Si LeBron James gagne avec Minnesota, sera-t-il le GOAT ?

Et si LeBron James rejoignait Minnesota pour offrir aux Wolves leur premier titre ? Un scénario qui pourrait relancer son débat avec Michael Jordan pour le statut de GOAT.

Si LeBron James gagne avec Minnesota, sera-t-il le GOAT ?

Et si le dernier grand argument de LeBron James dans le débat du GOAT se trouvait à Minneapolis ? L'idée aurait encore semblé totalement improbable il y a quelques années. Aujourd'hui, elle circule suffisamment sérieusement pour que Rich Paul, l'agent et ami de LeBron, la qualifie de situation très intéressante pour son client.

Les Minnesota Timberwolves font partie des équipes qui ont manifesté leur intérêt pour le King. Et leur pitch est assez simple : rejoindre une franchise qui n'a jamais gagné le titre, aider Anthony Edwards et son groupe à franchir le dernier palier, puis ajouter à son CV un exploit comparable, dans l'esprit, au titre remporté avec Cleveland en 2016.

LeBron James, les Wolves passent à la vitesse supérieure

Jon Krawczynski, insider des Wolves pour The Athletic, a développé cette idée dans son podcast, The Jon Krawczynski Show. Et son raisonnement tient en une phrase : gagner à Minnesota n'aurait pas la même valeur symbolique que gagner dans une place déjà habituée aux bannières.

« Je pense qu'on peut défendre l'idée qu'à Minnesota, en rejoignant une équipe qui n'a jamais gagné le titre, avec un groupe de joueurs qui n'a jamais gagné le titre en dehors de Donte DiVincenzo, qui va être blessé pendant la majeure partie de la saison, il a l'opportunité d'avoir un impact légendaire s'il peut être la pièce manquante qui permet à cette équipe de franchir le cap dans la Conférence Ouest, d'aller en Finales ou, évidemment, de gagner le titre », a expliqué Krawczynski.

C'est tout le paradoxe de cette piste. Sur le papier, LeBron n'aurait pas à tout porter. Il arriverait dans une équipe construite pour gagner maintenant, autour d'Edwards, Rudy Gobert, Jaden McDaniels et d'un groupe déjà rodé aux batailles de l'Ouest. Mais dans le récit, il pourrait encore apparaître comme celui qui change tout. Celui qui transforme une très bonne équipe en championne NBA.

Et c'est là que le débat autour de Michael Jordan revient forcément sur la table. LeBron a déjà gagné à Miami, à Cleveland et à Los Angeles. Trois environnements, trois histoires différentes, quatre bagues au total. Mais Cleveland reste probablement l'argument le plus fort de son dossier : revenir chez lui, battre les Warriors à 73 victoires, remonter un 3-1 en Finales et offrir aux Cavaliers le premier titre de leur histoire.

Minnesota pourrait lui offrir un dernier chapitre du même ordre, dans une autre région en manque de gloire.

« C'est un marché sportif, à Minnesota, où aucune équipe masculine n'a gagné depuis 1991, ce qui est, je crois, la plus longue disette aux Etats-Unis. S'il a gagné à Cleveland et qu'il gagne aussi à Minnesota, si vous cherchez à construire une vraie candidature pour défier Michael Jordan dans le débat du plus grand joueur de tous les temps, c'est un sacré argument final : être venu à Minnesota, avoir aidé cette équipe à gagner un titre et avoir mis fin à la longue disette de toute une région. »

Evidemment, tout cela reste conditionnel. LeBron aura 42 ans, il ne peut plus être envisagé comme le joueur qui contrôle 82 matches puis quatre séries à lui seul. Il y a aussi une réalité financière, sportive et hiérarchique à régler. Quelle place à côté d'Edwards ? Quel rôle dans le vestiaire ? Quel niveau physique au printemps ? Et surtout : Minnesota est-il vraiment en haut de sa liste, ou simplement dans le groupe des équipes qui ont une histoire séduisante à lui vendre ?

Mais l'intérêt de cette piste est là : elle n'est pas seulement sportive, elle est narrative. Aller chercher une bague supplémentaire avec Stephen Curry ou dans une autre superteam alimenterait forcément le procès en opportunisme. Faire gagner Minnesota, en revanche, aurait une tout autre résonance. LeBron ne serait pas seulement venu ajouter une ligne à son palmarès. Il aurait changé l'histoire d'une franchise, d'une ville, peut-être même d'un débat.

Cela suffirait-il à faire taire définitivement les partisans de Jordan ? Probablement pas. Le débat du GOAT ne se termine jamais vraiment. Mais si LeBron James venait à offrir aux Wolves leur premier titre NBA, dans une Conférence Ouest toujours infernale, son camp tiendrait peut-être son meilleur dernier argument.

C'est tout ce qui me gonfle avec Lebron et le débat du GOAT : tout ce qu'il fait doit se compter en points GOAT, au point de se demander si venir dans une nouvelle équipe comme joueur de complément pourrait faire de lui le GOAT si elle gagne.

Au delà de ça, je pense pas qu'il n'y ait une réponse objective sur "qui est le GOAT" . Personnellement, j'ai MJ mais pour être honnête ça ne me dérange pas qu'il ne soit pas le GOAT pourtout le monde. La réponse KAJ ne me choque pas non plus d'ailleurs.

Mais le seul fait qu'on se pose la question de l'impact d'un éventuel titre avec Minnesota dans le débat, en soit ça ressemble à une preuve qu'il manque quelque chose à Lebron.
Répondre
Impossible !
Jojo a universalisé le basket, pour son aura à fait construire des playground partout dans le monde.

Il a une image iconique presque christique !

Demande à quelqu’un qui ne suit pas le basket et qui s’en fout de citer un seul joueur à 90% ça sera Jordan !
Répondre
Le sujet du GOAT lié LeBron JAMES est ennuyeux...
Il ne sera jamais le GOAT pour de multiples raisons sportives et tout le monde le sait... 🐐
Répondre