Dans The Bill Simmons Podcast, Bill Simmons a remis une pièce dans la machine à scénarios en lâchant une idée qui claque : Anthony Davis contre Karl-Anthony Towns, un échange potentiel entre Dallas et New York. Pas présenté comme une rumeur "sérieuse", plutôt comme un thermomètre : si ce genre de deal commence à sembler "discutable", c’est que l’équipe concernée - les Knicks - traverse un moment où tout le monde se met à questionner le plafond.
Simmons explique d’abord pourquoi il n’y croyait pas du tout il y a peu. Il y a quelques semaines, dit-il, la réponse était clairement non : Towns faisait une bonne saison, pendant que Davis n’avait pas prouvé qu’il pouvait rester sur le terrain. Dit autrement : pourquoi New York échangerait un intérieur offensif productif contre un pari santé, même s’il est plus intimidant défensivement ?
Sauf que les dynamiques bougent vite. Simmons ajoute que maintenant, l’idée lui semble "un peu plus raisonnable". Pas parce qu’il est convaincu que ça doit se faire, mais parce que la séquence actuelle des Knicks ouvre la porte à toutes les conversations, surtout celles qui touchent aux playoffs.
Son point central : New York a des matchups vraiment moches à l’Est. Il en voit deux, clairement. Boston, d’abord : les Celtics ont "des gars à jeter sur Brunson", assez de profils pour le fatiguer, le couper de ses zones de confort et rendre chaque match plus pénible.
Simmons évoque aussi la question du retour de Jayson Tatum (minutes, intégration dans une attaque différente), mais l’idée reste la même : Boston aime ce duel, et ça se sent.
New York humilié à Detroit, les Knicks en crise
L’autre épine, c’est Detroit. Et là, Simmons n’y va pas à moitié : il décrit les Pistons comme une équipe "construite pour battre les Knicks", avec davantage de dureté, de profondeur de profils, et un rapport de force plus favorable, notamment sur le secteur intérieur.
Il résume même une série Knicks-Pistons à une interrogation : quel Mitchell Robinson tu récupères ? Il rappelle que Robinson avait pesé dans cette opposition, mais insiste : Detroit est bien meilleur aujourd’hui, et New York n’a pas la même marge.
C’est précisément là que le fantasme Davis-Towns prend du sens. Si tu penses que New York se fait marcher dessus dans certains registres, tu peux imaginer que Davis apporte une réponse : plus de protection de cercle, plus d’impact défensif, plus de "playoffs edge".
En échange, tu perds évidemment le côté spacing / tir / attaque que Towns peut offrir, et tu acceptes le risque physique.
Simmons n’oublie pas non plus de rappeler que Towns à New York, à la base, c’est une très bonne opération. Il dit même qu’il trouve le trade Randle + DiVincenzo contre Towns tellement cohérent qu’un an plus tard, il a l’impression que les deux équipes le referaient sans hésiter, ce qui est rare pour un deal aussi lourd.
Donc ce n’est pas un procès de Towns. C’est plutôt un constat : les Knicks, en ce moment, donnent des raisons d’avoir peur de ce que ça deviendra sur une série.
Et il termine en remettant New York à sa place du moment : si tu lui proposes "les Knicks contre "le terrain" à l’Est, il dit qu’au vu des deux dernières semaines, il prendrait plutôt Detroit, Boston et Cleveland. Il précise quand même de ne pas sur-réagir tôt dans la saison et admet qu’ils peuvent se remettre dans le bon sens.
Mais le mal est là : la confiance a glissé, et quand ça arrive, les idées extrêmes reviennent très vite.
En clair, ce trade Anthony Davis contre Karl Anthony Towns n’est pas une rumeur profonde. C’est un signal. Un moyen de dire que, pour Simmons, New York n’est pas en train de perdre des matchs. New York est en train de perdre des certitudes.

Non c'est pas AD qu'il faut c'est GIANNIS.