Nicolas Batum et Damian Lilliard décidés à prendre le dernier shoot

Les artilleurs de Portland sont prêts à dégainer en fin de match. Un véritable casse-tête pour Terry Stotts qui va devoir faire des choix.

Yann LachendrowieczPar Yann Lachendrowiecz  | Publié  | BasketSession.com / MAGAZINES / Focus
Nicolas Batum et Damian Lilliard décidés à prendre le dernier shoot
Dans des équipes comme Los Angeles, Miami, OKC ou encore Boston où les joueurs les plus aguerris ou qui ont déjà fait leurs preuves doivent assumer leurs responsabilités, il est facile de déterminer à qui va être confié le shoot décisif, que ce soit celui de la gagne ou celui pour ne pas perdre. Les Kobe Bryant, Kevin Durant, Paul Pierce et LeBron James sont donc désormais habitués à ces situations extrêmes où en un instant, ils ont la possibilité de devenir le héros du match. A Portland, la situation est différente. Si LaMarcus Aldridge est aujourd'hui le leader d'une franchise en pleine reconstruction, les bonnes performances de Nicolas Batum, bien décidé à justifier son gros contrat signé cet été, et l'émergence du talentueux rookie Damian Lillard remettent en question la hiérarchie dans les moments chauds. Et l'ennui pour Terry Stotts, c'est que tout le monde se porte candidat pour tenter sa chance. A lui alors de trancher et de prendre la bonne décision lors de l'élaboration des systèmes. Un choix pas toujours évident qu'il admet effectuer au feeling, en fonction du contexte.
« Je pense que ça dépend du match, de l’adversaire et comment les joueurs se comportent. Mais qu’il s’agisse de Damian Lillard, Nicolas Batum et évidemment LaMarcus Aldridge, ces trois-là peuvent se créer des shoots eux-mêmes », a expliqué le coach des Blazers à The Oregonian. « Je pense donc que ça dépend beaucoup de leur forme du soir, de comment ils jouent et de l’adversaire. »

Nicolas Batum : « Michael Jordan a raté des shoots lui aussi. »

Premier volontaire à se manifester, Nicolas Batum a.k.a. Batman espère se voir attribuer ce rôle de vengeur masqué, lui qui a longtemps appris dans l'ombre de Brandon Roy, habitué à sortir Portland des situations les plus désespérées avant de devoir se retirer. Mais l'ancienne idole du Rose Garden n'est plus là, alors l'ailier français se dit prêt à prendre ses responsabilités. Un désir qui colle avec son ambition de franchir une nouvelle étape dans sa carrière pour devenir un joueur de niveau All Star.
« Je veux la balle dans mes mains en fin de match. Je dois apprendre à faire ça », a déclaré Batum, irrésistible dans le money time contre San Antonio même s'il n'a pas réussi à faire basculer le match en faveur des siens.
Pas question pour autant de se décourager. Le Normand espère qu'il aura de nouvelles occasions de tenter sa chance.
« Tous les grands joueurs ne rentrent pas tous les leurs buzzer beaters. Michael Jordan a raté des shoots lui aussi. »

Damian Lillard : « Je n'ai pas peur de rater »

Mais le Français n'est pas le seul à vouloir s'affirmer. Damian Lillard l'a démontré dès ses premiers matches en NBA, il ne manque pas d'audace. Alors il n'hésitera pas lui non plus à prendre sa chance quitte à échouer. Et d'après lui, c'est justement cette force de caractère qui construit les grands joueurs.
« Tu dois avoir cette mentalité et te dire que tu vas y aller et le faire. Quand je prends un shoot, c’est pour le mettre », explique froidement le jeune meneur qui, à 22 ans et en seulement 10 matches disputés, a déjà rentré 3 de ses 7 shoots tentés à moins de deux secondes du buzzer. «  Je n’ai pas peur de rater. J’en ai déjà manqué par le passé donc je peux vivre avec cet échec. Je pense qu’il faut simplement être bien dans sa tête. Si je manque un shoot, je ne vais pas voir une plus mauvaise opinion de moi-même. Je pense au prochain que je vais réussir. Tu dois être conscient de ça et avoir confiance en toi. »
Preuve que Lillard est certainement à classer parmi les futurs grands, il prend déjà plaisir à rentrer ces shoots assassins qui font basculer le destin d'un match.
« J’adore ces moments. J’ai l’impression que ça en dit beaucoup sur vous et vos coéquipiers. J’aime que mes coéquipiers sachent que s’il y a la guerre, je suis prêt à me jeter dans la bataille, que je vais me battre pour eux. »
Terry Stotts est en tout cas prévenu. Quand il s'agira d'être « clutch », il n'aura qu'à jeter un oeil aux candidatures spontanées.
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