[ITW] Kaleb Canales : son parcours en NBA, sa relation avec Dirk et Lillard

[ITW] Kaleb Canales : son parcours en NBA, sa relation avec Dirk et Lillard

À l’occasion de sa participation au programme Jr NBA Coaches, on a eu l’opportunité d’échanger avec Kaleb Canales, premier coach mexicano-américain de l’histoire de la ligue et ancien assistant des Blazers et des Mavericks.

Benjamin MoubechePar Benjamin Moubeche  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Interview

Lors de ses 13 années dans le coaching en NBA, Kaleb Canales a marqué l’histoire de la ligue. Vous ne connaissez sans doute pas son nom, mais il est devenu en 2012 le premier entraîneur mexicano-américain de l’histoire de la NBA pendant son intérim aux Blazers.

L’ancien assistant des Nate McMillan et Terry Stotts aux Blazers, de Rick Carlisle aux Mavericks, de David Fizdale aux Knicks et Nate Bjorkgren aux Pacers participe aujourd’hui au programme Jr NBA Coaches Online. L’occasion de revenir sur sa carrière, ses moments avec Dirk Nowitzki et Damian Lillard, de la globalisation de la NBA et de coaching.

BasketSession : Tu as été le premier coach mexicano-américain de l’histoire de la NBA. Penses-tu que la diversité et la représentation ont une place importante pour les coaches en NBA ? Et penses-tu que c’est encourageant pour les générations futures ?
Kaleb Canales : C’était un honneur pour moi d’être le premier coach en chef mexicano-américain de la NBA. Ça l’était aussi pour notre communauté et pour ma famille. En tant que compétiteur, c’est le but ultime d’être coach en chef. La NBA est à l’avant-garde de ces questions, avec ses programmes et ses opportunités à tous les niveaux, la G League comme la NBA.

L’une des choses sur lesquelles nous essayons de nous concentrer avec le Jr NBA Program, c’est que l’on veut permettre aux coaches de se développer. On veut leur expliquer ce que c’est de coacher au quotidien dans une saison NBA. Comme tu le sais, on doit coacher les meilleurs joueurs du monde, mais ce sont aussi ceux qui travaillent le plus dur dans le monde entier.

L’année dernière, tu as organisé un camp de basket pour les jeunes à Laredo, votre ville natale au Texas. Maintenant, tu fais partie du programme Jr NBA Coaches. À quel point est-ce important pour toi d’agir pour la communauté ?
Kaleb Canales : C’est extrêmement important pour moi de rendre à la communauté. Je pense que c’est l’une des bases du Jr NBA Coaches Program. Ma fondation Assist 13 compte beaucoup pour moi. Rendre à la communauté, chez moi à Laredo, et aider les jeunes là-bas avec des camps et d’autres projets, c’est très important pour ma famille et moi.

Le programme Jr NBA Coaches Online est notamment destiné aux jeunes Européens qui veulent progresser. La NBA se globalise un peu plus chaque année, quelle importance portes-tu à cet aspect culturel ?
Kaleb Canales : La NBA, sur les dernières décennies, a fait un immense travail pour faire avancer le jeu dans le monde entier. Beaucoup de gens ont travaillé très dur pour mettre en place divers programmes : Basketball Without Borders, Jr NBA… C’est simplement un exemple de la manière dont la NBA a une avance sur son temps et dont elle fait progresser le jeu.

Ça se remarque tous les soirs. Nikola Jokic est back-to-back MVP. Giannis Antetokounmpo et Luka Doncic sont dans la All-NBA First Team, on voit clairement le progrès. Mais on voit aussi le progrès de plein de joueurs, pas seulement les All-Stars. Les joueurs et les coaches viennent de plus en plus. Il y a des centaines et des centaines d’exemples de la manière dont le jeu a évolué dans différentes régions du monde, et je pense que la NBA est la meilleure institution à ce niveau depuis longtemps.

D’une perspective strictement européenne, quand est-ce que les coaches européens auront-ils leur place en NBA à ton avis ?
Kaleb Canales : Je pense que ce sera très similaire à la manière dont ça s’est passé avec les joueurs. Ça a commencé tout doucement, il y a eu des hauts et des bas en matière de nombre de joueurs. Il y a beaucoup d’excellents joueurs dans le monde entier et aujourd’hui ça se sait.

Je pense qu’il va se passer la même chose avec les coaches. Ça commence avec un ou deux, puis une année il y en a entre cinq à dix, et l’année suivante il n’y en a plus autant. Le fait que la NBA continue de s’étendre au reste du monde n’aura pas seulement un impact sur les joueurs, mais aussi sur les coaches du monde entier.

"J’ai toujours d’excellentes relations, pour la vie, avec des gars comme Dirk, LaMarcus Aldridge, Damian Lillard… des gars que j’ai pu coacher pendant longtemps."

Tu as travaillé aux Mavericks, où tu étais au quotidien avec la légende Dirk Nowitzki. Que dirais-tu aux jeunes européens du programme s’ils te demandent comment devenir le prochain Dirk Nowitzki ?
Kaleb Canales : Tu sais, j’ai beaucoup appris de Dirk. Ce que je leur dirais, c’est qu’ils doivent rêver. Rêver en grand. Ils doivent garder cet objectif en vue, mais cela vient avec des responsabilités et du travail. Un joueur comme Dirk Nowitzki, que j’ai pu coacher pendant cinq ans, travaillait à un niveau élite chaque jour. Et c’est difficile, mais il a travaillé son jeu comme peu l’ont fait. Ça part de là, il faut apprendre le jeu. Si vous voulez être la meilleure version de vous-même, il faut travailler le plus dur possible.

À ce sujet, tu as passé 13 ans en tant qu’assistant en NBA et tu as été head coach des Blazers pendant une saison. Aujourd’hui, tu es coach en chef associé de l’équipe nationale du Mexique. Avec quels joueurs et as-tu préféré travailler et quelles expériences t’ont le plus marqué ?
Kaleb Canales : Mon moment préféré sur les 20 dernières années ? C’est vraiment difficile, mec. Il y a eu beaucoup de super moments. Évidemment, on se souvient des grandes victoires, des grosses défaites qui font mal… mais c’est surtout une question de relations avec les joueurs et les coaches.

J’ai eu la chance de coacher de futurs Hall of Famers comme Dirk Nowitzki, LaMarcus Aldridge, je pense que Damian Lillard sera aussi un Hall of Famer. J’ai aussi pu coacher Brandon Roy pendant un temps, mais malheureusement sa carrière a été raccourcie par les blessures. Mais des gars comme Wes Matthews et Jerryd Bayless sont des gars qui travaillaient énormément et avec qui j’ai pu travailler. J’ai évolué avec eux et on est encore en contact aujourd’hui. J’ai toujours d’excellentes relations, pour la vie, avec des gars comme Dirk, LaMarcus Aldridge, Damian Lillard… des gars que j’ai pu coacher pendant longtemps.

Selon toi, quelle est la qualité la plus importante pour être un bon coach ?
Kaleb Canales : Je pense qu’il faut savoir écouter et être ouvert d’esprit. Je pense qu’il faut avoir un style de jeu, une identité, que l’on veut mettre en place. Mais il faut aussi rester flexible pour s’ajuster à son effectif. Au final, ce que vous voulez, c’est mettre votre équipe dans la meilleure position possible pour gagner. Parfois, en tant que coach et assistant, il faut être capable de s’adapter sur le moment.


Le programme Jr. NBA Coaches — Online présenté par Gatorade® est hébergé sur OWQLO et propose 12 sessions virtuelles en direct de février à septembre pour les utilisateurs de l’application âgés de 16 ans et plus en France. La prochaine session avec Kaleb Canales, ancien coach assistant en NBA, aura lieu le dimanche 12 juin. Pour plus d’informations, visitez owqlo.comgatorade.com, @NBAFRANCE sur Facebook et Twitter et @NBAEurope sur Instagram.

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