Les Cleveland Cavaliers ont atteint leurs premières finales de Conférence depuis 2018. Et même depuis 1992 si l’on écarte les saisons avec LeBron James au sein de l’effectif, de loin les passages les plus victorieux de l’Histoire de la franchise. Cet exercice pourrait et devrait presque être célébré dans l’Ohio. Sauf que l’équipe est sortie par la petite porte en subissant un sweep sévère contre les New York Knicks, en s’inclinant assez lourdement à chaque match à l’exception du premier, au cours duquel les Cavs ont gaspillé une avance de 22 points dans le quatrième quart-temps avant de perdre en prolongation. Malgré ça, la direction a décidé de faire confiance à Kenny Atkinson et de le maintenir en place sur le banc.
D’un côté, c’est logique. Avec 116 victoires au compteur en 164 matches de saison régulière, le coach a fait ses preuves. Sa formation a aussi passé un cap en atteignant finalement les finales à l’Est. Mais il semblait tout de même ne pas avoir su remobiliser ses joueurs après le couac du Game 1 contre les Knicks. Ses déclarations sur les analytiques ont aussi fortement agacé une partie de la fan base. Il avait notamment insisté sur le fait que, d’après les statistiques avancées, Cleveland avait remporté 2, voire 3, des 3 premiers matches alors que New York menait 3-0.
On comprend tout de même que le front office et le propriétaire Dan Gilbert préfèrent ne pas payer un autre entraîneur alors que Kenny Atkinson est encore sous contrat pendant trois ans. Surtout au vue des résultats des Cavs. Le coach a aussi reçu le soutien de Donovan Mitchell et de James Harden, les deux stars de l’équipe.
