Me parle pas d’âge… mais un peu quand même !

+29 à la mi-temps, et malgré cela, une défaite, à la suite d'un choke monumental et historique. Durant tous les playoffs, les Spurs n'ont cessé de répéter que leur âge et leur manque d'expérience n'étaient pas des facteurs. Et malgré les remous, ils sont arrivés en Finales pour leur première participation en playoffs (pour la plupart des joueurs clés).

Lors des tours précédents, ils ont commis beaucoup d'erreurs qu'ils ont réussi à gommer grâce à leur jeu et leur intensité. Mais là, après un mois et demi de combats, et face à des Knicks plus expérimentés et affamés, ça ne suffit plus.

Des titulaires au coaching staff, de Wembanyama à Mitch Johnson, en passant par Fox et Castle, comment peut-on répéter les mêmes erreurs à ce stade de la compétition ? Game 3, au milieu du troisième quart-temps, tu es déjà dans le bonus. Aucun drive, aucune attaque du cercle pour aller chercher des layups, provoquer des fautes et obtenir des lancers francs. Game 4... Bis repetita. Dans le quatrième quart-temps, à sept minutes de la fin, tu es dans le bonus avec trois ou quatre joueurs adverses en foul trouble. L'équipe a déjà raté le quart-temps précédent en jouant à l'envers. Et elle continue dans ce tunnel, en s'entêtant sur des tirs à trois points ou à mi-distance.

À quel moment aucun joueur ne se dit : « Allons chercher des tirs près du cercle ou des fautes pour obtenir des lancers francs » ? À quel moment Mitch Johnson ne pousse-t-il pas un coup de gueule pour rappeler cela à ses joueurs ?

Je vais faire un lien avec le handball et ma petite expérience de joueur amateur. Au hand, deux cartons jaunes équivalent à un carton rouge, synonyme d'expulsion. Il existe aussi les exclusions temporaires de deux minutes : trois exclusions temporaires entraînent un carton rouge et une expulsion définitive. Lorsqu'un adversaire cumule les cartons et les exclusions, on ne se gêne pas pour cibler nos attaques sur lui. Résultat : soit il enchaîne les fautes et se fait sortir, soit on obtient des accès plus faciles à la zone et donc des tirs plus confortables pour battre le gardien et marquer.

Je trouve donc aberrant, hallucinant même, que les Spurs en Finales NBA, des professionnels de ce niveau, ainsi que leur coaching staff, ne soient pas capables d'appliquer ce concept pourtant simple. Avec leur jeunesse et leur spontanéité, ils ont réussi à faire le plus dur, c'est-à-dire mettre l'adversaire en difficulté et prendre le contrôle du match. Mais quand le jeu se complique, il faut être capable d'identifier les points faibles de l'adversaire, mettre le doigt là où ça fait mal et appuyer dessus.

Bien évidemment, ce focus sur cet aspect du jeu n'occulte pas d'autres points sensibles : les pertes de balle facilement évitables, car même pas provoquées par l'intensité défensive des Knicks (dribble mal maîtrisé, erreur de lecture ou incompréhension entre coéquipiers), les tirs trop rapides et trop faciles, ou encore les rebonds non sécurisés.

Beaucoup d'erreurs grossières de la part des deux équipes, mais dans la balance, leur nombre comme leur gravité penchent en défaveur des Spurs.

À voir ce qu'il en sera lors des un à trois prochains matchs.

On peut parler de l'âge mais aussi du cerveau.
On peut tomber sur les joueurs mais il ne faut pas oublier le coach.
Comment peut-on aussi mal jouer après avoir aussi bien jouer ? Dans leur tête ils se voyaient déjà gagner tranquille ce match et même la série.
Et Wemby qui tape dans ses mains comme un babouin et qui chambre alors qu'il finit à 40% au shoot. Bon sang si j'avais eu sa taille... Je serai Robinson ou Duncan j'irai lui mettre la fessée et lui expliquer comment écraser tout à l'intérieur.
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Je sais que tu ne voulais pas comparer Victor à un singe et que tu utilisais l'expression pour imager le babouin qui tape dans ses mains bêtement mais cela fait partie des choses que tu ne peux plus dire/écrire car mal interprété.
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Oui tu as raison de me le rappeler. Je suis énervé mais il n'y a rien de méchant dans ce que je dis.
C'est bien dommage d'ailleurs que certaines personnes puissent mal interpréter mon propos, d'autant qu'ils ne le feraient pas si le joueur était blanc.
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