Conserver une équipe championne a un prix. Et les New York Knicks ne semblent pas disposés à le payer sans fixer certaines limites. D’après Shams Charania, les négociations autour de la prolongation de Karl-Anthony Towns stagnent après plusieurs mois de discussions. Le pivot peut prétendre à un nouveau contrat de quatre ans pour un peu plus de 270 millions de dollars, mais la franchise chercherait à obtenir un accord inférieur à ce maximum.
Sur le plateau de NBA Today, le journaliste d’ESPN a toutefois précisé que les échanges ne s’étaient pas envenimés.
« Tout au long de l’intersaison, les deux parties ont beaucoup discuté d’un accord. Les discussions m’ont été décrites comme cordiales. Il n’y a tout simplement pas eu d’avancée vers un accord, particulièrement ces derniers temps. »
Le dossier concerne l’un des principaux acteurs du titre new-yorkais. Towns sort d’une saison à 20,1 points, 11,9 rebonds et 3 passes de moyenne en 75 matches, avec une sixième sélection au All-Star Game. Son avenir contractuel reste pourtant à régler au moment de préparer la défense du trophée.
« Il ne fait aucun doute, d’après les personnes auxquelles j’ai parlé, que cela représente un nuage à l’approche du training camp, alors que les Knicks essaient de conserver leur titre. Karl-Anthony Towns entrerait dans la dernière année garantie de son contrat. »
Towns dispose ensuite d’une option joueur de 61 millions de dollars. Il pourrait y renoncer pour devenir free agent à l’été 2027. Selon Charania, environ huit équipes pourraient alors disposer de marge salariale, dont plusieurs susceptibles de chercher un intérieur.
Les Knicks ne sont cependant pas face à une échéance immédiate : ils peuvent encore prolonger leur pivot durant toute la saison et reprendre les discussions ultérieurement.
Le principal obstacle reste la ligne fixée par James Dolan. Le propriétaire ne souhaite pas voir son équipe dépasser le second apron, le deuxième seuil de dépenses auquel sont associées les contraintes les plus importantes pour construire un effectif.
« Cette équipe, actuellement, n’est pas au-dessus du second apron. Mais la saison prochaine, si cette même équipe revient, elle serait au-dessus du second apron. »
La difficulté consiste donc à conserver les joueurs du titre tout en respectant cette limite. Mitchell Robinson est déjà parti lors de la free agency. Josh Hart, lui aussi éligible à une prolongation, n’a pas davantage trouvé d’accord.
Pour l’heure, les informations rapportées décrivent des négociations au point mort, sans annoncer de rupture entre Towns et New York. Elles montrent surtout que le titre n’a pas fait disparaître les arbitrages financiers : les Knicks veulent poursuivre avec leur noyau, mais dans le cadre budgétaire fixé par leur propriétaire.
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