto faire circuler la balle d’un coin à l’autre du parquet. C’est ainsi que Danny Green et ses coéquipiers ont obtenu de nombreux tirs ouverts à trois-points. Golden State ne peut pas vraiment se le permettre sur un match décisif comme celui de ce soir.