Les Chicago Bulls n’ont pas réussi à refourguer Rip Hamilton

Les Chicago Bulls n'ont pas échangé Rip Hamilton et sont donc dans la luxury tax. Ce qui leur rend tout recrutement quasi impossible.

Les Chicago Bulls n’ont pas réussi à refourguer Rip Hamilton
Pour la première fois de leur histoire, les Chicago Bulls sont en passe de payer la Luxury Tax. En effet, la franchise de l’Illinois n’a fait aucun transfert, hier, ni pour améliorer l’effectif, ni pour libérer de la masse salariale. Résultats des courses, les dirigeants doivent gérer les salaires actuels de Derrick Rose (16 millions de dollars actuellement, 20 millions en 2015), Luol Deng (13 millions), Joakim Noah (11 millions), Carlos Boozer (15 millions) sans compter la rémunération future de Taj Gibson (7,5 millions l'an prochain, 9 millions dans trois ans). Selon The Chicago Tribune, les Chicago Bulls ont tenté, en vain, de refourguer Rip Hamilton (5 millions de dollars) aux Nuggets, mais ont refusé de lâcher un premier tour de draft dans l’échange. Signe que les dirigeants n’ont pas la volonté absolue de faire primer l’enjeu financier avant les résultats sportifs. En effet, Hamilton, même s'il n'a peut-être pas eu le rendement escompté par les fans, apporte du scoring au poste deux mais surtout son expérience des playoffs et de la gagne (35 ans, 126 matches en playoffs et un titre avec Detroit en 2004). Autre joueur disponible, Carlos Boozer déçoit depuis son arrivée à Chicago en 2010. Il devait être l’intérieur scoreur complément de Derrick Rose dont les Bulls ont tant besoin. Sans être ridicule, Boozer n’a pas su assurer son rôle de lieutenant en playoffs. Surtout, il touche la bagatelle de 15 millions de dollars cette saison, 15, 3 l'an prochain et 16,8 dans deux ans ! D’où les rumeurs insistantes d’un échange avec Andrea Bargnani, le joueur des Raptors. Si l’Italien défend encore moins bien que Boozer, il représente l’avantage de pouvoir étirer les défenses en raison de son adresse longue distance et donc de créer des espaces pour… Derrick Rose. En raison du nouveau CBA, les Chicago Bulls payeront 3,2 millions de pénalités, des pénalités de plus en plus forte à partir de la saison prochaine, d’où l’intérêt pour de nombreuses équipes à dégraisser leur effectif, comme l'a expliqué le vice-président John Paxson. La masse salariale de Chicago est à hauteur de 73,55 millions de dollars. Soit environ 800 000 dollars sous le "hard cap" fixé à 74,31 millions. Chicago pourra tout de même recruter un dernier joueur début mars, lorsque le prorata du salaire vétéran permettra aux Bulls d'embaucher sans dépasser ce hard cap (à partir de mars le nombre de mois restant place le salaire vétéran sous les 800 000 dollars). A moins qu'une recrue de choix, un certain Derrick Rose, revienne de blessure...