Kawhi transféré, Gallinari frustré : le débat inattendu du CQFR

Le transfert de Kawhi à Toronto a fait réagir Gallinari. Sa colère nous a conduits à une question plus large : le hasard peut-il changer une carrière NBA ?

Kawhi transféré, Gallinari frustré : le débat inattendu du CQFR

Nous avions consacré un podcast entier à Kawhi Leonard et aux Clippers en prenant soin de dire « si le transfert se fait ». Six heures plus tard, le voilà officiellement envoyé à Toronto. Dans le CQFR du jour présenté par Théo et Antoine, nous essayons de comprendre ce que les Raptors récupèrent vraiment, avant que Danilo Gallinari ne nous entraîne vers une question autrement plus personnelle : combien une carrière doit-elle au hasard ?

Kawhi et Toronto : enfin une réponse, puis dix questions

La validation du transfert nous soulage d’abord pour les Raptors. Ils peuvent enfin préparer leur saison sans attendre que le dossier Leonard se débloque. Pour nous, le timing est moins sympathique : les deux franchises auraient pu se décider avant l’enregistrement du podcast d'hier... Bref.

Sur le terrain, l’idée d’associer Kawhi à Scottie Barnes nous intrigue énormément. Défensivement, ces deux bulldogs peuvent être terrifiants. Mais avec Leonard, nous revenons toujours à la même frontière : l’équipe que l’on imagine sur le papier et celle que l’on verra réellement jouer. Dans quel état d’esprit arrivera-t-il à Toronto ? Combien de temps sera-t-il disponible ? Nous avons hâte de voir, sans prétendre avoir déjà la réponse.

Ballmer lâche l’affaire, les Clippers acceptent les sanctions

La fin du faux suspense ne signifie pas non plus que tout est clos autour de l’affaire qui entourait Kawhi. Les rumeurs continuent de pousser. Nous en avons même vu passer une impliquant Drake : à ce stade, mieux vaut garder un œil sur les sources et ne pas transformer chaque bruit de couloir en révélation.

Gallinari peut-il envoyer la facture à Kawhi ?

Danilo Gallinari, lui, estime que Leonard devrait payer les 50 millions de dollars de son contrat. L’arrivée de Kawhi aux Clippers avait entraîné celle de Paul George, et Gallinari s’était retrouvé envoyé à Oklahoma City dans l’échange. Sa frustration, nous la comprenons. Le rapport direct entre son parcours et les 50 millions réclamés à Kawhi ? Beaucoup moins.

Quand Gallinari se présente comme le plus grand What if de l’histoire, nous avons aussi envie de lui demander de respirer un coup. Il a eu une très belle carrière et montré, à nos yeux, l’essentiel de son plafond. Rester à Los Angeles lui aurait peut-être donné davantage de continuité ou une chance de jouer le titre, mais nous avons plus de mal à croire que cela l’aurait soudain transformé en All-Star.

Mais derrière la formule excessive, il y a quelque chose qui nous touche. Les joueurs ajoutés à un transfert pour « faire la monnaie » peuvent perdre du jour au lendemain leurs repères, leur rôle, parfois même l’école de leurs enfants. Un contexte peut changer une carrière. Cependant, les très grands talents auraient probablement fini par émerger ailleurs aussi... Il faut insister sur la résilience qui permet même aux joueurs de complément de durer... Mais Gallinari nous a fait partir bien plus loin que prévu.

Taj Gibson a trouvé sa dernière limite

Taj Gibson prend sa retraite et rejoint le staff des Bulls. Après 17 saisons et une bonne partie des équipes de la ligue, il aura fallu un transfert à New Orleans pour le voir vraiment lâcher l'affaire. Les Pelicans, c’était peut-être la demande de trop...

La blague passée, le retour à Chicago nous plaît vraiment. Gibson évoque immédiatement les Bulls de Derrick Rose et Joakim Noah, ainsi que Tom Thibodeau, qui l’a emmené presque partout. Depuis des années, il jouait peu, mais les équipes continuaient de vouloir de lui. Cela dit beaucoup de ce qu’il apportait au vestiaire. Pour de jeunes Bulls, retrouver un morceau vivant de leur histoire a du sens.

Malonga ne veut plus seulement entrer et changer le match

Enfin, Dominique Malonga retient surtout de la finale contre Team USA ce qu’elle a réussi en seconde période. Elle veut désormais prendre davantage de place et aider les Bleues à rendre leur jeu intérieur aussi dangereux que leur jeu extérieur. Nous aimons cette ambition : elle ne réclame pas simplement plus de ballons, elle dit aussi qu’elle devra faire la différence plus tôt.

Sa sortie de banc avait pourtant une logique, avec un vrai surcroît de punch dans les rotations. La question n’est donc pas seulement « titulaire ou non ? », mais quand la faire revenir, comment la trouver près du cercle et jusqu’où lui confier l’attaque. À 20 ans, Malonga n’est pas un produit fini. Si elle franchit ce cap, la France pourra continuer à jouer vite et disposer d’une arme intérieure majeure.

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