Le frère de Kristaps Porzingis a l’air d’être un sacré numéro

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Janis Porzingis, le frère de Kristaps Porzingis, est censé avoir les intérêt de son frangin en tête. On se demande s'il n'est pas en train de lui causer du tort.

Dans la famille des joueurs NBA à l’entourage dangereux qui vont un jour nuire à leur carrière d’une façon ou d’une autre, on demande le frère. Le grand frère de Kristaps Porzingis. Janis Porzingis. Son agent. Un homme qui n’est évidemment pas spécialiste du milieu (il a joué en pro dans le championnat local). Pas grave, du moment qu’il garde les intérêts de son frangin en tête. C’est là que ça coince. Le Janis en question vit évidemment un peu par procuration son rêve grâce à Kristaps et ça se sent. Regardez cette scène complètement surréaliste de l’introduction des nouveaux joueurs des Dallas Mavericks hier soir. Rick Carlisle, le coach, a tenu à mettre en avant Janis Porzingis pour assurer qu’il faisait partie de l’équipe. Rarissime pour ne pas dire du jamais vu.

Peut-être les Mavericks ont-ils de suite senti qu’il fallait brosser le représentant de KP dans le sens du poil. Surtout à quelques mois de sa Free Agency. Autant partir sur de bonnes bases parce que bosser avec l’entourage du géant n’a pas l’air facile. Les New York Knicks en savent quelque chose et c’est peut-être aussi pour ça que la franchise de Manhattan a cédé aussi rapidement avec le Letton. Et ce malgré son talent indéniable.

Janis Porzingis a fait des siennes dès les débuts de son frère en NBA. Dès le départ, il a vivement critiqué l’organisation new-yorkaise. Ça peut se comprendre, on sait que c’est clairement l’une des moins bien gérées de la ligue. Mais il faut comprendre que Porzingis venait de débarquer. Il avait encore à faire ses preuves et il se comportait déjà comme une diva en réclamant une culture de la gagne (n’est-ce pas aussi à lui de l’instaurer en faisant gagner des matches ?). Autant de commentaires qui, avec le recul, ont aussi été repris par son frère auprès des dirigeants. On comprend pourquoi un Phil Jackson, de l’ancienne école, hésitait à un moment à se séparer du joueur qu’il avait lui-même drafté.

En 2017, l’agent a carrément fait des menaces à peine déguisées aux Knicks. Presque du chantage avec cette déclaration rocambolesque : « Kristaps est le point central d’après les Knicks. Donc ils feraient mieux de ne pas le vexer. Sinon, il va finir par se dire que ce n’est pas cool ici. » Mot pour mot. Janis regrettait notamment le transfert de Carmelo Anthony, un deal qui était plus que nécessaire pour reconstruire la franchise !

Sa dernière stratégie en date en dit long sur le personnage. Alors que Kristaps Porzingis a déjà manqué 110 matches sur blessures avec des pépins physiques : aux cheville, aux genoux, au dos ou encore aux épaules, et alors qu’il revient d’une rupture des ligaments croisés, Janis insiste sur le fait que son frère va refuser tout argent garanti cet été. Il préfère accepter la QO (Qualifying Offer) et ainsi se retrouver pleinement free agent en juillet 2020. Un risque énorme. Les joueurs ont généralement besoin d’une saison complète pour retrouver leur sensation avant de retrouver leur niveau.

Guidé par son aîné, Kristaps s’apprête donc à tout miser sur une saison où il reviendra d’une grave blessure, encore plus délicate à gérer vu sa taille, avec une nouvelle équipe à découvrir. C’est avec ce caractère bien particulier que les Mavericks vont devoir jongler désormais. Et celui-ci n’a rien à envier au père de Lonzo Ball (LaVar), l’oncle de Kawhi Leonard ou le père d’Anthony Davis.