Nadir Hifi, Matthew Strazel, Sylvain Francisco, que du love pour le Quai54

A eux trois, ils représentent la nouvelle génération de la Fusion, équipe mythique du Quai 54. S'ils ont chacun vécu des saisons pleines avec de grosses responsabilités dans leur club, Nadir Hifi, Matthew Strazel et Sylvain Francisco ne manqueraient pour rien au monde le Quai 54. 

Nadir Hifi, Matthew Strazel, Sylvain Francisco, que du love pour le Quai54

Entre coupe d'Europe, rassemblements en sélection et compétitions nationales, la saison d'un joueur pro est du genre bien dense. Mais pour certains, elle prend un peu plus d'épaisseur avec un événement incontournable : le Quai 54, tournoi de streetball qui existe depuis 2003.

« C'est un événement qui représente beaucoup, un tournoi iconique monté par des légendes », explique Nadir Hifi, deuxième meilleur marqueur de l'Euroleague cette saison avec le Paris Basketball. « On a toujours envie d'y participer. »

« Le Quai, c'est le quartier général, la maison, la famille », enchaîne Sylvain Francisco, alias The Arrow. « On retrouve tout le monde. C'est quelque chose que je connais depuis tout petit car mon grand frère y jouait. »

Pourrait-il, à force, y avoir de la lassitude ? Absolument pas. « A chaque fois, je me dis ’’bon c'est ma dernière’’ mais quand la date commence à se rapprocher... En plus je joue avec des coéquipiers (de l'équipe de France). Il y a de l'ambiance, tu peux faire le show. Je pense que c'est le seul tournoi comme ça que tu peux faire après la saison. »

La réputation du Quai fait aussi que les internationaux comme Hifi et Francisco n'ont même plus besoin de dealer leur présence avec leur club et/ou le sélectionneur Freddy Fauthoux.

« Dans tous les cas, j'essaye de faire attention. On est des gens professionnels. Si c'était un autre tournoi, peut-être qu'ils en auraient parlé mais là, c'est le Quai, c'est pro, il y a une assurance, plein de choses. »

Et comme le rappelle Matthew Strazel, qui vient tout juste de s'engager en faveur de l'Anadolu Efes, cela permet de ne pas avoir de changement de rythme trop brutal.

« J'ai fait le calcul, l'été il ne faut pas trop que je m'arrête sinon quand j'arrive en pré-saison, j'ai des petites douleurs. »

« Faire kiffer les gens »

En tout cas, pendant les deux jours du Quai, les trois joueurs de la Fusion ne se sont pas économisés. Compétiteurs toujours, mais sans trop forcer.

« Je sais que les gens attendent beaucoup de nous. Après moi quand je viens ici, ça n'est pas pour montrer quoi que ce soit, c'est pour prendre du plaisir, jouer avec des gars avec lesquels je n'ai pas l'habitude de jouer, faire kiffer les gens », assure Matthew Strazel

S'il reconnaît que tout le monde peut jouer au Quai, Matthew Strazel précise toutefois qu’ « il faut une mentalité. Les gens ici ne font pas de cadeaux, ils jouent dur. Il y en a qui prennent ce tournoi pour le tournoi d'une année. On a l'habitude de jouer de gros matchs mais il y en a ici qui n'ont pas l'habitude. Pour eux c'est une occasion de se montrer, donc il faut vraiment arriver prêt. »

Car faire tomber La Fusion n'est pas chose aisée, demandez-le au Cartel

 

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« Avoir le nom Francisco en équipe de France, il n'y a rien de mieux »

On a profité du Quai 54 pour parler EdF avec Sylvain Francisco.

Le 24 février 2022, la carrière de Sylvain Francisco prenait un autre relief avec une première sélection en Bleu.

« On avait joué à Dijon face au Portugal, c'était incroyable », se remémore le meneur qui, depuis ses débuts, n'a jamais rien lâché. « Jusqu'à maintenant, avoir le nom Francisco en équipe de France, il n'y a rien de mieux. Ma famille est contente, ça me fait plaisir. »

Si au début il avait un rôle de « bombardier », il est maintenant là « pour ramener un boost, une cohésion avec l’équipe ».

Preuve de son importance grandissante avec les Bleus, il avait même été désigné capitaine par Freddy Fauthoux lors d'une fenêtre internationale.