Vincent Poirier : « Je sais qu’à un moment ou un autre, j’aurai ma chance »

N.SPar N.SPublié

Arrivé à Boston cet été, Vincent Poirier est pour le moment cantonné au banc. Mais il reste confiant sur le fait d'avoir une opportunité de se montrer.

20'22. C'est le temps qu'a passé Vincent Poirier sur les parquets NBA depuis le début de la saison. Dans la rotation de Brad Stevens, il se trouve pour le moment loin de Enes Kanter, Daniel Theis, ou encore le surprenant Robert Williams. Et comme les Celtics sont premiers de la ligue, difficile pour le coach bostonien de changer sa hiérarchie. Même la blessure du Turc n'a rien changé dans ses plans. Pourtant, et malgré les rumeurs autour de l'arrivée d'un big man, le Français garde bon espoir car il sait que les saisons NBA sont aussi longues qu'imprévisibles.

"C’est une première saison rookie. Je viens d’Europe donc ils ne me connaissent pas forcément beaucoup. C’est un peu compliqué au début. Il faut apprendre beaucoup, il faut écouter, être concentré et surtout gagner la confiance de ses coéquipiers. Je savais que ça allait se passer comme ça, je m’y attendais", a-t-il expliqué au cours d'une conférence téléphonique organisé pour les médias français. "Les bons résultats de l’équipe font que, pour l’instant, on ne peut pas trop chambouler ça. Je comprends totalement. Je reste positif, j’attends mon heure, que les choses se déverrouillent pour moi. Je reste patient.  C’est une position dans laquelle j’ai déjà été d’être la cinquième roue du carrosse. C’est un travail au quotidien pour essayer d’être meilleur. Je sais qu’à un moment ou un autre, j’aurai ma chance. Les saisons sont longues, il y a beaucoup de matchs. Ça peut arriver vite. Les résultats ne seront plus aussi favorables, il faudra changer quelque chose. J’essaye de travailler au maximum pour être prêt quand on fera appel à moi."

L'ancien intérieur de Vitoria, médaillé de bronze cet été avec les Bleus, découvre également l'univers de la NBA, avec ses déplacements, ses contraintes mais aussi ses facilités. C'est d'ailleurs toute cette organisation autour de l'équipe qui l'a le plus surpris.

"Il y a beaucoup de monde pour prendre soin de nous. C’est vraiment impressionnant. Que ce soit les coachs, ou les services autour, le cuisinier qui est là à tous les déplacements… Quand je suis arrivé, j’ai eu beaucoup de noms à retenir. Ils mettent beaucoup de choses de notre côté pour qu’on réussisse et qu’on ait à ne penser qu’au basket. Les déplacements sont vachement facilités aussi. Il n’y a pas de service de sécurité à passer à l’aéroport pendant 107 ans. Quand tu atterris, tu montes dans le bus et tu arrives directement à l’hôtel. Ça change de l’Europe. Pour un basketteur, c’est le top."

Peut-être aura-t-on l'occasion de voir Vincent Poirier contre les Kings dimanche dans le cadre du Sunday Night Live sur BeIN Sports à partir de 21h15.