Un festival français, un possible rendez-vous avec la Belgique et un effectif de Milwaukee qui ressemble à un problème de logique : le CQFR du jour présenté par Shaï et Antoine avait de quoi nous occuper. Avec aussi cette grande question : combien de temps peut-on profiter des Bleues avant que notre pessimisme de supporters français reprenne le dessus ?
Les Bleues ont décidé de ne laisser aucune miette
111-56 contre le Nigeria, 22 paniers à trois points et plusieurs records dans la besace : la France avait déjà assuré sa qualification, mais n’avait visiblement aucune envie de se relâcher. Les Bleues sont pour l’instant en mode « sans pitié ». À la mi-temps, elles avaient déjà inscrit 14 tirs primés. Un vrai festival.
Évidemment, l’adversité était faible. Mais nous pensions tout de même que le Nigeria, champion d’Afrique, proposerait autre chose. Surtout, les Françaises ont continué à jouer jusqu’au bout, à défendre et à faire circuler le ballon sans transformer la seconde période en entraînement amélioré.
Ce qui nous plaît dépasse l’adresse complètement indécente de cette soirée. Gabby Williams, Marine Johannès et Dominique Malonga peuvent porter l’attaque, mais le collectif ne dépend d’aucune d’entre elles. Janelle Salaün et Marième Badiane ont également participé au carton, tandis que Jean-Aimé Toupane continue d’associer plusieurs créatrices et de proposer un basket rapide, moderne et franchement agréable.
Tout paraît presque trop parfait. Nous en sommes donc au stade très français du « pourvu que ça dure », avec cette petite voix qui demande déjà quand tout va s’arrêter. Profitons cinq minutes, quand même.
France-Belgique, pouvons-nous déjà saliver ?
Le véritable test pourrait n’arriver qu’en demi-finale, potentiellement contre la Belgique. Et oui, nous salivons déjà. Emma Meesseman peut faire très mal à une raquette française moins profonde, Julie Allemand dirige un collectif parfaitement rodé et les Belgian Cats ont déjà dû hausser leur niveau contre l’Australie.
La France pourrait donc aborder ce choc sans avoir encore été réellement poussée dans ses retranchements. Le début de match deviendrait crucial, notamment avec Johannès et Malonga en sortie de banc.
Au passage, Julie Allemand est officiellement devenue la meilleure passeuse de l’histoire de la Coupe du monde. « Officiellement », insistons bien, parce que la conservation des statistiques internationales anciennes semble parfois relever davantage de l’archéologie que de la comptabilité. Pour comprendre pourquoi nous prenons quelques pincettes avec certains records, le podcast consacré aux 100 ans de l’équipe de France mérite vraiment le détour.
Team USA rassurée, mais pas totalement guérie
Après l’affreuse copie rendue contre l’Italie, les Américaines ont écrasé la République tchèque. Leur défense reste terrifiante et l’attaque a retrouvé un peu de couleur. Tout est-il réglé ? Pas vraiment.
Team USA demeure favorite, ne nous faites pas dire ce que nous n’avons pas dit. Mais nous avons l’impression que la France est actuellement l’équipe la mieux équipée pour la faire tomber : davantage de qualités athlétiques que la Belgique, plusieurs individualités fortes et un collectif déjà très convaincant.
Cela ne signifie même pas que les Bleues battraient les Belges. Les histoires de matchups sont parfois cruelles comme ça. Nous développons justement toutes ces nuances (et nos précautions destinées à éviter les commentaires furieux) dans le CQFR complet.
Les Bucks ont sept joueurs pour quatre places
Après les Bleues parfaitement organisées, place aux Bucks… nettement plus difficiles à comprendre. Tyler Herro, Myles Turner, Kyle Kuzma, Gary Trent Jr, Ryan Rollins, Ousmane Dieng et une ribambelle de jeunes : l’effectif n’est pas le plus mauvais de NBA. Celui des Nets existe toujours, no offense. Mais il est probablement l’un des plus bizarres.
Milwaukee possède notamment sept candidats pour quatre places sur les postes arrière. Certains partiront probablement, mais il faudra trouver du temps de jeu aux jeunes tout en valorisant Herro. Celui-ci revient jouer dans son Wisconsin natal, avec les demandes de billets des proches qui vont avec. À domicile, certes, mais peut-être un peu trop à domicile.
Ousmane Dieng aura une vraie opportunité après sa bonne fin de saison. Elle ne lui sera toutefois pas offerte : plusieurs jeunes joueurs peuvent eux aussi incarner l’avenir de la franchise. Il devra aller chercher sa place.
Quant à Kyle Kuzma, son cas nous laisse perplexes. Une équipe ambitieuse le voit-elle encore comme un vétéran utile ? Nous ne savons pas quoi en penser et nous préférons donc finalement ne rien en penser. C’est reposant.
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