Jalen Brunson : A+
Malgré la maladresse des deux premiers matches, malgré le fait qu’il a parfois été bien gêné par Stephon Castle, Dylan Harper et les autres arrières des Spurs, il nous semblait important de donner la meilleure note à Jalen Brunson. Parce qu’il a su prendre petit à petit le pas sur la défense très physique de San Antonio, parce qu’il a su monter en puissance et surtout parce qu’il a toujours répondu présent quand la situation l’exigeait. Clutch au Game 1. Clutch au Game 2. Clutch au Game 4. Légendaire au Game 5. Si les Knicks font autant de comebacks héroïques et historiques, c’est d’abord parce qu’ils sont menés par leur patron au cœur énorme. Le MVP des finales à l’unanimité.
Karl-Anthony Towns : B
Il est le joueur avec le plus gros +/- (+8,8), les deux équipes confondues, sur ces finales. Parce que Karl-Anthony Towns a fortement pesé sur ses passages sur le terrain. Le problème, c’est qu’il n’a pas été en mesure de l’être assez sur les deux derniers matches. Au final, New York s’en est quand même sorti. Mais ses fautes à répétition (il en a pris 6 samedi soir) auraient pu coûter chères. Mais KAT est un champion NBA et c’est l’aboutissement de son évolution, de sa maturité, de sa capacité à s’être adapté à de nouveaux rôles, à travailler ses lacunes et à s’affirmer comme une pièce maîtresse à New York.
OG Anunoby : A
21,2 points, 52% de réussite aux tirs dont un formidable 50% à trois-points. OG Anunoby a pratiqué le meilleur basket « two way » de sa carrière sur ces finales NBA. Il le fallait pour aider les Knicks à décrocher leur premier titre depuis 1973. Puis son Game 4 restera à jamais dans la légende. Avec deux actions décisives dans la dernière minute que les supporters new-yorkais n’oublieront jamais : ce contre sur De’Aaron Fox puis surtout cette claquette à une seconde du buzzer pour conclure le plus grand comeback de tous les temps en finales.
Mikal Bridges : C+
Sa disparition sur deux matches ont fait baisser sa note mais Mikal Bridges n’a en réalité pas été mauvais contre San Antonio. Brillant au Game 2. Précieux au Game 5. Bref, des performances inégales pour un joueur qui est finalement bien plus à l’aise en tant que quatrième option.
Josh Hart : B-
Son layup raté l’aurait hanté à vie si San Antonio était revenu à 2-2. Josh Hart s’est souvent foiré en attaque mais quel apport incroyable dans tous les autres secteurs du jeu, et notamment aux rebonds : 9,8 de moyenne sur l’ensemble de la série ! Il savait qu’il devait mettre ses tirs mais il n’a pas tout fait reposer là-dessus et s’est évertué de peser autant que possible en faisant toutes les tâches de l’ombre.
Le banc des Knicks : B
Plus la série avançait, moins on sentait les remplaçants new-yorkais sereins. Mais les moments décisifs de Landry Shamet, José Alvarado et Mitchell Robinson sur différentes périodes clés des finales ont fortement contribué au sacre.
New York au Nirvana : les Knicks sont champions NBA !
Victor Wembanyama : B-
Vu son caractère de compétiteur, il va sûrement mal dormir pendant quelques jours, voire quelques semaines ou quelques mois. Victor Wembanyama peut avoir des regrets, comme tous les Spurs. Ses lancers ratés ont fait mal. Ses longues minutes l’ont usé, tout comme le défi physique imposé par les Knicks. S’il a parfois été dominant, il n’a pas su le faire sur l’intégralité de la série, à l’inverse de Jalen Brunson. Un échec qui pourrait lui permettre de mesurer le chemin qu’il lui reste à parcourir.
Dylan Harper : A
Le meilleur joueur des Spurs sur ces finales. Le plus constant dans l’impact. Le meilleur aussi sur le Game 5 alors que San Antonio n’avait plus le droit à l’erreur. Il a raté deux tentatives et deux lancers dans le money time de cette rencontre mais Dylan Harper a prouvé qu’il était un futur grand. San Antonio aurait même pu arracher au moins un match de plus si Mitch Johnson avait osé lui donner les clés du camion plus tôt dans la série.
Stephon Castle : C
Bon en défense, clutch par moments mais dans l’ensemble quand même plutôt décevant. Il a manqué d’adresse, de jugeote aussi parfois. Bref, d’expérience. Lui aussi peut revenir plus fort, bien évidemment. Mais il y a encore pas mal de travail à réaliser sur le plan offensif pour vraiment se rapprocher du niveau All-Star avec lequel il a parfois flirté aussi bien en saison régulière qu’en playoffs.
Devin Vassell : B
L’un des rares Spurs fiable tout au long de la série. Adroit, qui met du rythme et qui joue juste dans l’ensemble, hormis quelques tirs précipités. Solide aux rebonds et en défense dans des registres que l’on ne connaissait pas. L’âme de ce groupe.
Julian Champagnie : C+
Du bon et du moins bon. Comme on peut s’en douter pour un joueur de devoir. Les Spurs chercheront peut-être un joueur plus fort que lui pour compléter leur cinq majeur mais il n’a pas à rougir de ses finales.
De’Aaron Fox : D
Aïe, aïe, aïe… une fin de finales terrible. Terrible. Sa deuxième mi-temps au Game 4 est catastrophique, surtout les deux dernières minutes du match avec cet enchaînement de pertes de balle et de mauvais choix. Il ne s’en est pas complètement remis malgré la confiance accordée par son coach. De’Aaron Fox est passé totalement au travers du Game 5 : 7 points à 3 sur 15. Peut-être qu’il était gêné par sa cheville. Peut-être aussi que la pression était trop forte pour lui. Il va être pointé du doigt et il doit s’y préparer mentalement.
Le banc des Spurs (hors Harper) : D+
Keldon Johnson s’est réveillé sur la fin mais il a déçu. Luke Kornet a fait ce qu’il a pu mais il était limité. Les autres n’ont quasiment pas joué.
