Le film de leur saison : "9 semaines et demi"

Sur le papier,chez les New Orleans Pelicans, DeMarcus Cousins et Anthony Davis, c'est à peu près aussi torride que Kim Basinger et Mickey Rourke dans le film d'Adrian Lyne. Niveau caresse de balle, mensurations et intensité, les deux pivots ont de quoi mettre le feu sur le parquet comme Elizabeth McGraw et John Grey au sommier.

Malheureusement, cette relation passionnée ne dure, comme le titre du film l'indique, que 9 semaines et demi, faute de vraies perspectives communes et de visions de vie similaires. On craint que ce duo sexy d'intérieurs passés par Kentucky n'ait la même espérance de vie et la même incompatibilité sur le long terme malgré quelques beaux atomes crochus.

"Boogie" est en fin de contrat en juin prochain et risque d'avoir des propositions bien plus alléchantes sportivement (dans la perspective de jouer la gagne), que celle que lui feront les Pelicans. Davis, lui, voudra peut-être retrouver sa liberté et le rôle de franchise player qui lui était jusque-là dévolu.

Qu'ils tâchent de rendre belles les quelques semaines où ils pourront folâtrer ensemble. On espère par ailleurs que DMC et Unibrow ne connaîtront pas la même décrépitude physique que ce pauvre Mickey Rourke, passé de fantasme de la gente féminine dans les années 80 à... ça.

Mickey

Kim Basinger a triché un peu, mais est nettement plus en forme à 63 ans.

Le casting

Le cinq attendu des New Orleans Pelicans : Rajon Rondo - Jrue Holiday - Darius Miller - Anthony Davis - DeMarcus Cousins.

Il y a quand même quatre All-Stars ou anciens All-Stars dans le cinq et un défenseur vieillissant mais très redouté en la personne de Tony Allen en sortie de banc. Le second unit, en revanche, pose question.

Sur le papier, ça n'a rien de fou et c'est même assez inquiétant de ne pouvoir compter que sur des joueurs comme Solomon Hill, Alexis Ajinça ou Ian Clark en sortie de banc. A l'Ouest, en tout cas, ça paraît léger. La moindre blessure d'un cadre sera fatale pour leurs ambitions.

Le scénario

Le 22 décembre, 66 jours après le premier match de la saison, les New Orleans Pelicans se rendent à Orlando. Défaits par le Magic, "DMC" et "Unibrow" estiment avoir suffisamment fait d'efforts l'un et l'autre pour entretenir la flamme de leur idylle sans que cela ne débouche sur quelque chose de sérieux.

A trois jours de Noël, Cousins demande son trade en menaçant de quitter NOLA sans contrepartie durant l'été. Les Cavs, prêts à tout pour garder LeBron James la saison prochaine, envoient Iman Shumpert et le pick 2018 des Brooklyn Nets à Cleveland pour attirer "Boogie" dans leurs filets. Une fois le deal validé par la ligue, Alvin Gentry et Dell Demps sont limogés par Renee Benson, la fille du propriétaire de la franchise devenu sénile, grâce à une procuration.

Les Pelicans finissent en roue libre au 10e rang de la Conférence Ouest et se préparent à vivre une reconstruction.

L’acteur à suivre : Jrue Holiday

En septembre 2016, Jrue Holiday avait dû prendre un congé à durée indéterminée pour s'occuper de sa femme Lauren, ancienne star de l'équipe américaine de soccer frappée par une tumeur au cerveau alors qu'elle était enceinte... Une situation dramatique dont le couple s'est sorti après une opération et un accouchement réussis.

De retour à la mi-novembre, l'ancien Sixers a petit à petit retrouvé un niveau très intéressant. Sa montée en puissance pourrait se poursuivre cette saison, alors qu'il occupera un rôle de combo guard dans un premier temps au côté de Rajon Rondo. De sa production et de sa capacité à alimenter le duo énigmatique Cousins-Davis dépendra peut-être la réussite de ce projet à durée de vie probablement limitée.

La note League Pass

7/10. On ne pourra sans doute pas profiter très longtemps de la relation entre DeMarcus Cousins et Anthony Davis, les deux big men les plus doués de leur génération. Les voir ensemble sur un échantillon de matches supérieur à celui de l'an dernier sera forcément intéressant. Il y a toujours la possibilité que ça clique et que leur doublette devienne injouable et spectaculaire à regarder. Ou se plante lamentablement en se marchant dessus, c'est au choix.

Le saviez-vous

On conseille aux joueurs des New Orleans Pelicans de ne jamais contracter de dette de jeu envers Tony Allen. Le "Grindfather" n'est pas tolérant avec ceux qui abusent de sa patience. OJ Mayo peut en témoigner, lui qui avait refusé de payer son dû à son coéquipier à Memphis après une partie de cartes et s'était littéralement fait allonger dans l'avion des Grizzlies entre deux matches. De quoi, peut-être, inciter ses camarades en Louisiane à ne pas "gambler" à tort et à travers cette saison...