Les Warriors ont bel et bien besoin de Kevin Durant

La défaite des Golden State Warriors contre les Toronto Raptors (109-118) lors du Game 1 des finales NBA a rappelé à quel point Kevin Durant était important.

Antoine PimmelPar Antoine Pimmel | Publié

Les Golden State Warriors ne sont pas la même équipe sans Kevin Durant. Ils ne sont pas plus forts, ils sont donc différents. Sans doute plus imprévisibles, mais avec moins de marge en l’absence du meilleur joueur du monde. Peut-être plus enivrants. Moins dominateurs, aussi. Les cinq victoires enchaînées après la blessure au mollet de KD – et 31 en 32 rencontres avec Stephen Curry mais sans Durant – ont relancé les débats sur la réelle importance du MVP des deux dernières finales NBA. Sans doute parce que certains ont été influencés par les (bons) résultats du moment et parce qu’un tel sujet polémique fait grimper l’audimat.

Alors, oui, il ne faudrait pas non plus avoir la réaction inverse et se mettre à paniquer pour les Dubs après cette première défaite contre les Toronto Raptors hier soir. Ni même à les sous-estimer sous prétexte qu’ils jouent sans l’ailier All-Star. Ils ont d’autres ressources. Mais tous insistaient tout de même sur le fait qu’ils avaient – et ont toujours – besoin de leur coéquipier pour aller chercher un troisième titre consécutif. « Il y a eu de nombreuses discussions sur notre niveau de jeu sans lui mais ce sont des conneries. Nous étions très bons avant qu’il arrive. Mais je pense qu’il nous a rendus quasiment invincibles. Nous avons besoin de KD et nous le savons », confiait Draymond Green.

Le principal intéressé n’allait évidemment pas dire le contraire. Il sait très bien ce qu’il apporte à cette équipe. Et hier soir, ça s’est senti. Son absence a pesé. Il y a eu de nombreux moments où les Warriors auraient cruellement eu besoin d’un Kevin Durant pour sauver les meubles. Des possessions où ils n’ont pas su trouver la faille, faute de solutions. Ce qui les a notamment empêchés de vraiment recoller au score, ou du moins de repasser devant, en deuxième mi-temps. Ils ont bien défendu sur certaines séquences et ça les a maintenus dans le match un moment. Mais il manquait un « tueur » pour lancer des séries de paniers. Dans des situations tendues qui nécessitaient une isolation.

Sans Kevin Durant, qui pour scorer derrière les Splash Brothers ?

Quand Durant n’est pas là, la pression est fortement accrue sur Stephen Curry et Klay Thompson. OK, la balle circule plus et le mouvement est accru – et encore les Warriors jouaient aussi comme ça avec Durant à son arrivée, ils ont juste perdu en motivation et en sérieux avec le temps. Les pistoleros ont compilé 55 pions à eux d’eux, soit la moitié des points de leur équipe. Mais ils ont parfois eu du mal à peser. Les Raptors ont très bien défendu les picks-and-roll sur Curry, en le trappant avec Marc Gasol et Fred VanVleet, en première mi-temps. De quoi le forcer à lâcher la gonfle, le pousser à l’erreur ou même le priver de son tir à trois-points. Le meneur a tiré 9 fois de loin, ce qui n’est pas si élevé que ça pour lui. Surtout en l’absence de Durant. Les Dinos l’ont forcé à driver pour aller marquer ses paniers.

Ils ont aussi encouragé tous les joueurs des Warriors hors Splash Brothers à prendre leurs tirs. Ils se sont concentrés sur les deux stars, quitte à laisser les autres membres de Golden State grands ouverts. Ces derniers n’ont pas puni. Andre Iguodala est sur une série de tirs ratés à trois-points. L’effectif global manque de shooteurs derrière les trois superstars.

Ce sont à Steve Kerr et à ses assistants de s’ajuster. La réaction des doubles-champions en titre sera fortement attendue lors du Game 2. Mais ce premier match semble confirmer ce que les Warriors clamaient haut et fort depuis quelques jours : ils auront besoin de Kevin Durant pour aller chercher une nouvelle bague.

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