Les Lakers auraient généré environ 680 millions de dollars de revenus et 129 millions de bénéfices la saison dernière. Leur contrat télévisé local avec Spectrum SportsNet leur procure surtout une source de revenus presque équivalente à la somme distribuée à chaque franchise par la NBA.
La valorisation record des Los Angeles Lakers ne repose pas uniquement sur leur histoire, leur palmarès ou leur popularité internationale. Les documents financiers récemment présentés à de potentiels investisseurs permettent de mieux mesurer la puissance économique actuelle de la franchise californienne.
D’après les chiffres relayés par Brian Windhorst dans le podcast The Hoop Collective, les Lakers ont généré environ 680 millions de dollars de chiffre d’affaires lors de la dernière saison. Le Wall Street Journal évalue pour sa part leur bénéfice à 129 millions.
Une part importante de ces revenus est directement liée aux rencontres disputées à la Crypto.com Arena. La billetterie et l’ensemble des activités organisées les jours de match, notamment les parkings, la restauration et les loges, auraient rapporté environ 245 millions de dollars à la franchise.
Ces résultats permettent de mieux comprendre pourquoi Joshua Kushner et Bob Iger ont accepté de racheter une participation majoritaire dans les Lakers sur la base d’une valorisation record de 12,5 milliards de dollars. Mais l’atout le plus spectaculaire du club se situe probablement dans son contrat de diffusion locale.
Un contrat télévisé local presque sans équivalent
Avec les nouveaux accords nationaux conclus par la NBA avec ESPN, NBC et Amazon, chaque franchise devrait recevoir environ 144 millions de dollars par saison. En ajoutant les autres recettes partagées par la ligue, issues notamment des sponsors et des licences, le montant total du chèque annuel versé à chaque équipe approcherait les 176 millions de dollars.
Les Lakers percevraient en parallèle environ 180 millions par an grâce à leur seul contrat local avec Spectrum SportsNet, et ce jusqu’en 2032. Cette rentrée d’argent s’ajoute aux revenus nationaux communs aux 30 franchises.
Autrement dit, leur accord télévisé régional devrait leur rapporter légèrement plus que l’ensemble des droits nationaux et des revenus commerciaux partagés reçus individuellement par chaque équipe. C’est cet apport supplémentaire qui crée une différence considérable avec une grande partie de la concurrence.
Cette puissance financière ne permet pas aux Lakers de contourner le salary cap ou les règles encadrant les dépenses sportives. Elle leur offre en revanche davantage de ressources pour développer leurs infrastructures, leur organisation, leurs activités commerciales et leur rayonnement international.
À l’heure où la consommation télévisuelle locale connaît des difficultés dans plusieurs marchés américains, disposer d’un contrat aussi rémunérateur et sécurisé jusqu’en 2032 constitue un avantage majeur. Il contribue aussi à expliquer pourquoi les futurs propriétaires pensent pouvoir faire encore progresser considérablement la valeur d’une franchise déjà vendue plus cher que n’importe quelle autre équipe sportive.
