Quatre matches, quatre défaites. Miami attend toujours de lancer sa saison, et la dernière réception de Dallas n’a pas débloqué grand-chose. Les Mavericks sont repartis avec une victoire 113-109, laissant le Heat avec les mêmes questions et un Bam Adebayo de plus en plus agacé par les commentaires sur son début de saison.
Le pivot a terminé avec 8 points à 3/10 au tir en 30 minutes. Sur les quatre premières rencontres, il tourne à 11,8 points de moyenne. L’association avec Giannis Antetokounmpo cherche encore son fonctionnement, mais Bam n’a aucune envie de porter seul la pancarte.
« Mes tirs ne rentrent pas. Je ne vais pas trop réfléchir à ça. C’est drôle de voir comment les commentaires extérieurs veulent faire de moi le bouc émissaire. Quand la dynamique changera, soyez prêts. »
Pour le moment, Giannis affiche 28,5 points, 9,5 rebonds et 5 passes de moyenne. Des chiffres solides qui ne suffisent pas à faire gagner Miami. Et le Grec refuse justement de réduire le problème aux performances de son partenaire. Dans son diagnostic, tout le monde tâtonne, lui compris.
« Je pense que ce n’est pas seulement Bam. C’est tout le monde. Nous essayons tous de comprendre où nous nous situons et ce que nous devons faire. Nous essayons un peu de ne pas nous marcher sur les pieds, et je le fais moi-même parfois. Je me retrouve à flotter sur le terrain, à essayer de voir comment aider l’équipe.
Mais au bout du compte, j’ai le sentiment que je suis à mon meilleur niveau, comme n’importe quel joueur, lorsque je prends des décisions franches. Si vous êtes un joueur qui attaque le cercle, attaquez le cercle. Si vous êtes un shooteur à trois points, cherchez ces tirs. Cela enlève la réflexion du jeu. Vous ne réfléchissez pas, vous jouez simplement. Et ce n’est pas seulement pour Bam, c’est pour tout le monde : jouez au basket. Ne réfléchissez pas, faites ce que vous savez faire et arrêtez de vous demander si vous allez marcher sur les pieds des autres. Jouez simplement au basket et, petit à petit, l’équipe trouvera ses repères. »
À vouloir laisser de la place au voisin, Miami semble donc parfois oublier d’occuper la sienne. Le constat dépasse largement quelques tirs ratés : Giannis parle d’hésitation et de rôles encore mal assimilés. Un problème collectif, là où Adebayo estime recevoir une part disproportionnée des critiques.
« J’ai des attentes envers moi-même, mais évidemment, les gens à l’extérieur ont des attentes envers nous. Moi, je sais de quoi je suis capable. Je ne vais pas trop réfléchir à ça.
Comme je l’ai dit, nous sommes à 0-4 pour le moment. Je préfère que cela arrive maintenant plutôt qu’au milieu de la saison ou en avril, parce que si nous enchaînons dix victoires ? Comment les commentaires changeront-ils alors ? »
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Bam indique également ne pas avoir encore discuté avec Giannis de ce bruit extérieur. Dwyane Wade avait pourtant appelé les deux hommes à s’asseoir pour clarifier qui dirigeait réellement l’équipe. Adebayo, lui, reste surtout remonté contre le traitement médiatique.
« Les médias seront toujours les médias. Ils vont essayer de vous enterrer quand vous êtes au plus bas, puis c’est le silence quand vous êtes au plus haut. Donc, on s’attend à cela de leur part. »
Giannis préfère réserver les échanges internes à la séance vidéo prévue le lendemain. Devant les journalistes, il appelle surtout à ne pas transformer ces quatre défaites en panique générale.
« Tout ce qui doit être dit au sein de l’équipe sera dit au sein de l’équipe demain, pendant la séance vidéo. Mais oui, je pense avoir dit aux médias ce qui devait être dit : nous devons tous prendre une grande inspiration et nous finirons par trouver les solutions.
Vous ne pouvez pas appuyer sur le bouton panique et paniquer, parce que cela ne fera qu’empirer les choses. J’ai déjà été dans cette situation. J’ai perdu cinq matches de suite. J’en ai perdu sept de suite. J’en ai gagné dix de suite. J’en ai gagné dix-huit de suite. Il faut simplement continuer à jouer au basket. Vous finirez par trouver les solutions.
Mais une fois que vous les avez trouvées, vous ne pouvez pas les laisser filer. Ressentez ce que vous ressentez maintenant. Je ressens ce que je ressens maintenant. Je n’aime pas cette sensation. Et dès que nous aurons redressé la situation, je m’en souviendrai toujours et j’essaierai de ne plus la revivre. »
Prochaine occasion de changer d’ambiance : mercredi à Atlanta. Avant de répondre aux critiques avec dix victoires consécutives, Miami pourrait déjà commencer par une.
