Dillon Brooks a encore craqué… mais les arbitres l’ont finalement sauvé

Brooks et Powell se sont livrés un duel physique digne des années 90 mardi soir. Provocations, contact intense et engagement total. Dillon a été sanctionné mais finalement les refs ont fait preuve de mansuétude.

Miami et Phoenix ont offert mardi soir un duel à la dure qui rappellait à certains égards les fameux affrontements physiques de la NBA des années 90. Dillon Brooks a poussé le curseur d’intensité très haut face au Miami Heat, dépassant parfois les bornes. Norman Powell, sa cible ce soir-là, n’a pas seulement encaissé, il a répondu coup pour coup sur le plan compétitif, jusqu’à une confrontation directe dans le troisième quart-temps.

Le match s’est finalement soldé par une victoire serrée du Heat 127-121, mais le duel entre Brooks et Powell a volé la scène.

Dillon Brooks, connu pour son côté très provocateur et ses fautes techniques viriles, a une nouvelle fois été au centre du jeu rugueux. Une action dans le troisième quart-temps, où il a manifestement poussé Powell, a déclenché une réaction immédiate du vétéran du Heat, qui a dû être retenu par ses coéquipiers pour éviter que la situation ne dégénère.

Powell, qui a été l’un des piliers offensifs de Miami avec 27 points, n’a pas voulu minimiser la nature du duel lorsqu’on l’a questionné après la rencontre.

« On sait ce que fait Dillon Brooks, on sait quelles sont ses pitreries. On sait ce qu’il essaie de faire… Je ne me suis pas laissé entraîner là-dedans pendant la majeure partie du match », a-t-il déclaré, soulignant qu’il avait volontairement résisté aux provocations tout en restant engagé dans le combat.

Mais Norman Powell n’a pas limité sa réaction à de simples mots. Il a montré qu’il était prêt à assumer le contact physique face à Brooks, un style agressif qui ressemble à s’y méprendre aux confrontations brutales d’antan comme le prouve cette vidéo :

 

L'aspect très physique du duel s’est même traduit dans les statistiques disciplinaires du match. Dillon Brooks a reçu ce qui aurait été sa 15ᵉ faute technique de la saison pour cette charge sur Powell. Mais les arbitres sont finalement revenus sur leur décision et ont annoncé ce jeudi qu'elle était annulée.

« Quand il m'a poussé, j'ai atteint mes limites », a reconnu Powell. « Bam m'a retenu, nous avons obtenu le lancer franc pour la faute technique et nous avons continué. »

En revanche, la faute flagrante sur Andrew Wiggins (assez dingue...) où Brooks lui arrache le bras après avoir raté son shoot, elle, aurait pu valoir plus qu'une faute flagrante de niveau 1...

Cette intensité hors norme n’a pas seulement façonné la dramaturgie du match, elle a clairement influencé la façon dont Miami a abordé la rencontre. Powell, déjà revenu de blessure récemment, a été au centre de l’effort collectif du Heat, mais le duel personnel contre Brooks a marqué l’esprit des observateurs comme un moment de NBA rugueuse, physique, sans concession, là où chaque possession comptait et où les deux hommes se sont battus sans reculer.

« Brooks sera toujours lui-même, et cela ne me dérange pas trop. Je joue contre lui depuis l'université. Je sais comment il est. J'ai résisté à ses provocations la majeure partie du match, alors qu'il essayait de me bousculer, de me retenir, de me faire des fautes et de me provoquer verbalement », a conclu Powell.

Dans une ligue de plus en plus orientée vers le jeu fluide et les tirs à trois points, ce type d’affrontement rappelle que l’aspect combatif n’a pas disparu, et que certains joueurs comme Brooks et Powell sont prêts à le porter à l’extrême, match après match.

Dillon Brooks a encore trollé LeBron... et ça ne l'amuse pas du tout