Le tanking a perdu une bataille, pas la guerre

Antoine PimmelPar Antoine PimmelPublié

Les candidats au tanking lors de la saison écoulée ont été les grands perdants de la loterie organisée hier soir par la NBA.

La NBA a changé légèrement le mode de fonctionnement de sa loterie pour lutter contre le tanking. Les probabilités des plus mauvais ont été revues à la baisse – 14% pour chacun des trois derniers de la régulière – ce qui laissait un peu plus de chances aux autres équipes, moins catastrophiques, de toucher le gros lot. Ce ne sont plus les trois mais désormais les cinq premiers choix qui sont décernés par les billes. Des évolutions qui ont tout de suite eu un impact sur le tirage cette année.

Les Cleveland Cavaliers, les Phoenix Suns et les New York Knicks avaient chacun la plus forte probabilité d’hésiter du first pick. Ils ont sabordé leur saison dans ce but. Ce ne sera aucun des trois. Zion Williamson sera un joueur des New Orleans Pelicans. Les Knicks ont été relégués au troisième rang. C’est déjà nettement mieux que les Cavaliers, cinquièmes, et les Suns, sixièmes. Les deux plus grands perdants de la loterie.

Effet contraire, les Los Angeles Lakers ont pu se placer en quatrième position alors qu’ils étaient en course pour les playoffs en février. Les Memphis Grizzlies piocheront en deuxième position sans avoir été aussi mauvais que les Suns ou les Cavaliers, même s’ils n’étaient pas non plus beaucoup plus brillants. On peut parler de défaite du tanking.

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Ce nouveau mode est intéressant. Avec finalement un peu plus de place laissé au hasard. C’est d’ailleurs assez paradoxal de se dire que l’on apprécie un monde où les destins de plusieurs franchises dépendent simplement de la chance. De plus en plus. Mais ça donne du suspense supplémentaire à la loterie. Et donc plus d’engouement. Toujours bon à prendre pour la NBA.

Après, est-ce vraiment la fin du tanking ? Certainement pas. Ce n’est pas ce tirage qui va complètement décourager des organisations de se reconstruire de zéro après la perte d’un joueur majeur. Cette loterie a donné le ton mais rien ne garanti que les deux équipes les plus nulles de la saison prochaine ne piochent pas aux deux premières positions en 2020. C’est une évolution intéressante, pas une révolution.