Victor Wembanyama : gagnant
Qu'importe les préférences personnelles, on pouvait difficilement trouver un cadre et une organisation plus fiables et stables que les Spurs. C'est justement ce qu'espérait Victor Wembanyama et il n'a pas masqué sa satisfaction au sortir de la loterie. La tâche de répondre aux attentes gigantesques qui pèsent sur lui sera peut-être un poil moins herculéenne dans le cocon de San Antonio, avec un staff et un coach qui le challengeront comme il faut pour que son développement se fasse de la meilleure des manières.Les San Antonio Spurs et Gregg Popovich : gagnants
Les Spurs avaient lancé leur première dynastie grâce à une saison de tanking pour pouvoir récupérer Tim Duncan lors de la NBA Draft 1997. Il faut croire que le karma les a récompensés d'avoir instauré une culture de la gagne et de n'avoir eu recours au tanking que sur une courte durée et une fois les autres options écartées. Pour Gregg Popovich, c'est formidable de savoir qu'il pourra consacrer le dernier chapitre de sa carrière à la formation et au développement d'un joueur comme Victor Wembanyama. Surtout qu'il a déjà expliqué avoir beaucoup aimé l'expérience de faire progresser des joueurs qui partaient de tout en bas ou presque, après avoir passé des décennies à coacher des joueurs déjà très bien formés. Il est évident que Pop et Victor vont se nourrir mutuellement - au sens propre, lorsque Pop sortira du vin d'élite et de la bonne bouffe après les matches, comme au sens figuré. Le Français est intéressé par d'autres choses que le basket et en cela sa relation avec le très militant et cultivé Popovich s'annonce fructueuse.Les Detroit Pistons : perdants
Les fans des Pistons n'ont même pas eu droit à la petite dose d'adrénaline et d'espoir des quatre équipes encore en lice après la pause publicitaire. Mark Tatum a annoncé Detroit en 5e position, faisant remonter la frustration d'une saison assez déprimante du côté de Motown. Les Pistons avaient mis les moyens, notamment en mettant Cade Cunningham au repos et en ne faisant rien pour sortir du "bottom three". Tout ça, pour ça. Cunningham a intérêt à être "The Guy" dès la saison prochaine. Sur ce qu'on a vu, il a tout de même le potentiel pour être un franchise player viable.Les Houston Rockets : perdants
Non seulement ils ont tanké comme des cochons, avec un mode de fonctionnement et un style de jeu plus proches du circuit AAU que d'autre chose, pour ne finalement décrocher que le 4e pick de la prochaine NBA Draft. Mais en plus ils ont été un tantinet humiliés à heure de grande écoute. Tout le monde a vu à quel point le fait d'éviter les Rockets a été un soulagement pour Victor Wembanyama, qui a clairement célébré la chose. Rien à voir avec la ville ou l'état, puisque Houston est aussi au Texas. C'est vraiment la franchise en elle-même que Victor espérait ne pas avoir à fréquenter.La réaction hilarante de Victor Wembanyama au moment où il sait qu'il ne finira pas aux RocketsPOV : quand tu sais que tu n’iras pas aux Rockets. pic.twitter.com/0vgJthKFWY
— Oklahoma City Thunder France (@OKCThunderFR) May 17, 2023
