Les Lakers pourraient-ils valoir 30 milliards de dollars ?

Le groupe qui s’apprête à racheter les Lakers vise une valorisation d’au moins 30 milliards de dollars d’ici dix ans. Un objectif spectaculaire pour une franchise dont le prix d’acquisition annoncé est d’environ 12,5 milliards, mais qui repose encore sur des hypothèses de croissance.

Les Lakers pourraient-ils valoir 30 milliards de dollars ?

Joshua Kushner et Bob Iger n’ont pas encore pris les commandes des Lakers qu’ils voient déjà beaucoup plus loin. Selon une présentation destinée à de potentiels investisseurs et consultée par le Wall Street Journal, leur groupe estime que la franchise pourrait plus que doubler de valeur en une décennie, pour atteindre au moins 30 milliards de dollars. L’accord conclu avec Mark Walter, propriétaire actuel du club, repose pour sa part sur une valorisation d’environ 12,5 milliards.

Il faut bien distinguer ces deux chiffres. Les 12,5 milliards correspondent à la valorisation retenue pour l’opération annoncée cet été. Les 30 milliards sont une projection présentée aux investisseurs : ils ne constituent ni une estimation de la valeur actuelle des Lakers ni une garantie sur leur prix futur. Le dossier évoquerait même un scénario plus optimiste à 62 milliards de dollars, à considérer avec la même prudence.

Comment les nouveaux propriétaires comptent-ils y parvenir ?

Leur raisonnement ne dépend pas seulement des résultats de l’équipe sur le parquet. La présentation mise notamment sur le développement international de la marque Lakers et sur de nouvelles possibilités autour des droits médiatiques locaux. Pour atteindre son scénario à 30 milliards, le groupe suppose aussi une forte hausse de la valeur des droits télévisés et du streaming. Il projette des revenus annuels d’au moins 1,6 milliard de dollars à l’horizon de dix ans.

Ces ambitions montrent à quel point les acheteurs pensent pouvoir encore développer une franchise pourtant déjà connue dans le monde entier. Elles révèlent aussi la logique financière de l’opération : payer aujourd’hui un prix record en pariant sur une croissance considérable de ses revenus demain. Si les droits médias ou les autres recettes progressent moins vite que prévu, la valorisation espérée pourrait ne jamais être atteinte.

Pour les supporters, cette présentation ne dit pas encore ce que les futurs propriétaires changeront concrètement dans la gestion sportive des Lakers. Elle éclaire en revanche leur projet économique. Kushner et Iger ne considèrent manifestement pas les 12,5 milliards de dollars annoncés comme un plafond, mais comme le point de départ d’un pari à très grande échelle.

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