Il fallait faire le travail, les Bleues l’ont fait, et plutôt bien. L’équipe de France a dominé la Chine (90-61) jeudi après-midi pour valider son billet pour le dernier carré du Mondial 2026. Une quatrième victoire en quatre matches et, surtout, une quatrième prestation globalement très convaincante. Jusqu’ici, les Françaises n’ont pratiquement rien laissé traîner. La suite devrait être autrement plus corsée.
La Chine a pourtant donné un peu de fil à retordre aux Bleues en début de rencontre. Mobile, capable d’alterner jeu extérieur et présence dans la raquette, elle s’est surtout appuyée sur Han Xu (21 pts, 9 rbds), de très loin sa joueuse la plus dangereuse. Pendant un quart-temps, les Chinoises ont réussi à rester au contact, la France ne comptant que cinq points d’avance après dix minutes.
Puis la machine s’est mise en route. Avec de l’adresse, du mouvement et une bonne alternance dans les choix offensifs, les Bleues ont progressivement fait sauter les quelques verrous posés par la Chine. Marine Johannès a encore régalé par séquences, entre tirs difficiles convertis, créativité et quelques facéties dont elle a le secret. Elle termine avec 15 points et 7 passes. Gabby Williams (14 pts) a une nouvelle fois joué juste et tranchant, tandis que Janelle Salaün (15 pts) et Leïla Lacan (12 pts) ont elles aussi pesé sur la rencontre.
À l’intérieur, Dominique Malonga n’a pas reculé face à la taille de Zhang, même si cette dernière n’a réellement trouvé de répondant offensif qu’en fin de partie. Là encore, la France a pu compter sur sa profondeur et sur sa capacité à changer de visage sans perdre le fil du match.
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Une fois l’écart creusé, il n’y a d’ailleurs plus vraiment eu de suspense. Les Bleues ont compté jusqu’à 27 points d’avance et ont traversé la majeure partie de la rencontre sans véritable moment de panique. Le quatrième quart-temps a été un peu moins propre et moins fluide, avec davantage de rotations et une adresse qui a logiquement baissé, mais le bilan offensif reste très solide : 50% au tir et 38% à 3 points.
Jean-Aimé Toupane pouvait donc être satisfait après la rencontre, même s’il a insisté sur un point : les Bleues peuvent encore mieux partager le ballon. Une exigence presque rassurante au vu de ce qu’elles ont produit jusqu’ici. Parce qu’après quatre matches largement maîtrisés, le sentiment reste le même. Cette équipe possède encore de la marge et va devoir continuer de jouer avec autant de sérieux et d'application pour rêver grand.
Désormais, les choses sérieuses vont commencer. Si la Belgique, qui affronte l'Allemagne en quarts, se dresse sur la route des Bleues, le défi sera évidemment d’un tout autre calibre.
