5 preuves que Steve Kerr est un thug

Steve Kerr n'est pas le type calme et lisse que vous pensez connaître. Le coach des Golden State Warriors est de ceux qu'il ne vaut mieux pas emmerder.

Shaï MamouPar Shaï Mamou  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
5 preuves que Steve Kerr est un thug

Il s'est battu avec Michael Jordan

A l'automne 1995, les Chicago Bulls participent au traditionnel training camp de pré-saison. Michael Jordan est sorti de sa retraite quelques mois plus tôt pour disputer les 17 derniers matches de la saison régulière et aider sa franchise à reconquérir le titre. Une tentative vaine achevée par une élimination en 1/2 finale de la Conférence Est face au Magic du duo Shaquille O'Neal-Penny Hardaway. "His Airness" n'est pas là pour plaisanter et on le dit d'humeur particulièrement maussade, prêt à prouver qu'il en a encore dans le ventre à 32 ans. S'il a évidemment des accointances avec plusieurs joueurs de l'équipe comme Scottie Pippen, avec lequel il a remporté ses trois titres précédents, Jordan ne fréquente Steve Kerr que depuis quelques semaines et les deux hommes n'ont pas d'affinités. En duel lors d'une opposition à l'entraînement, ils se livrent une féroce bataille malgré les 7 centimètres qui les séparent et des musculatures différentes. Aucun des deux ne canalise son agressivité et les esprits s'échauffent.
"Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête. C'était Michael Jordan, le meilleur joueur de tous les temps... J'ai toujours été un compétiteur dans l'âme et j'étais remonté ce jour-là. Je devais montrer que j'avais ma place dans ce groupe. Du trashtalk s'est vite installé et j'ai mal pris un truc qu'il m'a dit, donc je lui ai répondu. Je crois qu'il n'a pas apprécié et il m'a mis un coup au niveau de la poitrine. Je l'ai repoussé et on s'est battus. Nos coéquipiers sont venus nous séparer. Je sais que si on avait été dans une vraie bagarre hors d'un terrain, il aurait pu me tuer. Mais il fallait bien que je tienne le coup..."
Si Kerr sort de l'affrontement avec un joli cocard, il a tout de même le temps d'adresser quelques coups au visage de l'icône des Bulls. Phil Jackson, dans son bureau au moment de l'affrontement, demandera à Jordan, déjà reparti chez lui, de s'excuser, ce qu'il fera rapidement par le biais d'un coup de téléphone, avant de s'expliquer de vive voix avec Kerr le lendemain. Un respect durable s'installera alors entre eux et Jordan n'hésitera pas à offrir à Kerr le shoot de la gagne dans le game 6 des Finales 1997 contre le Jazz.

Il maîtrise l'art du kung-fu

Steve Kerr est un peu comme Hannibal, le chef de l'Agence tous risques. Il aime quand un plan se déroule sans accroc. Du coup, lorsque ses joueurs n'en font qu'à leur tête, même lorsque cela leur permet d'être en tête au tableau d'affichage, le coach des Warriors peut dégoupiller. Son coup de sang, bref mais intense, lors du game 1 des Finales, montre à la fois que Kerr est un sanguin, et qu'il a probablement étudié les cassettes de Bruce Lee avec minutie... http://www.dailymotion.com/video/x4e7sh3_steve-kerr-fracasse-sa-plaquette-de-rage_sport

Il insulte fréquemment Draymond Green

Draymond Green, souvent décrit comme l'âme des Warriors, a une grande bouche, ce n'est un secret pour personne. Si Steve Kerr paraît plutôt placide la majeure partie du temps, il n'hésite jamais à remettre son joueur en place devant tout le monde. Quitte même à ce que la situation parte très rapidement en vrille...
"Il m'arrive d'être très vulgaire, donc quand on commence à échanger des paroles avec Draymond, ça finit souvent en 'va te faire foutre' des deux côtés. Les autres se disent : 'et merde, c'est reparti'."
Lors d'un match face à Oklahoma City en février dernier, les deux hommes ont dû être séparés alors qu'ils étaient sur le point d'en venir aux mains. Green n'avait pas apprécié d'être l'objet exclusif des critiques de Kerr, vidéo à l'appui, devant ses partenaires. Plutôt que de sortir son joueur du match, Kerr l'a simplement titillé davantage sur le premier temps mort de la 2e mi-temps en n'inscrivant que quatre noms sur son tableau, omettant volontairement le sien. Déchaîné après ce petit incident, le All-Star avait activement participé au comeback de Golden State et à la victoire en prolongation...

Il a résisté au trashtalk le plus immonde qui soit

La jeunesse de Steve Kerr a été marquée par un drame terrible. Son père Malcolm, universitaire américain au Liban, a été abattu froidement par l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) en 1984, alors que Steve, âgé de 18 ans, se trouvait à l'université en Arizona. Comme si perdre son père de cette manière n'était pas suffisamment douloureux, Kerr a dû composer avec l'incommensurable bêtise des fans du rival Arizona State lors d'un match avec les Wildcats peu après. Dès l'échauffement, ces derniers ont ainsi scandé des "Where's your dad ?" et des "OLP !" pour le déstabiliser. Après avoir essuyé quelques larmes, le futur quintuple champion NBA a fait taire ces crétins en signant 20 points lors de la seule 1e mi-temps pour permettre à son équipe de prendre le large.
"C'est tout Steve ça. Plutôt que d'aller dégommer ces types dans les tribunes, il a préféré gâcher leur soirée sur le terrain", raconte son frère Andrew.

Il n'hésite pas à tacler les anciennes gloires

Les déclarations d'Oscar Robertson sur le côté un peu surcoté de Stephen Curry et le fait qu'il n'aurait pas pu s'exprimer comme ça à son époque ont reçu une réponse à la hauteur de la part de Steve Kerr.
"Oui, bien sûr, Robertson a raison... Même un mec comme moi à l'époque aurait parfaitement pu stopper Steph. Je l'aurais complètement éteint, bouffé ! Parce qu'à l'époque, c'est bien connu, les basketteurs étaient plus grands, plus costauds et mieux préparés... Steph n'aurait même pas eu sa place en NBA".
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