Le pari Mikal Bridges devait justement servir à ça : offrir aux New York Knicks un ailier two-way fiable, capable d’absorber la pression des playoffs sans trembler. Sauf que dans le Game 3, perdu face aux Atlanta Hawks, Bridges a livré l’un de ses matchs les plus inquiétants de la saison : 0 point, 0 lancer franc tenté, 4 ballons perdus, un différentiel de -26 en seulement 21 minutes. Mike Brown l’a laissé sur le banc pendant la quasi-totalité de la seconde période, un choix rarissime pour un joueur censé être intouchable dans la hiérarchie new-yorkaise.
Le plus préoccupant n’est même pas la ligne statistique. Une soirée sans adresse, ça arrive. Ce qui interroge, c’est l’effacement complet. Bridges n’a jamais semblé vouloir attaquer, créer un avantage ou imposer son activité défensive. Dans une série où Atlanta met énormément de pression sur les extérieurs, les Knicks ont besoin de sa polyvalence. À la place, ils ont trouvé davantage d’énergie avec Miles McBride, beaucoup plus agressif des deux côtés du terrain.
New York a lâché un match qui pouvait lui redonner l’avantage psychologique. Menés 2-1, les Knicks entrent désormais dans une zone grise où chaque faiblesse est grossie. Et Bridges est devenu la principale interrogation. Quand on échange des picks et qu’on investit lourdement sur un profil comme le sien, ce n’est pas pour le cacher sur le banc dans le money time.
Le Game 4 ressemble déjà à un test de caractère. Soit Bridges répond avec l’activité, la dureté et la sobriété qui ont fait sa réputation. Soit cette contre-performance risque de coller durablement à la peau d’un joueur attendu bien plus haut dans la chaîne alimentaire des Knicks.
