Deux ans avant l’expansion de la NBA, alors que le basket américain a les yeux rivés sur des Blazers menacés de déménagement, la question des pires marchés de la ligue refait surface. Poussé à commenter sur la situation à Portland, Bill Simmons a préféré retourner la question : et si la franchise vraiment mal implantée dans la ligue, c’étaient plutôt les Pelicans ?
« On n’a toujours pas la preuve que la NBA fonctionne à New Orleans », estime l’analyste dans le dernier épisode de son podcast. « On peut blâmer les propriétaires, on peut blâmer la ville, mais le marché n’est pas assez important. Quoi qu’on en dise, même s’il y a plusieurs centaines de milliers de fans, je ne pense pas que la franchise ait déjà vraiment fonctionné là-bas. »
Simmons est coutumier des hot takes, mais le constat n’est pas sorti de nulle part. Les Pelicans affichent l’une des affluences les plus faibles de la NBA. Il s’agit d’un petit marché où le football américain prend le pas sur tout le reste, avec les Saints en NFL. Depuis l’arrivée de la franchise en Louisiane, en 2002, elle n’a jamais figuré parmi les destinations prisées des joueurs ni connu de réel succès sportif.
« Ça n’a jamais pris. Je ne suis pas sûr qu’ils devraient avoir une équipe », tranche Simmons. L’histoire récente de New Orleans, de l’ère Chris Paul à Zion Williamson en passant par Anthony Davis, est loin d’être vide. Mais une franchise qui n’a franchi qu’à deux reprises le premier tour des playoffs peine forcément à s’installer durablement. À l’inverse, l’analyste se dit bien plus confiant pour des marchés comme Portland, voire Memphis. Un jugement expéditif, mais qui lance une réflexion intéressante.
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