Il y a eu un petit moment de flottement, et même quelques raisons de s'agacer. Puis l'équipe de France a fini par remettre les choses dans l'ordre. Menées de sept points après un premier quart-temps où leur défense était franchement aux abonnés absents, les Bleues ont progressivement pris le contrôle face à la Corée du Sud avant de dérouler en deuxième mi-temps pour s'imposer 95-69. Une deuxième victoire en deux matches dans ce Mondial 2026, synonyme de qualification pour les quarts de finale.
Le contraste avec la démonstration de la veille contre la Hongrie a d'abord été saisissant. Là où les Françaises avaient rapidement étouffé leur premier adversaire, elles ont cette fois laissé beaucoup trop de choses aux Coréennes. Retards défensifs, manque d'agressivité, automatismes encore hésitants : la Corée en a profité pour prendre sept longueurs d'avance après dix minutes.
Sans réellement devenir brillantes, les joueuses de Jean-Aimé Toupane ont tout de même rectifié le tir durant le deuxième quart-temps. Suffisamment pour rentrer aux vestiaires avec six points d'avance. Le contenu restait imparfait, mais le danger avait déjà commencé à s'éloigner.
Johannes appuie sur l'accélérateur
La suite a été nettement plus conforme à ce que l'on attend de cette équipe. La France a utilisé sa supériorité athlétique pour faire exploser progressivement la Corée : davantage de vitesse, de puissance, de courses et une pression beaucoup plus importante. Lorsque les Bleues ont commencé à jouer à leur rythme, leurs adversaires n'ont plus vraiment eu de réponse.
Marine Johannes a encore apporté cette touche imprévisible dont elle a le secret. Meilleure marqueuse française avec 17 points, elle a surtout signé plusieurs séquences spectaculaires et donné des coups d'accélérateur au moment où son équipe en avait besoin. Quelques paniers de très haut niveau, de la créativité et cette capacité à transformer en quelques possessions un match encore un peu poussif en rencontre beaucoup plus confortable.
Les Bleues écrasent la Hongrie et réussissent leur entrée
Dominique Malonga a elle aussi marqué des points, au sens propre comme au figuré. Avec 14 unités, l'intérieure française s'est particulièrement montrée lorsque la différence physique entre les deux équipes a commencé à peser. Gabby Williams termine également à 14 points, toujours précieuse pour donner du rythme et de l'impact au jeu tricolore.
Qualifiées, mais encore du boulot derrière
À l'arrivée, le +26 pourrait donner l'impression d'une nouvelle promenade de santé après le 99-53 infligé à la Hongrie. Ce serait oublier une première période beaucoup moins maîtrisée. C'est sans doute ce que Jean-Aimé Toupane retiendra avant la suite : offensivement, la France possède suffisamment d'armes pour faire très mal dès qu'elle accélère. Défensivement, tout n'est pas encore totalement en place.
Les rotations sont nombreuses, les responsabilités sont réparties et les automatismes doivent encore se construire. Face à la Corée, cela n'a finalement pas eu de conséquences. Contre des équipes plus puissantes et capables de punir chaque erreur, ce sera évidemment une autre histoire.
Les Bleues pourront commencer à travailler là-dessus dès leur prochain rendez-vous face au Nigeria. Avec déjà l'essentiel en poche : deux victoires en deux matches et leur billet pour les quarts de finale. Mais après cette entame de match ratée, elles savent aussi qu'elles disposent encore d'une belle marge de progression.

Y a une belle marge.
Mais purée, la qualité du shoot chez certaines coréennes, waouh !