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LeBron fait-il fuir les stars ?

Shaï MamouPar Shaï Mamou Publié

Il ne reste que Kawhi Leonard comme gros poisson à aller chercher pour les Lakers. Sans quoi il faudra se poser quelques questions sur LeBron James.

On avait un peu tous dans l'idée que si LeBron James rejoignait les Los Angeles Lakers, ce n'était pas QUE du business et de l'épanouissement personnel. Impossible d'imaginer le "King" débarquer à L.A. sans l'assurance qu'un ou deux autres joueurs majeurs viendraient l'aider dans la lourde tâche de redorer le blason des Purple and Gold. Porter toute une équipe sur ses épaules à 33 ans passés ? LeBron semblait vouloir se déclarer too old for this shit à la Roger Murtaugh.

Peut-être Magic Johnson et Rob Pelinka parviendront-ils à boucler un trade de Kawhi Leonard dans les jours ou les semaines qui viennent et à exaucer ce souhait. Rien n'est moins sûr toutefois... Quoi qu'il advienne sur ce dossier, le fait est qu'il n'y aura pas d'association XXL en Californie façon Miami Heat 2010. Il est même possible que LeBron soit la seule "vraie" star de l'effectif au début de la saison mi-octobre. Comment expliquer ça ?

Magic Johnson et Rob Pelinka ne sont pas incompétents et mènent plutôt bien leur barque depuis la formation du tandem. C'est peut-être du côté du mastodonte qu'est LeBron James pour une franchise qu'il faut chercher. Il semblerait qu'aujourd'hui, toute légende vivante qu'il soit, le "Chosen One" n'a pas le côté rassembleur et aimant à stars d'un Stephen Curry.

Effrayés par le côté "control freak" de LeBron James ?

Paul George ? Il a mis de côté son rêve de jouer à Los Angeles pour rester au moins trois saisons de plus à Oklahoma City. DeMarcus Cousins ? Si l'affaire n'est encore pas très claire concernant qui n'a pas voulu de qui, "Boogie" est parti rejoindre les Warriors. Kawhi Leonard ? Des bruits ont couru qu'il n'était pas plus motivé que ça à l'idée de jouer avec LeBron et que c'était avant tout Los Angeles qui l'intéressait. Quant aux stars des équipes qui courtisaient à la base le "King", certaines n'ont pas été des plus encourageantes. On se souvient que James Harden, après avoir reçu son trophée de MVP, a déclaré qu'il avait l'impression que son équipe n'avait pas besoin de renfort, quel qu'il soit, pour atteindre les Finales.

L'année dernière, Kyrie Irving avait lui fait des pieds et des mains pour provoquer son émancipation vis à vis du "Chosen One". Un peu plus tôt, Giannis Antetokounmpo avait clairement exprimé son envie de ne pas s'entraîner avec LeBron,parce qu'il serait toujours son adversaire à ses yeux, pas un coéquipier potentiel.

LeBron James a beau être admiré et infiniment respecté par la génération d'après, il fait presque peur à tous ceux qui seraient susceptibles de le rejoindre. Peut-être est-ce ce côté "control freak" qu'il a dévoilé ces dernières années en étant, publiquement ou non, mêlé à la moindre décision chez les Cavs. Il n'est pas non plus simple de composer avec son niveau d'exigence et certains craignent sans doute d'être effacés par son aura et de voir leur jeu bridé. Comme l'a ressenti Kyrie et comme doit probablement le ressentir Kevin Love depuis trois ans...

Une première saison pour du beurre ?

L'atmosphère qui se dégage des équipes montées autour de LeBron James n'est pas la même que chez les Warriors. Si Kevin Durant a rejoint Golden State, c'est aussi parce qu'il a estimé, à juste titre, que la star déjà en place, Stephen Curry, pouvait parfaitement partager la lumière et que les autres cracks du groupe faciliteraient son intégration. LeBron a beau être un leader apprécié et écouté, il a parfois une communication en mode passif-agressif pour faire passer des messages qui a de quoi rendre mal à l'aise.

On se dirige donc vers une première saison à Los Angeles un peu particulière pour LeBron James. Il aura sans doute à la fois le fardeau de rendre l'équipe compétitive et celui d'être un chef de file inspirant pour les Lonzo Ball, Brandon Ingram et Kyle Kuzma qui l'accompagneront. Bon courage pour conjuguer les deux, dans une Conférence Ouest ou passer deux tours de playoffs n'est pas aussi "simple" que de l'autre côté du pays.

Il lui faudra ensuite, si Kawhi Leonard ne le rejoint pas dans les jours qui viennent, prendre son mal en patience. Et attendre un peu de renfort en 2019, si toutefois il parvient à donner l'impression aux futurs free agents qu'ils n'évolueront pas constamment dans son ombre...