James Harden, quel monstre du « money time » !

James Harden, quel monstre du « money time » !

Moins en vue pendant une partie du choc entre les Rockets et les Clippers, James Harden a pris le match à son compte dans les dernières minutes. Et ça a payé.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

James Harden apprend petit à petit à déléguer. Hier soir, le barbu a d’abord laissé un Russell Westbrook en grande forme (40 points) mener la danse. Il n’était pas discret, il était juste patient. Il savait que son moment viendrait. Et lui, ses moments, ce sont justement les plus chauds et les plus importants d’une rencontre. Là où tout se joue. Dans les derniers instants. Ses Houston Rockets menaient de 10 points (103-93) à 9 minutes de la sirène finale. Puis ils ont subi le retour soudain des Los Angeles Clippers, menés par un Paul George des grands soirs (34 points).

Les Californiens sont repassés devant à la suite d’un run tardif. Ils ont même creusé l’écart à 4 longueurs sur un tir primé de PG puis 6 sur un panier de Kawhi Leonard à 5 minutes du buzzer. Voilà, c’est maintenant. Le moment qu’attendait Harden pour vraiment se mettre en route. Alors que Westbrook dirigeait la mène, le ballon s’est retrouvé de plus en plus souvent dans les mains du numéro 13 des Rockets. Il a pris le soin de diriger les possessions. Pour aller se faire justice. Il a d’abord provoqué des fautes pour convertir des lancers. Une manière de s’échauffer… avant de planter deux step-backs à trois-points en l’espace d’une minute. Puis un autre tir en prime derrière, cette fois-ci à l’intérieur de l’arc.

Quand ce n’était pas pour scorer, il a envoyé Clint Capela sur orbite. Patience, donc, mais aussi maîtrise. Savoir-faire. Sens du timing. Précision. James Harden est au sommet de son art. Et il réserve le meilleur de lui-même pour les temps forts. Ça n’a pas toujours été le cas. Au contraire, on a souvent l’impression qu’il dépense trop d’énergie pour faire ses statistiques, lui qui mène une quête chaque année pour être MVP. Ça a l’air important à ses yeux. Mais ça fait quelques matches où il se met désormais en retrait pour frapper plus fort dans les dernières minutes. Si cette tendance se confirme sur la durée, ça peut être très intéressant pour Houston.

Ça permettrait d’avoir une superstar plus fraîche en playoffs. Parce que c’est à ce moment-là qu’il sera le plus attendu et qu’il devra faire la différence. En attendant, il se régale en saison régulière. Le meilleur marqueur NBA est aussi celui qui inscrit le deuxième plus grand nombre de points (en moyenne, derrière D’Angelo Russell) quand l’écart est de moins de 5 points dans les 5 dernières minutes d’une rencontre. C’est aussi le prolifique de la ligue dans les quatrièmes quart temps avec 10 points de moyenne à 44% et 38% à trois-points dans les 12 dernières minutes.

Hier soir, James Harden a marqué 12 de ses 28 points dans le ‘money time’. Pour venir à bout d’un favori au titre, avec donc une victoire des Rockets sur le fil (122-117). Fort, très fort.

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