Des prédictions avant même le coup d’envoi de la Free Agency ? Alors que les effectifs vont sans doute être chamboulés, peut-être même parfois dans les grandes largeurs ? Mais ça n’a aucun sens ! Et c’est pour ça que c’est bon. L’épilogue de la saga Giannis Antetokounmpo, finalement transféré au Miami Heat, et le premier tour de la draft nous ont permis de nous plonger dès maintenant vers la prochaine saison NBA. Avec donc des pronostics (vraiment) très, très, très hâtifs pour les différents trophées.
MVP : Victor Wembanyama
On se demandait pendant les playoffs si Victor Wembanyama n’était pas déjà devenu le meilleur joueur du monde. La question se pose toujours, même si les difficultés rencontrées par le phénomène français en finales NBA maintiennent le flou sur la hiérarchie exacte (et abstraite) (et futile) entre Shai Gilgeous-Alexander, Nikola Jokic et le pivot de San Antonio. Mais le MVP n’est justement pas toujours le plus fort en valeur absolu.
C’est un mix d’impact, de statistiques, de bilan collectif, d’impression visuelle, etc. Autant d’aspects sur lequel Wembanyama, sur le podium du dernier vote, va marquer des points. Ses Spurs ont tous les atouts pour finir une nouvelle fois tout en haut des classements. Je table sur une saison entre 60 et 65 victoires avec donc le meilleur bilan de la ligue et la première place à l’Ouest. Le natif du Chesnay sera le leader de l’équipe de référence, avec entre 25 et 30 points en plus de son gros double-double de moyenne, ainsi que des performances et des actions marquantes à la pelle. Le premier tricolore MVP, c’est pour 2027.
DPOY : Bam Adebayo
La tentation de mettre là-aussi Victor Wembanyama est très tentante. C’est même sans doute le choix le plus logique, surtout s’il est élu MVP, ce qui implique d’office qu’il est resté en bonne santé (globalement) toute la saison. Il a été le premier DPOY élu à l’unanimité en 2026. Mais je mise sur deux choses. D’abord le fait que les votants seront peut-être amenés, de manière inconsciente ou non, à récompenser un autre joueur pour ne pas spoiler Wembanyama de récompenses. Parce qu’il est encore jeune, parce qu’ils verront en lui la possibilité d’en gagner d’autres, parce qu’ils ne voudront pas l’abreuver de trophées tant qu’il n’est pas champion, etc.
Ensuite parce que le Heat va former une put*** de muraille dans la raquette. La défense est ancrée dans l’ADN de la franchise floridienne et de son coach Erik Spoelstra. Alors, oui, la présence de Giannis Antetokounmpo aura un impact fort sur les qualités de Miami dans ce secteur. Malgré ça, j’imagine bien Bam Adebayo être mis en avant pour l’ensemble de son œuvre.
Tout ce qu’il faut retenir du trade de Giannis Antetokounmpo
ROY : Cam Boozer
AJ Dybantsa et Darryn Peterson ont été les deux premiers joueurs choisis et leur plafond est peut-être supérieur à celui de Cam Boozer. Ils sont éventuellement les plus à même de devenir des superstars. Et ils vont sans doute beaucoup scorer dès leurs débuts en NBA. Mais Boozer était finalement le meilleur des trois à la fac. Je ne vois pas pourquoi ça changerait forcément aussi tôt dans leur carrière. Le nouvel intérieur des Grizzlies est un pur basketteur qui va montrer qu’il peut avoir plus d’impact immédiat sur les résultats de son équipe que ses compagnons, même en étant moins athlétique.
Il ne sera pas forcément le meilleur scoreur. Juste le joueur le plus juste. Tout en ayant des grosses statistiques et en aidant Memphis à être moins ridicule que ce que l’on pourrait croire alors que beaucoup s’attendent (et pourraient être déçus) à des progressions significatives de Washington et Utah. Au-delà de ce trio, le seul autre candidat au ROY que je peux imaginer est Darius Acuff Jr, fort attaquant qui aura les clés du jeu des Kings. Je ne serai pas surpris si ces quatre-là squattent le premier cinq rookie des rookies en fin de saison.
6th Man : Reed Sheppard
On a déjà vu des éléments au cours de la saison écoulée. Les Rockets ont de toute façon vraiment besoin de Reed Sheppard. Il est l’un des rares joueurs capables d’amener de la gestion et de la création balle en main, en plus d’être l’un de leurs shooteurs les plus fiables. Il devrait avoir de grosses minutes, malgré le retour de Fred VanVleet. Limite, ce qui me fait le plus peur avec cette prédiction, c’est un éventuel passage dans le cinq majeur de Sheppard s’il évolue très rapidement ou si VanVleet est largué après une si longue absence.
MIP : Brandon Miller
Les Hornets ont été l’équipe surprise de la deuxième moitié de saison et ils seront attendus en 2027. Confirmer ne sera pas le plus simple. Mais Brandon Miller, qui a déjà montré de vrais progrès, devrait exploser progressivement comme première option à Charlotte. Potentiellement en tapant la barre des 25 points par match. Avec même, qui sait, une sélection possible au All-Star Game. Ce serait l’élément de bascule pour être élu MIP puisque l’on sait que les votants sont souvent influencés par les changements de statut.
COY : Darko Rajakovic
Les Raptors sont à un move de pouvoir viser le top-3 à l’Est à la semi-surprise générale. Erik Spoelstra, Mike Brown, Mitch Johnson, Chris Finch ou encore JJ Redick, la liste des favoris potentiels est super longue mais partons sur Darko Rajakovic.
Champions NBA : Oklahoma City Thunder
Ou les San Antonio Spurs. J’ai envie de dire les Spurs. Pas seulement parce que cette équipe des éperons a pris une petite place dans mon cœur. Ce groupe est jeune et je le vois bien revenir vraiment plus fort après l’échec en finales NBA. Victor Wembanyama et Stephon Castle vont encore progresser. Dylan Harper paraît prêt à passer un gros cap. Sa gestion est d’ailleurs l’une des questions qui entoure la prochaine saison à San Antonio. Sera-t-il titulaire ? Si oui, les Spurs vont-ils finir par bouger De’Aaron Fox avant l’été 2027 ? Pour l’instant, ce dernier aurait toujours la confiance du front office malgré la frustration d’Harper concernant son rôle de remplaçant. Ça peut faire dérayer une équipe, même dans une franchise aussi stable.
La longue saison disputée par la formation texane laissera peut-être des traces dans les organismes. Elle était plus ou moins au complet sur ces playoffs mais j’ai peur que ce ne soit pas forcément le cas l’an prochain. On a vu à quel point les équipes qui vont loin ont tendance à le payer par la suite. Du coup, je mise pour l’instant sur une revanche du Thunder, ne me laissant évidemment le droit de changer d’avis en fonction du recrutement des deux franchises.
Oklahoma City garde un Shai Gilgeous-Alexander qui est peut-être le meilleur joueur de la planète. Il aura envie de faire taire les critiques liées à ses prestations un peu en-deçà de ses standards sur les derniers playoffs tout en lâchant un beau doigt d’honneur à tous ceux qui ne le voient plus qu’au travers des fautes qu’il provoque. Chet Holmgren a aussi beaucoup à prouver. Jalen Williams sera peut-être enfin en bonne santé. Sur le papier, ce groupe reste absolument redoutable.
Finalistes : Boston Celtics
J’étais vraiment tenté de mettre le Heat. Même si l’effectif est incomplet, déséquilibré et probablement pas assez profond. Mais c’est l’Est ! Il suffit parfois d’être un peu plus que bon pour aller en finales à l’Est. Miami va gagner cette Conférence au moins une fois dans les trois prochaines années. Peut-être pas dès 2027. Du coup, je me rabat sur les Celtics. Yep, malgré Jaylen Brown ! Au moment où j’écris ces lignes, il est toujours à Boston. Jayson Tatum aussi. Joe Mazzulla aussi. Brad Stevens aussi. Je ne veux pas miser contre ces mecs-là. Brown dit que les rumeurs font de lui un monstre. Et bien je veux bien le croire. Cette take pourrait évidemment très mal vieillir. Mais pour l’instant, j’arrive à voir les Celtics aller en finales.

