Miles Bridges, le sauveur des Hornets ?

Théophile HaumesserPar Théophile Haumesser Publié

Ça fait un moment qu’on se demande à quoi servent les Charlotte Hornets. Avec Miles Bridges, ça pourrait changer.

No disrespect les fans des Charlotte Hornets, mais franchement, on se demande à quoi sert encore cette franchise. Pour les plus anciens, les heures de gloire des frelons rappellent les souvenirs de Rex Chapman, Larry Johnson ou papa Curry. Mais depuis… pas grand-chose. Espérons que ça change avec Miles Bridges.

L’ancien de Michigan State débarque en plein chambardement de la franchise. Exit Dwight Howard et le coach Steve Clifford, bienvenue à Tony Parker et à James Borrego en provenance de San Antonio, en attendant de voir ce qu’il adviendra de Kemba Walker. La masse salariale de la franchise est blindée et l’équipe est coincée dans le ventre mou de la Conférence Est. Pas assez bonne pour jouer les têtes d’affiche, pas assez nulle pour gagner à la loterie.

Du coup, l’arrivée d’un joueur aussi polyvalent que Miles Bridges est forcément une aubaine. Athlétique et mobile, il a le profil type d’un ailier moderne, capable de basculer sur trois ou quatre positions différentes en défense comme en attaque. C’est en tout cas ce qu’il a montré depuis le début de la summer league.

« Il peut défendre sur au moins trois voire quatre positions », se félicite Kupchak.

« Je pense qu’il est prêt à nous aider immédiatement dans ce secteur. Il joue très dur et c’est un super gamin. Il est extrêmement athlétique et il vient d’un très bon programme universitaire, je pense qu’il va encore énormément progresser.

En attaque, il va falloir qu’il travaille sur des aspects spécifiques de son jeu pour être efficace en NBA. »

Pour l’instant, il a montré des choses intéressantes (notamment sur ses deux dernières sorties : 20 pts à 8/17 contre les Celtics ; 17 pts, 8 rbds et 2 pds contre les Warriors), mais on sait que les défenses de summer league n’ont rien à voir avec celles de la saison NBA… et encore moins avec celles de playoffs.

Un défenseur en manque de shoot ?

Le challenge pour Miles, sera justement de monter qu’il peut être plus qu’un défenseur d’élite. Dans ce secteur, Charlotte est déjà gâté avec Nicolas Batum et Michael Kidd-Gilchrist, mais le staff doit justement prier pour ne pas être tombé sur un nouveau MKG. Le potentiel, c’est bien, les résultats, c’est mieux.

Forcément, tout le monde aura l’œil braqué sur ses progrès dans l’adresse longue distance, condition indispensable à la progression d’un joueur dans le basket moderne. Le staff semble confiant dans sa capacité à être performant, à terme, dans ce secteur.

« Nous pensons qu’il est capable de rentrer ce type de tirs », explique l’assistant Jay Hernandez à Vince Ellis de Detroit Free Press.

« C’est l’une des raisons pour laquelle nous l’avons drafté. Pour les jeunes joueurs qui débarquent en NBA, tout est question de sélection de tirs. Certains des shoots qu’il a pris auraient pu rentrer s’ils avaient été la résultante d’une extra passe ou situations différentes. Il va lui falloir comprendre quand attaquer le cercle en utilisant ses qualités, quand distribuer le ballon et quand prendre lui-même les tirs. »

A tout juste 20 ans, Miles Bridges a tout le talent nécessaire pour réussir cet ajustement, d’autant que le staff semble ravi de son attitude et de son comportement. A moyen terme, si la mayonnaise prend et que Kupchak parvient à redresser la barre et à renforcer l’effectif, les Hornets pourraient redevenir excitants à voir jouer. Et au pire, à court terme, les fans de Charlotte pourront encourager Miles en finale… du prochain dunk contest.

Miles Bridges face aux Warriors