Il a fallu une prolongation et un tir presque irréel pour que le Orlando Magic s’en sorte face à Brooklyn. Un trois points avec la planche, signé Paolo Banchero, au buzzer de l’overtime, pour conclure une soirée aussi folle que laborieuse. Banchero termine avec une ligne massive (30 points, 14 rebonds, 6 passes) malgré neuf ballons perdus (sic), et ce tir pour la gagne qui était… son seul panier à trois points du match.
Un succès précieux, mais qui laisse aussi apparaître les limites de maîtrise du Magic, capable de dilapider 18 points d’avance contre des Nets pourtant très prenable.
Dans ce contexte un peu bancal, une autre satisfaction a émergé : Noah Penda. Le rookie français, qui avait reculé dans la rotation sur plusieurs rencontres récentes, a retrouvé un rôle conséquent. Et pas un petit. Trente-et-une minutes sur le parquet, une vraie marque de confiance, et surtout une liberté offensive assumée.
Noah Penda a pris 15 tirs, en a rentré cinq, mais surtout, il a pesé. Résultat : un double-double solide avec 13 points et 11 rebonds.
Au-delà des chiffres, c’est son intégration dans un collectif qui vise clairement les playoffs qui interpelle. Orlando n’est pas une équipe en reconstruction molle, mais un groupe qui veut gagner maintenant.
Et dans ce cadre-là, voir un rookie bénéficier d’un tel temps de jeu, et surtout être utilisé quand il est sur le terrain, est tout sauf anodin. Quand Penda joue, il n’est pas caché dans un corner, il est impliqué, responsabilisé, et utilisé dans le flow offensif.
Sa saison rookie, sans faire de bruit, devient de plus en plus intéressante (4,6 points à 45%, 3,9 rebonds, 1,1 passe en 12 minutes). Il navigue entre adaptation et affirmation, dans un effectif dense, parfois irrégulier, mais ambitieux.
Ce match face à Brooklyn illustre bien sa trajectoire actuelle : il n’est pas encore un joueur installé, mais il est déjà suffisamment crédible pour répondre présent quand une opportunité se présente.
Dans une rencontre marquée par le manque de maîtrise collective, la prolongation et le tir miraculeux de Banchero ont naturellement capté l’attention. Mais en arrière-plan, la performance de Noah Penda raconte autre chose. Celle d’un rookie qui profite d’une fenêtre, qui ose, qui accepte de rater, mais qui apporte aussi sur les rebonds et dans l’intensité. Dans une équipe qui vise un beau parcours en playoffs, c’est loin d’être anecdotique.
