Victor Wembanyama continue de faire parler de lui à New York. Après la victoire des Knicks en Finales NBA, le Français avait rapidement rejoint le vestiaire sans serrer la main des joueurs new-yorkais. Un geste qui a déjà été commenté par plusieurs anciens joueurs et consultants, et qui a cette fois fait réagir José Alvarado.
Le meneur des Knicks, champion NBA après son arrivée en cours de saison, était invité dans l’émission The Breakfast Club sur 105.1 FM. Interrogé sur l’attitude de Wembanyama après le Game 5, Alvarado a tenu un discours assez équilibré. Il n’a pas cherché à enfoncer le joueur des Spurs, dont il a apprécié l’intensité pendant la série, mais il estime que la fin du match appelait un autre comportement.
"J’ai des sentiments partagés. Je suis un compétiteur moi aussi. Mais je regarde mes ennemis dans les yeux, je leur serre la main", a expliqué Alvarado.
"En dehors des lignes, serre les mains"
Pour Alvarado, la frontière est assez simple. Pendant le match, dans une série de Finales, tout ou presque peut être accepté. Les coups, la tension, l’agressivité, les regards noirs, la bataille physique. Une fois le buzzer final passé, en revanche, il y a selon lui un minimum de respect à afficher pour l’adversaire qui vient de gagner.
"Entre les lignes, tout est permis. En dehors, serre les mains", a résumé le meneur des Knicks.
Alvarado a aussi rappelé qu’il avait aimé la manière dont Wembanyama avait combattu pendant la série. C’est justement ce qui rend, à ses yeux, la sortie du Français un peu difficile à comprendre. Le Spur venait probablement de vivre l’un des moments les plus douloureux de sa jeune carrière, mais le Portoricain estime que ces défaites font aussi partie de l’apprentissage.
Depuis la fin des Finales, Wembanyama est ciblé par une partie des médias et des fans new-yorkais, déjà remontés contre lui après plusieurs séquences tendues durant la série. Draymond Green avait notamment critiqué son départ précipité, expliquant que regarder son bourreau dans les yeux faisait aussi partie du processus lorsqu’on perd une grande bataille.

Il y avait bien 70 % des places proches du terrain qui étaient occupées par des supporters des Knicks, qui ont immédiatement envahi le terrain.
À l'extérieur tu t'y attends. C'est normal.
À domicile, je crois que l'on sous-estime énormément l'impact moral que ça peut avoir pour les joueurs qui n'ont juste pas envie de rester une seule seconde de plus sur ce terrain.
ça n'est d'ailleurs, à mon sens, pas un hasard que les Knicks étaient aussi serein et facile à l'extérieur ... et leurs adversaire, aussi fébrile à domicile
C'est censé être chez eux.
Et pourtant, ils vont avoir des fous furieux qui vont venir leur hurler aux oreilles...
Victor, je ne vous en parle même pas ... notamment des aberrations que les mecs vont venir lui jeter à la tête
Surtout que l'on sait tous, les supporters des Knicks... ce ne sont pas n'importe quels supporters...
Après une bataille on se salut pour le fair-play ! Rien à voir avec s'aimer ou autres..
Ça me choque pas plus que ça.
Les mecs qui font genre, on s’aime tous, on est des copains, ça me gave aussi.
Tout au long de cette finale la com des spurs c'était, on perd les matchs c'est pas NY qui gagnent, et beaucoup d'autres phrases où ils n'ont jamais donné l'ilmpression de donner un minimum de crédit au taff de leurs adversaires. Tu rajoutes ça et ça fait vraiment rageux quand meme.
Après une bataille on se salut pour le fair-play ! Rien à voir avec s'aimer ou autres...