Pendant une bonne partie du Game 4, les Spurs ont donné l'impression de contrôler totalement leur sujet. Victor Wembanyama et ses coéquipiers avaient pris le Madison Square Garden à la gorge, construit une avance de 29 points et semblaient se diriger vers une égalisation à 2-2 dans ces Finales NBA.
Quelques heures plus tard, ils quittaient pourtant New York avec une défaite 107-106 et un retard de 3-1 dans la série. Interrogé après la rencontre sur les raisons de cet effondrement historique, Victor Wembanyama n'a pas cherché à se cacher derrière les circonstances ou les décisions arbitrales. Le Français a livré un diagnostic particulièrement lucide sur ce qui s'est passé.
Et pour lui, le problème n'a pas commencé dans le quatrième quart-temps.
Wembanyama : « Je pense que ça a commencé avant »
Lorsqu'on lui a demandé comment un match aussi maîtrisé avait pu échapper aux Spurs, Wembanyama a immédiatement rejeté l'idée d'une simple panne dans les dernières minutes.
« Je pense que ça a commencé avant. »
Une réponse courte mais révélatrice. Car vue de l'extérieur, la rencontre semble effectivement se résumer à un énorme craquage dans le money time. Les Knicks ont effacé leur retard, OG Anunoby a inscrit le panier de la victoire et le Madison Square Garden a explosé. Pour Wembanyama, l'histoire est différente. Le basculement a été progressif.
L'avance des Spurs a commencé à s'éroder bien avant les dernières possessions. Et surtout, certains fondamentaux qui avaient permis à San Antonio de dominer pendant une mi-temps entière ont disparu au fil de la rencontre.
La séquence la plus intéressante de la conférence de presse est probablement arrivée lorsqu'un journaliste lui a demandé pourquoi les Spurs étaient passés de 76 points en première mi-temps à seulement 30 après la pause. La réponse du Français a été immédiate.
« Nous avons arrêté de faire circuler le ballon. Nous avons arrêté d'exécuter notre jeu. »
En une phrase, Wembanyama résume parfaitement le contraste entre les deux visages affichés par San Antonio. Pendant les deux premiers quart-temps, les Spurs avaient joué exactement comme Mitch Johnson le réclame depuis le début des playoffs. Le ballon passait de main en main. Les attaques du cercle se multipliaient. Les tirs ouverts s'enchaînaient. Les Knicks étaient constamment en retard.
New York réalise le plus grand comeback de l'histoire des Finales NBA
Puis quelque chose a changé. Les possessions sont devenues plus statiques. Le mouvement s'est ralenti. Les décisions sont devenues moins fluides. Résultat : l'attaque texane s'est progressivement enrayée.
Les chiffres racontent d'ailleurs la même histoire. Après avoir inscrit 76 points en première période, les Spurs n'en ont marqué que 30 dans toute la seconde mi-temps. À ce niveau-là, ce n'est plus une simple baisse de régime. C'est un effondrement.
« Nous n'étions pas l'équipe qui avait le plus faim »
Wembanyama a également identifié un autre facteur. Un facteur beaucoup plus difficile à mesurer statistiquement.
« Clairement, nous n'étions pas l'équipe qui avait le plus faim en seconde période. »
Là encore, le constat est particulièrement dur. Le Français ne parle pas de talent. Il ne parle pas de réussite extérieure. Il ne parle pas d'arbitrage. Il parle d'intensité. De désir. D'urgence.
Alors que les Knicks jouaient chaque possession comme si leur saison était en train de leur échapper, les Spurs ont progressivement perdu cette agressivité qui les avait pourtant placés dans une position idéale. Cette remarque rejoint d'ailleurs ce que l'on a observé sur le terrain.
Les rebonds disputés ont commencé à tourner en faveur de New York. Les attaques de cercle se sont multipliées côté Knicks. L'énergie du Madison Square Garden a changé de camp. Et les Spurs n'ont jamais réussi à reprendre le contrôle émotionnel de la rencontre.
Une douleur immense, mais pas de panique
Malgré la violence du scénario, Wembanyama a refusé de sombrer dans le catastrophisme. Interrogé sur son état d'esprit après la rencontre, il a reconnu la souffrance provoquée par une telle défaite.
« Ça fait mal, évidemment. J'ai l'impression qu'il nous manque quelque chose. Nous travaillons trop dur pour laisser filer nos avances comme ça. Ça fait mal, tout simplement. »
Mais le Français refuse également d'imaginer que cette défaite puisse définir la suite de la série. Pour lui, les Spurs arrivent désormais à un carrefour.
« Je pense que ça peut prendre deux directions. Une mauvaise et une bonne. Je sais que la mauvaise serait d'abandonner. La bonne serait de devenir plus forts grâce à ça, de nous rapprocher encore davantage. Et je sais ce que nous allons faire. »
Le Game 4 restera probablement comme l'une des plus grosses occasions manquées de l'histoire récente de la franchise. Mais Wembanyama estime que la véritable réponse sera donnée lors du Game 5. D'ici là, le Français semble avoir déjà identifié ce qui devra changer. Retrouver le mouvement de balle. Retrouver l'exécution. Retrouver la faim.

C'est incroyable il a toujours une analyse de ce qui ne va pas mais il ne corrige jamais.
Désolé mais les SPURS sont trop arrogants. Wemby genre il est rentré dans luer tête sauf que comme l'a dit Keujha
NY c'est des Underdog. Combien de fois ils ont fait de remontada cette année. Ce n'est pas un hasard !! 13 victoires de suite;
Les jeunes SPURS se sont vu trop beaux et se son fait punir et c'est le BASKET, toujours se battre et mettre en position de gagner. UNE Possession suffit.
Quel match c'était kiffant.
Une 1ere mi temps parfaite mais la 2e ils ont reçu une leçon.
Mais WEMBY n'a pas été là au moment où il faut !! Il a encore bco de chemin à faire
Il a bien aimé chambrer Robinson après sa flagrante, mais après il faut assumer et gagner le match. 2 FL loupé, le game 2 est pour lui si le game 4 est pour Fox.
Il a de plus en plus de gueule mais peu de couil.....
Game 1, problème de circulation de balle
Game 2 , nous n'avons pas fait bien circuler la balle
Game 4, on a arrêté de faire circuler la balle.
Et le match 3, ils étaient soi disant en contrôle mais au final, ça se joue a un poil de cul, un Fox qui rentre le shoot a 20 sec de la fin du match apres avoir compté la aussi plus de 10 points d'avance.
Le problème est constant quoi que Wemby dise. Pas un game ils ont su conserver une avance et on a toujours droit au fameux "on sait ce que l'on doit corriger, ce que je dois corriger"....
Beaucoup oublient quand meme qu'en face, y a un coach avec 5 titres NBA (en tant qu'assistant) sur 6 participations en finale, 2 fois COY, une team ou t'as 3 champions NCAA dont 2 qui ont fait le doublé, des mecs qui ont bouffé leur pain l'année dernière....des underdogs qui crèvent la dalle eux....mais comme Wemby a identifié alors.....