Les Cleveland Cavaliers peuvent souffler. Après deux éliminations frustrantes au deuxième tour et des années à buter contre le même plafond, la franchise de l’Ohio a enfin validé son billet pour la finale de conférence Est grâce à une démonstration autoritaire face aux Detroit Pistons dans le Game 7 (125-94).
Portés par un Donovan Mitchell agressif dès l’entre-deux et par une prestation collective impressionnante, les Cavs ont totalement étouffé Detroit à l’extérieur pour signer la plus belle campagne de playoffs de l’ère Mitchell-Mobley-Allen. Et forcément, après presque dix ans à voir ses parcours de postseason s’arrêter au même endroit, Donovan Mitchell n’a pas caché son soulagement.
« Même l’an dernier, quand on a perdu contre Indiana, notre objectif était déjà d’aller en Finales NBA. Là, on se rapproche un peu plus. Mais oui, ça fait presque une décennie que je me heurte au même problème. Donc évidemment, personnellement, et en tant qu’équipe, on peut respirer un peu. »
Un peu seulement. Parce que Cleveland sait aussi que le vrai défi arrive maintenant avec une finale de conférence face aux New York Knicks, dont le Game 1 débutera mardi au Madison Square Garden.
Mitchell lance la démonstration
Après son match raté lors du Game 6, Donovan Mitchell avait clairement décidé de remettre immédiatement les choses à l’endroit. Le leader des Cavs a distribué le jeu avec une maîtrise totale dès les premières possessions, impliqué sur trois des quatre premiers paniers de Cleveland.
Au final : 26 points, 8 passes, 6 rebonds et surtout une influence permanente sur l’attaque des Cavaliers. Selon ESPN Research, Cleveland a terminé à 8 sur 8 au tir sur les passes directes de Mitchell. Le coach Kenny Atkinson a particulièrement apprécié cette entame ultra agressive.
« Le fait que Mitchell distribue le ballon, ça a été énorme. On savait que le début de match serait monumental. Il fallait que Detroit comprenne qu’on était là et qu’on allait leur poser énormément de problèmes. »
Rapidement dépassés par l’intensité et la circulation de balle des Cavs, les Pistons n’ont jamais vraiment réussi à installer le moindre suspense dans cette rencontre. Cleveland a même terminé avec quatre joueurs à plus de 20 points, une performance rarissime dans l’histoire de la franchise en playoffs.
"On ne peut respirer que 12 heures"
Le succès est historique pour Cleveland. Cette victoire de 31 points représente la troisième plus large victoire à l’extérieur dans un Game 7 de l’histoire NBA selon ESPN Research. Surtout, les Cavs viennent désormais de remporter deux Game 7 durant la même campagne de playoffs, symbole d’une équipe qui apprend enfin à survivre sous pression.
Le shooteur Sam Merrill, excellent lors de ce Game 7, y voit d’ailleurs un élément essentiel dans la progression du groupe.
« C’est un vrai combat. On a affronté deux équipes extrêmement physiques et le fait de continuer à progresser au fil des séries, je pense que c’est une énorme étape pour nous. Bien sûr, tu aimerais gagner chaque série sur un sweep, mais ces séries ont été de super opportunités pour apprendre à mieux se connaître, développer encore plus de confiance et continuer à progresser. C’est ça les playoffs. Tu dois constamment t’améliorer, faire des ajustements et trouver un moyen de gagner. »
Les Cavaliers savourent, mais personne à Cleveland ne considère ce parcours comme une finalité. Et Donovan Mitchell l’a parfaitement résumé avec une dernière formule qui donne déjà le ton avant d’aller défier New York.
« On ne peut respirer que pendant 12 heures. Ensuite, on retourne directement au boulot. »
