« Je sais à quel point il est à l’aise. Nous avons confiance en lui et il a confiance en lui. On vit avec les décisions qu’il prend et les tirs qu’il met. Il n’est pas notre meneur titulaire par hasard », confiait ensuite Jimmy Butler en conférence de presse.
Pas par hasard… peut-être un peu quand même. En tout cas, sa présence à ce stade de la compétition reste une anomalie à l’échelle de l’Histoire de la NBA et au vu de son parcours jusqu’ici. Originaire de Californie et passé par la fac de Santa Barbara, il n’a pas forcément fait exploser les compteurs lors de ses quatre années universitaires. Mais il est sorti de l’école à la suite d’un cursus complet et avec l’espoir de montrer à des franchises qu’il pouvait contribuer de suite. Elles l’ont tout de même snobé le soir de la draft. C’est d’ailleurs l’un des éléments qui revient souvent au moment d’évoquer le Heat, une équipe qui évolue avec sept joueurs non draftés, dont Gabe Vincent.Voir cette publication sur Instagram
« Des joueurs non draftés peuvent être titulaires en finales NBA. Ça ne veut rien dire le fait qu’il n’ait pas été drafté », tempère tout de même Adebayo.Il y en a effectivement eu d’autres qui ont pesé à ce niveau. Des Ben Wallace, des Fred VanVleet plus récemment. La comparaison avec ce dernier est intéressante parce que les deux joueurs évoluent au même poste avec un profil assez similaire, celui d’arrière coincé dans le corps d’un meneur et qui ont dû, pour briller, apprendre à maîtriser un autre poste. En commençant d’abord sur le banc avant de s’imposer en tant que titulaire. C’est un sacré challenge. https://twitter.com/NBA/status/1665556807870296067
« On l’aime. Vraiment. C’est un gars spécial. Il a hérité du changement de rôle qui est, je pense, le plus difficile. Il était un shooteur au poste deux. On a voulu en faire un combo guard capable d’organiser le jeu. Je pense que transformer un arrière en meneur est le truc le plus dur à faire dans cette ligue. Il a accepté et il a connu des difficultés. Le challenge fait ressortir le meilleur de nous-mêmes et c’est ce qui se passe avec lui », explique par exemple Erik Spoelstra.C’est surtout en playoffs que Vincent s’est retrouvé bombardé avec des responsabilités nouvelles et accrues. Et ça n’a certainement pas été facile. Il lui a fallu développer rapidement de nouveaux instincts. Parfois en jouant contre sa nature. Mais ses camarades ne l’ont pas lâché et l’ont incité à se concentrer sur ce qu’il sait faire.
« Mes coéquipiers m’ont encouragé à être plus agressifs quand je me posais des questions sur est-ce que je dois passer ou tirer en priorité. Nos stars, Jimmy, Kyle, Bam, n’ont pas arrêté de me parler. Ils ont confiance en mon QI basket. »Gabe Vincent donne justement l’impression de ne prendre plus que des bonnes décisions depuis plusieurs matches. Ce n’est pas forcément un playmaker mais c’est un bon manieur de ballons, suffisamment pour faire des différences en dribbles. C’est aussi un sniper et un assassin dans les moments chauds. Effectivement, il va vraiment falloir apprendre à compter sur lui. Parce qu’à ce stade, ce n’est plus une surprise. Miami réussit un coup de maître à Denver
