Comme par hasard. C’est après avoir affronté Shai Gilgeous-Alexander et le Oklahoma City Thunder que Jaylen Brown s’en est pris à tous ces attaquants qui obtiennent des fautes à foison, ce dont le MVP est régulièrement accusé par une partie du public basket et même certains joueurs et coaches NBA. En réalité, l’arrière des Boston Celtics pointe surtout du doigt le système, les méthodes de ses pairs et encore plus les réactions des arbitres qui laissent faire.
« Au final, peut-être que ça marche pour eux mais je ne cherche pas la faute à tous prix », assure Brown. « Je ne cherche pas à simuler mais j’ai parfois l’impression d’être obligé de le faire. Il y a eu deux actions dans le quatrième quart-temps où j’ai drivé en force, je suis monté au cercle et je n’ai pas eu le bénéfice du doute. Si j’avais floppé, j’aurais pu essayer d’obtenir le coup de sifflet. Et ces actions décident les matches. On veut pousser les athlètes à jouer de la bonne manière mais, dans le même temps, on récompense ceux qui cherchent à manipuler le jeu en leur faveur. Ce n’est pas du basket. Jouons juste au basket. »
Sa sortie dans la presse intervient deux jours après son gros coup de sang envers un arbitre. Jaylen Brown avait été expulsé dès le deuxième quart-temps en s’en prenant à l’un des officiels lors d’un match finalement perdu contre les San Antonio Spurs. Il a aussi donné sa définition de ce qu’il considère donc comme de la « manipulation. »
« C’est juste une façon d’exagérer le contact. C’est quand ils n’essayent même pas de marquer mais qu’ils se jettent sur un défenseur pour absolument obtenir une faute. Mais bon, c’est là où la NBA en est aujourd’hui. Peut-être que je devrai flopper un peu. »
La ligue, pour la qualité de son produit, devrait effectivement chercher à lutter contre ces scoreurs qui vendent un peu trop le contact. Le basket, ce n’est pas du MMA, certes, mais ce n’est pas non plus du catch où tout est mis en scène.
