Le Wembanya-mois : en novembre, des défaites qui lui rappellent ses années foot (Ep. 2)

Le Wembanya-mois : en novembre, des défaites qui lui rappellent ses années foot (Ep. 2)

Chaque mois, notre correspondant à San Antonio dresse le bilan du parcours de Victor Wembanyama avec les Spurs.

Benjamin MoubèchePar Benjamin Moubèche  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus

Le premier mois complet de la saison NBA a été très rude pour Victor Wembanyama et les Spurs. Un enchaînement de défaites historique, écho de ses années football, une première absence, une péripétie improbable… Malgré tout, «Wemby» reste optimiste.

Chaque mois, Benjamin Moubèche, correspondant à San Antonio pour BasketSession, dresse le bilan du parcours de Victor Wembanyama. Un rendez-vous à retrouver jusqu’à la fin de la saison.

Les performances : les Spurs au fond du classement

Le mois de novembre de Victor Wembanyama s’est ouvert sur un moment de gloire : une performance de référence, ponctuée par une victoire marquante face aux Suns de Kevin Durant — l'un de ses modèles. À Phoenix, le rookie a inscrit 38 points et 10 rebonds, en se montrant clutch, attisant instantanément l’engouement autour des Spurs. Pour la première fois depuis près d’un an, leur bilan était positif (3-2).

Seulement, la réussite ne leur a plus jamais souri. Entre cette rencontre et le 1er décembre, San Antonio a subi 14 défaites consécutives, la deuxième pire série de leur histoire. Wembanyama, lui, se défend bien. Toutefois, les succès individuels sont éclipsés par le bilan collectif médiocre de l’équipe, dernière de l’Ouest avec 3 victoires pour 16 défaites.

Victor Wembanyama, les Spurs, et le test du marshmallow

Certes, le Français brille toujours en défense, mais en attaque, l’efficacité lui fait défaut. Il perd ainsi du terrain dans la course au titre de Rookie of the Year, au profit d’un Chet Holmgren dans des conditions plus propices à la performance. La NBA n’a pas encore nommé de rookies du mois de novembre. Toutefois, Wemby assure ne pas accorder d’importance à cette récompense compte tenu de la situation critique de son équipe. À ses yeux, la priorité est d’éteindre l’incendie.

Ses moyennes du mois : 20,1 points, 10,3 rebonds, 2,9 passes décisives, 2,9 contres, 1,3 interception, 43,3 % aux tirs, 27,3 % à trois points, 87,5 % aux lancers francs en 30,8 minutes par match. En vert, les statistiques qui ont augmenté par rapport au mois d’octobre. En rouge, celles qui ont régressé.

Trois anecdotes : Wembanyama dans les cages, «Wembanyana» à San Francisco, absence à New Orleans

1. Pour Victor Wembanyama, la déroute des Spurs évoque une autre époque et un autre sport. À l’issue d’un entraînement, il s’est souvenu d’une longue série de défaites lorsqu’il jouait au football. «Nous n’avions pas une très bonne équipe à l’époque», a-t-il expliqué à un petit groupe de journalistes amusés. Malgré des prédispositions pour garder le but, un certain nombre de frappes lui ont échappé cette année-là : «Quand tu te retrouves seul face à trois attaquants en contre-attaque toute la journée, c’est difficile.»

2. Face aux Warriors, le 24 novembre, le rookie a joué tout un quart-temps avec un maillot mal floqué. En effet, «Wembanyana» était inscrit au dos de l’uniforme au lieu de «Wembanyama». Les Spurs ont rapidement remarqué cette coquille orthographique — qui pourrait bien créer un futur objet de collection — et le joueur a changé de tenue lors du deuxième quart-temps.

3. Novembre a été le mois des premières absences. Le 21, la star de San Antonio ne s’est pas présentée devant la presse pour la première fois de la saison, après s’être rendue disponible après chaque rencontre — une décision de la franchise, qui souhaitait lui accorder une pause. À la fin du mois, son nom est apparu pour la première fois sur l’Injury Report en raison d’une gêne à la hanche. S’il a tenu le coup pour une partie du back-to-back contre les Hawks, il a manqué son premier match en NBA le 1er décembre, à New Orleans.

La déclaration : «Le pire Victor Wembanyama que nous verrons»

«C’est probablement le pire Victor que nous verrons si, comme je le crois, je continue à m’améliorer d’année en année», a récemment prévenu le Français, optimiste pour l’avenir. «J’apprends encore tous les jours, mais je sais que je me suis amélioré depuis le début de la saison. Je suis convaincu que nous allons progresser significativement en tant qu’équipe. Individuellement aussi, je sais que je vais m’améliorer de manière exponentielle, de match en match, de mois en mois.»

Victor Wembanyama raconte sa nouvelle vie en NBA : « Je me suis adapté »

«Je sais que tout le monde [aux Spurs], que ce soit les joueurs ou le staff, vient avec un objectif clair et l’envie de bien travailler», a-t-il continué. «Tout le monde comprend où nous allons. La plupart des gens ici ont déjà tout vécu, nous sommes entre de bonnes mains. Je pense que ce qui est satisfaisant jusqu’à présent, c’est que nous nous sommes réellement améliorés dans tous les domaines que nous avons ciblés, avec les coaches et dans le travail individuel. Cela signifie que nous ne travaillons pas pour rien.»

Les matches à ne pas manquer en décembre :

  • Mercredi 6 décembre : le match retour face aux Wolves de Rudy Gobert
  • 13 et 15 décembre : LeBron James à San Antonio pour un choc des générations
  • Mardi 19 décembre : le test Giannis Antetokounmpo
  • 29 et 29 décembre : Victor Wembanyama face à Scoot Henderson
  • Dimanche 31 décembre : les Spurs à l’épreuve des Celtics

Pourquoi les Spurs doivent faire évoluer l’expérience Victor Wembanyama

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