Clark, Malonga, Martin… : les 10 attractions de la Coupe du monde

écouvrez les 10 joueuses à suivre absolument au Mondial 2026, de Caitlin Clark à Dominique Malonga en passant par Emma Meesseman et Ziyu Zhang.

Clark, Malonga, Martin… : les 10 attractions de la Coupe du monde

La Coupe du monde 2026 débute vendredi à Berlin et, au-delà de la course au titre, il y aura évidemment quelques joueuses pour lesquelles on vous conseille fortement de garder un œil sur l’écran. Certaines sont déjà des superstars, d’autres pourraient profiter de ces dix jours en Allemagne pour changer complètement de dimension.

Il ne s’agit donc pas forcément des dix meilleures joueuses présentes. Plutôt de dix attractions du tournoi, pour leur talent, leur style, leur histoire ou, dans un cas très particulier, leurs 2,20 mètres. De Caitlin Clark à Dominique Malonga en passant par Emma Meesseman et quelques futures stars à découvrir, voici celles que l’on a particulièrement envie de voir à l’œuvre.

Iyana Martin (Espagne)

Retenez bien son nom si ce n’est pas déjà fait. À seulement 20 ans, Iyana Martín a déjà tout de la prochaine patronne de la sélection espagnole. MVP de la Coupe du monde U19 en 2023, élue meilleure jeune joueuse d’EuroLeague, la meneuse d’Avenida (draftée par Portland en 2026 avec le 7e pick) a depuis commencé à installer son jeu au niveau senior.

Lors du tournoi qualificatif de San Juan, Martín a parfaitement montré l’étendue de son registre : 10 points, 4,2 passes et 2,2 interceptions de moyenne, avec 42,9 % de réussite à trois points. De la vitesse, beaucoup de culot, une capacité à créer pour elle-même ou les autres et cette agressivité permanente traditionnellement associée aux arrières espagnoles.

L’Espagne ne manque évidemment pas de talent, mais ce Mondial pourrait être celui où Martín cesse définitivement d’être présentée comme une pépite pour devenir simplement une star.

Dominique Malonga (France)

On aurait aussi pu choisir Marine Johannès, Gabby Williams, Janelle Salaün, Leïla Lacan, Pauline Astier, Carla Leite... Mais en termes de potentiel d’explosion durant ce Mondial, difficile de résister à Dominique Malonga.

À 20 ans, l’intérieure française a déjà joué une finale olympique, s’est installée en WNBA et possède des qualités physiques quasiment uniques dans le basket féminin. À Lyon, lors des qualifications, elle avait eu le temps de tourner à 14,5 points et 6 rebonds en moins de 19 minutes sur ses deux apparitions, à 66,7 % au tir. Et évidemment de rappeler qu’elle pouvait dunker en plein match international.

L’absence d’Iliana Rupert lui ouvre aussi un espace supplémentaire dans la rotation intérieure. Malonga n’a pas besoin de jouer 30 minutes pour peser sur une rencontre : course, rebond offensif, finition, contre… Elle peut dynamiter un match en quelques possessions. À Berlin, le grand public pourrait découvrir à quel point son plafond est vertigineux.

Caitlin Clark (USA)

Elle est probablement l'une des joueuses les plus attendues de tout le tournoi. Caitlin Clark va disputer à 24 ans sa première Coupe du monde avec Team USA et ses débuts internationaux seniors ont déjà donné une idée de ce qui nous attend.

À San Juan, Clark a été élue MVP du tournoi qualificatif avec 11,6 points et surtout 6,4 passes de moyenne, meilleur total de la compétition, tout en shootant à 40% à trois points. Pour son tout premier match, elle avait envoyé 17 points et 12 passes en seulement 19 minutes contre le Sénégal.

Dans une sélection américaine rajeunie et finalement privée d’A'ja Wilson et Kelsey Plum, Clark fait partie des nouveaux visages appelés à prendre progressivement le pouvoir. On ne sait pas encore quelle liberté Kara Lawson lui laissera dans une équipe aussi profonde. On sait en revanche qu’un tir pris à neuf mètres ou une passe impossible suffiront à faire lever la salle. Ce Mondial sera aussi une première occasion de voir ce que donne le phénomène Clark lorsqu’il est transposé au plus haut niveau FIBA. Le backcourt qu'elle formera par séquences avec Paige Bueckers s'annonce extraordinairement excitant.

Emma Meesseman (Belgique)

À 33 ans, Emma Meesseman n’a évidemment plus rien à révéler. Mais une liste des attractions du Mondial sans elle n’aurait pas beaucoup de sens.

La Belgique vient de remporter deux EuroBasket consécutifs et Meesseman a été MVP des deux compétitions. En 2025, elle tournait encore à 19,2 points, 9,2 rebonds et 5,3 passes. Lors des qualifications pour Berlin, elle s’est presque transformée en meneuse : 12,4 points, 5,4 rebonds et 6,6 passes de moyenne, meilleur total du tournoi de Wuhan.

Tout ce que font les Belgian Cats passe de près ou de loin par elle. Elle peut scorer au poste, jouer face au cercle, créer pour une partenaire, défendre plusieurs positions et prendre la bonne décision quasiment à chaque possession. La Belgique cherche encore sa première médaille mondiale. Si elle y arrive, il y a de fortes chances que Meesseman soit encore au centre de l’histoire, elle que l'on peut clairement déjà mettre dans la discussion des meilleures joueuses FIBA de tous les temps.

Ziyu Zhang (Chine)

Commençons évidemment par le chiffre : Ziyu Zhang mesure 2,20 mètres, à 19 ans. La jeune intérieure chinoise sera donc immédiatement l’une des attractions visuelles du Mondial. Mais la réduire à sa taille serait une erreur. Zhang possède un toucher extrêmement doux autour du cercle et sait déjà très bien exploiter son avantage physique sans simplement attendre le ballon sous le panier.

Lors du tournoi qualificatif de Wuhan, elle a inscrit 11 points de moyenne en seulement 11 minutes, à 68,4 % au tir. Contre la Belgique, il lui avait suffi de 19 minutes pour compiler 20 points et 11 rebonds à 10/15.

Et le plus effrayant est peut-être que la Chine peut également utiliser Han Xu et Li Yueru à l’intérieur, deux intérieures de très grandes taille, avec un niveau et une expérience supérieurs. Zhang était déjà à 35 points et 12,8 rebonds de moyenne au championnat d’Asie U18 en 2024. Berlin pourrait être le tournoi où le monde entier fait sa connaissance.

Mai Yamamoto (Japon)

Mai Yamamoto représente à merveille le basket japonais : vitesse, mouvement permanent, adresse extérieure et aucune peur de dégainer malgré son petit gabarit. Révélée en 3x3 et progressivement intégrée à l'équipe nationale avant de rejoindre la WNBA et les Aces, elle a été excellente lors du TQCF d’Istanbul avec 15 points et 3,6 passes en seulement 21 minutes par match. Plus impressionnant encore : Yamamoto a rentré 50 % de ses trois points, sur six tentatives par rencontre, ce qui lui a valu une place dans le cinq majeur du tournoi.

Le Japon dispose d’autres joueuses extrêmement plaisantes à regarder, notamment Kokoro Tanaka ou l'inoxydable chef d'orchestre Rui Machida, mais Yamamoto reste celle qui peut faire basculer une rencontre par une séquence de trois tirs longue distance et quelques accélérations. Le genre de joueuse pour laquelle on finit régulièrement par regarder un match que l’on n’avait absolument pas prévu de regarder.

Dorka Juhasz (Hongrie)

La Hongrie n’avait plus participé à une Coupe du monde depuis 1998. Si elle est de retour 28 ans plus tard, Dorka Juhasz y est pour beaucoup. L’intérieure de 1,92m a ravagé le tournoi qualificatif d’Istanbul : 18 points et 9 rebonds de moyenne, avec une capacité à punir près du cercle comme à s’écarter. Elle avait surtout commencé la compétition en envoyant 35 points contre le Japon, record personnel en sélection et deuxième plus gros total jamais réalisé lors d'un tournoi qualificatif au Mondial.

Elle a encore signé 24 points, 9 rebonds et 5 passes dans le match décisif contre la Turquie. Son état physique sera à surveiller après une récente alerte, mais elle est attendue à Berlin. Si elle est à 100 %, la joueuse des Minnesota Lynx et ex de UConn, est exactement le type de fille capable de transcender une sélection.

Cecilia Zandalasini (Italie)

Cela faisait 32 ans que l’Italie n’avait plus participé à une Coupe du monde. Pour son retour, elle pourra compter sur celle qui accompagne depuis une décennie le renouveau du basket féminin italien avec sa coéquipière plus jeune Matilde Vila. À 30 ans, Cecilia Zandalasini n’est peut-être plus la jeune scoreuse explosive que l’Europe avait découverte au milieu des années 2010, mais elle est devenue une joueuse beaucoup plus complète et un véritable leader.

Elle tournait à 13,8 points lors du tournoi qualificatif de San Juan et, lorsqu’il a fallu battre l’Espagne pour valider le billet pour Berlin, elle a répondu avec 22 points dans une victoire 68-56. L’Italie sort également d’une médaille de bronze à l’EuroBasket 2025 décrochée contre les Bleues. Elle arrive donc avec de vraies ambitions, et Zandalasini reste la joueuse vers qui les regards vont naturellement se tourner lorsque les possessions vont commencer à peser lourd.

Murjanatu Musa (Nigeria)

Le public français connaît forcément un peu mieux Murjanatu Musa que le spectateur lambda. L’intérieure nigériane sort d’une énorme saison avec Basket Landes et représente parfaitement ce qui rend les D'Tigress si pénibles à affronter, avec ce cocktail d'impact physique, d'énergie et d'activité permanente.

Lors du tournoi qualificatif de Lyon-Villeurbanne, Musa a compilé 10,4 points et 7,2 rebonds de moyenne à 50% au tir. Elle avait notamment inscrit 15 points contre l’équipe de France et produit un étonnant match à 10 points, 12 rebonds et 8 passes face aux Philippines.

Avec Ezinne Kalu, Amy Okonkwo ou Victoria Macaulay, d'autres anciennes pensionnaires du championnat de France, autour d’elle, Musa ne sera pas seule. Elle possède le moteur pour devenir l’une des joueuses qui marquent ce type de tournoi, particulièrement avec un Nigeria dont le basket physique et agressif peut faire dérailler beaucoup de monde.

Frieda Bühner (Allemagne)

L’Allemagne jouera à domicile et devra le faire sans Satou Sabally, forfait sur blessure. Leonie Fiebich sera évidemment extrêmement attendue, Nyara Sabally également. Mais gardez une place sur votre radar pour Frieda Bühner.

À 22 ans, l’ailière-forte est l’une des joueuses européennes dont la progression a été la plus spectaculaire ces derniers mois. Au tournoi qualificatif de Lyon, elle a tourné à 13,2 points et 5,2 rebonds à près de 52% au tir. Dès le premier match, elle avait envoyé 21 points, 9 rebonds et 4 passes contre la Corée, avant d’en ajouter 19 le lendemain face aux Philippines.

Le tout après un EuroBasket 2025 où elle avait déjà montré qu’elle pouvait produire au très haut niveau international. Dans une équipe allemande ambitieuse et poussée par son public, Bühner possède le mélange parfait entre talent, opportunité et exposition pour sortir du Mondial avec un tout autre statut.