Norman Powell prévient déjà les Bulls : ça peut très mal tourner

Fraîchement arrivé à Chicago, Norman Powell n’a pas manié la langue de bois sur les Bulls, capables selon lui du meilleur comme du pire cette saison.

Norman Powell prévient déjà les Bulls : ça peut très mal tourner

Quand un joueur débarque dans une nouvelle équipe, le discours est généralement assez prévisible. Il adore le projet, croit énormément au groupe et assure que son équipe peut surprendre beaucoup de monde. Norman Powell, lui, a décidé de sauter une partie du protocole pour son arrivée aux Chicago Bulls.

Interrogé par Mark Medina de Fadeaway World sur le potentiel de sa nouvelle équipe, l’ancien joueur du Heat a offert une réponse particulièrement rafraîchissante.

« On a le potentiel pour être vraiment très bons. Mais on a aussi le potentiel pour être vraiment très mauvais », a expliqué Powell.

Difficile de faire beaucoup plus franc lorsqu’on vient de signer quelque part. Il faut évidemment éviter de sortir la phrase de son contexte. Powell ne démonte absolument pas les Bulls et se montre même assez enthousiaste concernant le talent présent dans l’effectif. Il apprécie notamment la polyvalence de l’équipe et s’est montré très élogieux au sujet de Caleb Wilson, le 4e choix de la dernière Draft.

« Je pense que Caleb va être vraiment, vraiment spécial », a expliqué Powell, impressionné par sa Summer League, sa maturité et surtout son envie de travailler. L’ailier vétéran cite également Josh Giddey, Matas Buzelis, Nic Claxton, Tre Jones ou encore Isaac Okoro parmi les joueurs qui lui donnent envie de voir ce que ce groupe peut produire.

Powell veut aider les Bulls à se construire une identité

La réserve de Norman Powell vient surtout de l’extrême jeunesse du projet. Chicago sort d'une nouvelle saison sans playoffs et a profondément changé de direction, avec Bryson Graham à la tête du front office et Tiago Splitter sur le banc. Les Bulls misent désormais largement sur le développement de Wilson, Buzelis et Giddey autour de quelques vétérans.

Powell en fera justement partie. All-Star la saison dernière avec Miami après avoir tourné à 21,7 points par match, il a signé cet été un contrat de deux ans et 45 millions de dollars avec Chicago. À 33 ans, son rôle ne sera donc pas uniquement de marquer des points.

« Je veux aider à construire cette mentalité », explique-t-il, avec l’idée que les adversaires sachent systématiquement à quoi s’attendre lorsqu’ils affrontent Chicago : une équipe agressive, qui défend, met de la pression et oblige son adversaire à jouer pendant 48 minutes. Il compte également sur les principes de Tiago Splitter, notamment défensifs, pour installer cette identité.

Et finalement, c’est peut-être précisément ce dont les Bulls ont besoin. Après des années passées dans un entre-deux assez frustrant, Powell ne promet ni les playoffs ni une renaissance spectaculaire. Il commence simplement par reconnaître qu’avec autant de jeunesse et de nouveautés, tout peut arriver.

Même, apparemment, une saison vraiment très mauvaise.